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Helen Marten lauréate du prestigieux Turner Prize 2016

Laura Bourdon 7 décembre 2016

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Lundi 5 décembre, le Turner Prize dévoilait son heureuse lauréate 2016. Figure montante de l’art contemporain outre-manche, la jeune artiste londonienne Helen Marten remporte le prestigieux prix pour ses sculptures. Elle se voyait déjà récompensée le mois dernier par le Hepworth Prize for Sculpture.


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Helen Marten © Anthony Devlin / PA Wire

Véritable institution en Grande-Bretagne, le Turner Prize (dont le nom est directement inspiré du peintre William Turner), dévoilait lundi soir lors d’une cérémonie à la Tate Britain, le nom du lauréat 2016 parmi les quatre finalistes sélectionnés. Et c’est la jeune londonienne Helen Marten, âgée de 31 ans et récemment honorée par le Hepworth Prize for Sculpture, qui remporte le prix pour ses assemblages-sculptures. Réalisés à partir d’une profusion d’éléments hétéroclites (boules de cotons, peaux de serpents, coquillages, chaînes de bicyclettes, œufs…), ses sculptures s’appréhendent comme de véritables objets archéologiques.

Déjà très remarquée sur la scène internationale, l’artiste est saluée par le jury pour « sa contribution exceptionnelle au développement de l’art contemporain visuel ». « Ils ont admiré les qualités poétiques et énigmatiques de son travail qui reflètent les complexités et les défis d’être au monde aujourd’hui », précise Alex Fargharson, directeur de la Tate Britain qui héberge le prix Turner.

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Brood and Bitter, Helen Marten © Nils Jorgensen

Turner Prize

Créé en 1984, ce prix annuel jouit d’une excellente notoriété (très suivi en Grande-Bretagne mais aussi dans les circuits internationaux). Il récompense chaque année un artiste de la scène britannique âgé de moins de 50 ans. Le nom d’Helen Marten rejoint donc la longue liste de lauréats qui compte, entre autres, Richard Long (1989), Anish Kapoor (1991), Damien Hirst (1995) ou encore Steeve Mc Queen (1999).

Aussi réputé pour un certain anticonformisme, parfois controversé, le prix Turner ‘est beaucoup intéressé à l’art conceptuel, et les frontières entre les arts plastique et l’architecture. En 2015, c’est le collectif d’architectes Assemble qui était salué, pour son projet de réhabilitation d’anciennes maisons victoriennes à Liverpool.

Cette année, l’une des quatre finalistes Anthea Hamilton faisait déjà couler beaucoup d’encre avec sa proposition de deux sculptures : l’une en forme de postérieur, l’autre, composée d’une série de ceintures de chasteté métalliques pendues au plafond.

Une actualité internationale agitée

Quant à Helen Marten, elle explique que ce Prix « vous fait comprendre que le monde de l’art dans son ensemble fonctionne dans une bulle très hermétique de langage symbolique qui n’est pas nécessairement généreux pour un public plus large qui n’est pas initié à ce genre de langage ou d’information visuelle ». Confrontée au public lors de la Cérémonie de remise de Prix de ce lundi 5 décembre, dans un contexte marqué par une actualité internationale agitée (post Brexit et post élection de Donald Trump), l’artiste décrit la situation du monde « toujours plus précaire », et s’exprime contre la xénophobie et l’intolérance.

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Helen Marten © Juergen Teller

Ses propos ont été soutenus par le Directeur de la Tate Britain, qui ajoute : « A un moment où existent des craintes qu’en Grande-Bretagne nous ne devenions plus insulaires et plus centrés sur nous-mêmes en tant que nation, le prix Turner nous rappelle que l’art nous ouvre à de nouvelles idées ».

Après avoir remporté le Hepworth Prize for Sculpture et la dotation de 30 000 livres, Helen Marten reçoit pour le Turner Prize 25 000 livres (30 000 euros), tandis que les trois autres finalistes bénéficient chacun d’un montant de 5 000 livres (6 000 euros). Les quatre finalistes se voient exposés à la Tate Britain, une exposition ouverte au public jusqu’au 2 janvier.

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