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La collection du roi Charles Ier exposée pour la première fois à Londres

Agathe Lautréamont 6 décembre 2016

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En 2018, la prestigieuse Royal Academy of Arts de Londres soufflera ses deux cent cinquante bougies ! Et à n’en point douter, un tel anniversaire mérite une fête digne de ce nom…  C’est ce qui semble en tout cas avoir été décidé par la célèbre institution britannique qui ne prévoit rien de moins qu’une exposition qui s’annonce déjà comme un « blockbuster ». Et cette exposition consisterait en la réunion, pour la première fois, des œuvres qui constituaient l’exceptionnelle collection de peinture du roi Charles Ier !

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Antoon van Dyck, Triple portrait du roi Charles Ier, 1635 © Wikimedia Commons

Dans toute l’histoire de l’Angleterre, on rencontre peu de grands souverains collectionneurs comme Charles Ier (qui régna de 1625 à 1649). Amoureux des Beaux-Arts, protecteur des artistes, mécène, curieux, il possédait un goût certain et savait dénicher des peintres hors-pair qu’il ajoutait à sa vaste collection personnelle. Malheureusement, il est également un des souverains les plus mal-aimés de l’histoire de l’île britannique, tant ses choix politiques ont été désastreux.

Son mariage avec une catholique, ses tentatives de dominer le Parlement et sa politique de taxation oppressante ont amené à sa chute et à son exécution publique en 1649. Après sa mort, la collection du roi fut vendue et dispersée à travers l’Europe.

Mais depuis quelques années maintenant, des historiens de l’art travaillent à un rêve : recomposer cette collection royale, qui compte entre autres chefs-d’œuvre des Titien et des van Dyck. Mais les chercheurs pensent toucher au but et avoir identifié les tableaux qui composaient cet ensemble. Reste maintenant à convaincre leurs possesseurs de les prêter, le temps d’une exposition…

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Antoon van Dyck, Portrait équestre du roi Charles Ier, 1638 © Wikimedia Commons

Une exposition dédiée à une collection royale semble logique pour une institution comme la Royal Academy of Arts bien sûr, mais quand on sait qu’en temps normal, le musée a pour principe de ne jamais emprunter d’œuvres, l’intention surprend brusquement. Or dans le cas précis de cet accrochage-événement, les prêts sont indispensables…

C’est pourquoi l’institution a fait appel à la Royal Collection (celle l’actuelle famille royale) pour l’aider à obtenir les prêts dont elle a besoin ; nous serons donc en 2018 face à un événement organisé en partenariat. L’accrochage aura d’ailleurs lieu dans les galeries de la Royal Collection, à Burlington House, du 27 janvier au 15 avril 2018.

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Hans Holbein le jeune, Noli me Tangere, 1528 © Wikimedia Commons

Ce sont les conservateurs Per Rumberg de la Royal Academy et Desmond Shawe-Taylor de la Royal Collection qui sont en charge de l’identification des pièces qui se trouvaient dans la collection de Charles Ier. Si l’on en croit les archives, la collection du souverain comptait pas moins de 1200 tableaux, dont presque deux cent ont été achetés par le propre fils du roi alors en place, le futur Charles II. Pour le moment, 120 œuvres ont été formellement identifiées, le reste demeure encore nimbé de mystère.

En effet, les descriptions livrées dans les archives sont partielles, ne donnent que peu de détails sur l’aspect de l’œuvre voire oublient de préciser le nom de l’artiste, ce qui rend leur identification d’autant plus problématique. Il est possible que certaines peintures aient été détruites au fil des siècles, mais les experts pensent tout de même que la majorité se trouve aujourd’hui dans diverses collections européennes.

Heureusement, une autre partie de l’ancienne collection du monarque se situe toujours sur le sol britannique et se trouve conservée dans la Royal Collection (Buckingham Palace, le château de Windsor, Hampton Court…).

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Andrea Mantegna, 9e tableau des Triomphes de César, vers 1486 © Wikimedia Commons

Parmi les œuvres se trouve le très célèbre Triple portrait de Charles Ier réalisé par Van Dyck en 1635, ainsi que le Noli me Tangere de Holbein (1528) ou encore un Autoportrait de Rubens, exécuté en 1623. Les négociations sont toujours en cours pour obtenir le prêt des Triomphes de César par Mantegna, ce qui serait un coup de maître quand on connaît la taille et la fragilité des pièces, réalisées à la fin du XVe siècle.

De nombreuses institutions européennes vont également être mises à contribution, à l’image du Musée du Louvre, qui possède à lui seul pas moins de vingt peintures qui comptaient parmi la collection du souverain déchu. Le Mobilier National possède de son côté un carton de tapisserie dessiné par Raphaël, représentant Saint Pierre et Saint Paul. De même pour le Musée du Prado, à Madrid, qui en abrite une quinzaine.

On l’a compris, l’événement est d’ampleur par son ambition, par son nombre d’œuvres, mais également par le vaste travail en amont que l’organisation d’un tel événement implique. À l’heure actuelle, il est impossible de dire si la Royal Academy parviendra à obtenir tous les prêts demandés… Mais on croise les doigts pour elle !

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