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Le mythe Beethoven #2 : un dispositif musical exceptionnel à la Philharmonie

Jéremy Billault 6 décembre 2016

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La grande exposition de la Philharmonie consacrée à Ludwig van Beethoven par le prisme de la postérité utilise, on le comprend, un dispositif d’immersion très réussi : un casque, de la musique, beaucoup de musique, pour une exposition qui voit plus loin que l’horizon des arts visuels et qui, chose rare, parvient à exposer au musée la musique, la vraie. C’est le sujet du deuxième épisode de notre série autour du mythe Beethoven ! 

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 ® The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc-Adagp, Paris-2016-BD

Au fil des années, d’exposition en exposition, la Philharmonie s’impose comme un musée unique dans le paysage culturel parisien : outre les sujets de ses expositions souvent très originaux, elle est devenue un véritable lieu d’expérimentation muséologique. La faute à son principe même et à une contrainte qui sera avant tout une inspiration et un point de départ : comment exposer la musique ? Cette question se pose particulièrement dans les deux expositions actuelles de la Philharmonie. D’un côté MMM, collaboration entre Martin Parr, photographe, et Matthieu Chedid, musicien (qu’on a notamment évoquée ici). De l’autre une exposition consacrée à l’un des plus grands compositeurs de l’Histoire de la musique et à son influence sur son art dès sa disparition. Ce compositeur, c’est Ludwig van Beethoven.

Avec un sujet comme Beethoven, la Philharmonie aurait presque pu se permettre de n’évoquer qu’une image : celle d’un visage fermé, rugueux et charismatique au point de devenir une source d’inspiration intarissable pour des artistes de tous les domaines. Mais évidemment, elle ne s’est pas arrêtée là. Avant d’entrer dans l’exposition, chaque visiteur se voit remettre un audioguide qui n’en est pas vraiment un, ou plutôt qui est plus qu’un audioguide : un casque audio et une playlist longue comme le bras de morceaux de musique qui, plus que les composantes d’une atmosphère ou d’une bande, sont quasi-littéralement exposés dans les salles. Comme pour les œuvres d’art, les tableaux, les films, les sculptures, les publicités, Beethoven est musicalement présent partout sans l’être trop littéralement.

Pour éviter le côté « avec du Beethov’ en fond » (ou tout simplement pour coller à son sujet), la Philharmonie a misé sur l’éclectisme car, on s’en aperçoit véritablement sur place, Beethoven a inspiré tout le monde. La musique est exposée pour elle-même, pas à travers les objets qui la matérialisent, qui la concrétisent : les instruments, partitions et textes sont exposés en tant que tels, en tant qu’objets de l’exposition, comme la musique est proposée à chaque visiteur au fil des salles.

On croise donc Gustav Mahler, Léo Ferré, Pete Seeger, de la musique contemporaine expérimentale, de l’électro et même un peu de Metal (une reprisse massive de l’Ode à la joie par The CNK) dans un portrait de la musique de l’après-Beethoven qui, comme l’art en général, s’est beaucoup inspirée du personnage comme du musicien.

Ce que Kubrick avait puisé chez Beethoven, l’expo parvient à nous le retransmettre à merveille : le visage terrible du compositeur sur son masque mortuaire apparaît partout et surgit, au rythme de sa musique revisitée (par Walter/Wendy Carlos pour Orange Mécanique à entendre dans l’expo) pour atteler à un sujet absolument passionnant : la postérité d’un génie crucial, par tous les moyens et à toutes les époques qui ont suivi le jour de sa mort. Après une visite attentive, notre culture artistique et musicale sort très enrichie de la Philharmonie, abreuvée de contemplation, visuelle et auditive, fruit d’une scénographie extrêmement bien pensée, rythmée par des temps de pause, des salles très intenses et une technologie fascinante. L’audioguide fonctionne (littéralement aussi d’ailleurs), il est une expo dans l’expo, une partie non-négligeable de son propos scientifique : il ratisse large, divertit et offre aux oreilles un plaisir que seuls les yeux ont l’habitude de prendre au musée. A voir, à revoir… et à réécouter.

LUDWIG VAN, LE MYTHE BEETHOVEN

14/10/2016 > 29/01/2017

Philharmonie - Cité de la Musique / Musée de la musique

PARIS

« Beethoven », ces trois syllabes désignent bien plus qu’un objet d’étude historique ou musicologique ; elles cristallisent nombre d...

Exposition terminée
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