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Le premier musée dédié à Hokusai vient d’ouvrir ses portes au Japon

Agathe Lautréamont 23 novembre 2016

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C’est un vide de longue date qui vient d’être comblé hier. Dans le voisinage de la mégalopole japonaise Tokyo, le Musée Hokusai a été inauguré mardi 22 novembre, après une grande cérémonie. C’est donc la première fois que l’archipel nippon consacre un musée à un de ses plus grands artistes, connu dans le monde entier pour la finesse de ses estampes et pour la poésie de son univers. Le lieu n’a pas été choisi au hasard : c’est à Sumida (du nom de la rivière qui coulait à cet endroit du temps où la ville s’appelait encore Edo) que naquit Katsushika Hokusai et où il passa la majeure partie de sa vie…

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Katsushika Hokusai, La grande vague de Kanagawa, 1831 © Wikimedia Commons

Le mardi 22 novembre 2016 est un jour à marquer d’une pierre blanche dans la vie culturelle japonaise. Un musée flambant neuf, dessiné par l’architecte japonais et lauréat du Prix Pritzker Kazuyo Sejima, a été inauguré en grande pompe et pour cause : c’est là le premier musée japonais intégralement consacré au maître de l’estampe japonaise Katsushika Hokusai (1760-1849).

Un écrin à la ligne indéniablement moderne, donc, pour les estampes, dessins et autres gravures de ce grand maître de l’âge d’or artistique japonais. Les œuvres de Hokusai seront donc le cœur des collections permanentes, mais seront également présentées dans le cadre d’expositions temporaires, qui croiseront les regards de Hokusai et ceux d’autres artistes, japonais ou non.

Pièce centrale du fonds permanent vers laquelle tous les regards seront tournés : un rouleau de près de sept mètres de long baptisé « Sumidagawa Ryogan Keshiki Zukan » (que l’on pourrait traduire par « Panorama et scènes se jouant sur les deux rives de la rivière Sumida ») qui a été récemment retrouvé alors qu’on le croyait définitivement perdu depuis environ un siècle.

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Katsushika Hokusai, Sumidagawa Ryogan Keshiki Zukan (détail), 1805 © Sumida Hokusai Museum

Le musée, dont les façades extérieures affichent un aspect lisse et brillant avec ses couleurs argentées, a été dessiné par l’architecte japonais Kazuyo Seijma, lauréat du prestigieux prix d’architecture Pritzker. Initialement, l’idée de dédier un musée à Hokusai avait été lancée en 1989 et le terrain pour le bâtir, acheté en 1993. Malheureusement, entre temps, le projet avait été gelé du fait du manque de moyen de cette banlieue de la capitale Tokyo.

L’ensemble de la structure se découpe en cinq bâtiments distincts qui semblent s’appuyer les uns contre les autres pour soutenir leur propre poids, tandis que les plaques d’aluminium qui le recouvrent jouent avec la lumière et reflètent les couleurs du voisinage.

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Le musée Hokusai © Sumida Hokusai Museum

En plus des vastes salles d’exposition, le musée compte une librairie dédiée à l’art japonais ainsi qu’un amphithéâtre appelé à accueillir des conférences sur l’Histoire de l’art et l’actualité des musées japonais. Mais pas que !

Afin de permettre au public une immersion encore plus intense dans le processus créatif du plus célèbre des graveurs japonais, le musée sera agrémenté d’une salle spéciale, dans laquelle a été recréé… l’atelier de Hokusai ! Table de travail, calame, encres et des portraits de  Hokusai et de sa fille Oei, qui assista le grand maître dans ses ultimes travaux à la fin de sa vie.

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Le musée a accueilli ses premiers visiteurs dès son inauguration © Sumida Hokusai Museum

Ce sont donc pas moins de mille huit cents œuvres qui seront désormais accrochées aux cimaises du Musée Hokusai de Sumida, dont une large partie provient en vérité de la collection personnelle de l’américain Peter Morse (1935-1993), un amoureux d’arts asiatiques et en particulier des estampes d’Hokusai.

À sa mort, la famille du collectionneur avait vendu ses six cents pièces au Japon pour la somme dérisoire d’1.3 millions d’euros, dans l’idée de les voir un jour exposées dans une institution qui serait totalement dédiée au travail de ce maître du dessin nippon. Le fils du collectionneur, Daniel Morse, était présent mardi 22 novembre à la cérémonie d’inauguration du musée.

En guise d’exposition inauguratrice, les visiteurs peuvent découvrir l’événement « Hokusai no kikan », ou « Le retour de Hokusai », un accrochage qui compte en tout cent vingt œuvres du maître et de ses suiveurs et qui restera ouvert jusqu’au 5 janvier 2017.

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