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Catherine Balet revisite les plus grands classiques de la photographie

Laura Bourdon 8 décembre 2016

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Dans les photographies de l’artiste franco-britannique Catherine Balet, un homme, toujours le même, prend la pose. Tous deux amoureux de photographie, ils réinterprètent quelques-uns des plus beaux chefs-d’œuvre de la discipline dans des clichés émouvants.

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Hommage à Robert Doisneau, Les Pains de Picasso, 1952 © Catherine Balet, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden shoes 

Ce projet émane tout d’abord d’une rencontre. C’était à Arles, pendant les célèbres Rencontres photographiques, en 2013. Là, la photographe découvre un homme, septuagénaire, dandy, vêtu d’une marinière et attablé devant des petits pains… Cet homme ressemble étonnamment à Pablo Picasso tandis que cette scène, précisément, rappelle à l’artiste la célèbre photographie de Doisneau « Les pains de Picasso » réalisée en 1952. Interpellée par cet instant, Catherine Balet décide de l’immortaliser. De là naîtra le début d’une longue histoire, une histoire d’amour pour la photographie, une histoire de deux passionnés qui pendant deux ans et demi travailleront à recréer, à rendre hommage à quelques-uns des plus grands photographes de notre temps.

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Hommage à Henri Cartier Bresson, Bruxelles, 1932 © Catherine Balet, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden shoes 

Catherine Balet choisit scrupuleusement 120 images afin de se les réapproprier. Elle décortique le cadre, la lumière, les angles de vue, la focale, tout autant que les costumes d’époque et l’énergie si particulière de chacun des clichés sélectionnés. « En travaillant sur ces ré-interprétations, nous avons essayé de nous rapprocher le plus possible de l’état d’esprit psychologique des modèles du tirage originale. L’expérimentation de la réalité des autres était intense, s’imprégnant de l’énergie de chaque image, parfois submergés par la mélancolie », raconte l’artiste.

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Hommage à Erwin Blumenfeld, Vogue, 1952 © Catherine Balet, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden shoes 

Pendant deux ans et demi, la photographe déguise, travestit, métamorphose son ami Ricardo, tous deux embarqués dans cette aventure passionnante à la conquête d’images iconiques, interrogeant l’image en tant qu’icône : pourquoi, comment une image devient-elle iconique aujourd’hui, à l’heure où nous sommes envahis par un flux numérique sans précédent ?

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Hommage à Man Ray, Noire et Blanche, 1926 © Catherine Balet, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden shoes 

Diplômée des Beaux-Arts de Paris, fascinée par la révolution numérique, cette question sous-tend l’ensemble du travail de Catherine Balet. Ayant d’abord manipulé les pinceaux, l’artiste s’inspire de la peinture classique dans « Strangers in the Light », se réappropriant notamment L’Olympia de Manet. Au cœur de ses compositions, elle incorpore des éléments liés au numérique, lesquels teintent ses œuvres d’une touche singulière, d’une lumière froide et bleutée.

Cette fois, Catherine Balet rend hommage aux maîtres de la photographie, se plongeant dans l’œuvre de Man Ray, de Diane Arbus, d’Henri Cartier Bresson, de Robert Mapplethorpe, de Robert Doisneau, de Martin Parr… chacun de ses précieux clichés mettant en scène un seul homme, sa « muse », un certain Ricardo…

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Hommage à Diane Arbus, A young Man in Curlers at Home on West 20th Street, NYC, 1966 © Catherine Balet, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden shoes 

Cet hommage prend ses racines dans une réflexion plus globale qui interroge la représentation de soi, la retranscription d’une réalité contemporaine à partir d’œuvres du passé mais aussi la mémoire. « Cela éveilla chez moi le désir de retrouver chez les Maîtres, l’essence de la photographie et ce qui faisait qu’une photo devenait iconique. Dans la profusion d’image et le flux permanent de l’ère numérique, comment les nouvelles images pourront-elles s’inscrire dans la mémoire collective ? », explique l’artiste.

Les travaux de Catherine Balet sont parus dans de nombreux magazines : Le Monde, The Guardian, L’Express, Numéro, Elle. L’ensemble de ses clichés est aujourd’hui rassemblé dans un livre, Looking for the Masters in Ricardo’s Golden Shoes, qui vient tout juste d’être publié chez Dewi Lewis Publishing.

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