Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 DAVID HOCKNEY

21/06/2017 > 23/10/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 LE PAYSAGE JAPONAIS

21/06/2017 > 02/10/2017

Musée Guimet - PARIS
expo_cercle_3 LEE UNGNO, L'HOMME DES FOULES

09/06/2017 > 19/11/2017

Musée Cernuschi - PARIS
expo_cercle_4 I DID IT MY WAY

23/06/2017 > 17/09/2017

La maison rouge - PARIS
expo_cercle_5 MONTMARTRE, DÉCOR DE CINÉMA

04/04/2017 > 15/01/2018

Musée de Montmartre - PARIS

LA NEWSLETTER

A-t-on retrouvé le tombeau d’Attila au Kazakhstan ?

Agathe Lautréamont 18 novembre 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Là où les troupes d’Attila passaient, même l’herbe ne repoussait pas, si l’on en croit la légende… En tout cas, ce n’est pas l’absence de végétation bien fraîche qui a mis la puce à l’oreille  d’une équipe d’archéologues, mais bien des années de recherches… Et cette enquête de longue-haleine a mené les scientifiques à avoir de fortes suspicions sur les restes d’un monument funéraire perdu en plein cœur du Kazakhstan. Serait-on là face au tombeau du célèbre chef de guerre, roi des Huns ?

28dc78a56f_98750_super-stonehenge-altynkazgan-1-details

© Live Science.com

Aujourd’hui encore, si le personnage historique d’Attila (vers 395 – 453) fascine l’imaginaire, mais c’est pourtant un homme mal connu qui, au Ve siècle de notre ère, est parvenu à malmener l’Empire romain déclinant avec ses hordes de cavaliers. Mais qui était-il véritablement ? Si l’on connaît avec certitude la date de sa mort, en 453, le fait est qu’un mystère des plus épais entours le début de sa vie, mais également… l’emplacement de son tombeau !

Les sources de l’époque précisent que le corps du souverain des Huns a été inhumé dans un triple cercueil fait d’or, d’argent et de fer, force est de constater que l’emplacement du tombeau demeure un mystère. Les ouvriers en charge de l’érection du monument funéraire ont en effet été exécutés à l’issue des travaux, de sorte à ce qu’ils ne révèlent jamais l’emplacement de la dernière demeure du roi dont le règne a été fortement marqué par les confrontations nombreuses et violentes avec l’Empire romain sur le déclin.

massive-stone-complex-2

© Live Science.com

Cependant, le mystère pourrait être enfin élucidé, en tout cas si on en croit les récentes affirmations d’une équipe d’archéologues russes, dirigée par le chercheur Evgeny Bogdanov. Issu de l’Académie des Sciences russes, cela fait quelques jours maintenant que le chercheur se livre à des fouilles sur les rives de la mer Caspienne, au Kazakhstan.

À cet endroit s’élèvent en effet les restes d’un gigantesque complexe funéraire, dont la datation a permis de révéler qu’il aurait été construit au Ve siècle ; une période donc, qui colle avec celle du décès d’Attila, roi des Huns.

selle-2

© Live Science.com

Le site, nommé Altÿnkazgan, a été découvert tout récemment dans ce grand pays, au sud de la Russie. Si pour le moment, aucune inscription ou artefact permet de relier précisément le monument au personnage historique d’Attila. Pourtant, les dimensions absolument phénoménales de l’édifice (il s’étire sur 120 hectares, comporte plusieurs structures de pierre, dont la plus vaste mesure 40 mètres sur 25) tendent à laisser penser que ce monument a été érigé pour un personnage exceptionnel.

Les blocs de pierre ont été plantés dans le sol à la verticale, à la manière des monolithes du site de Stonehenge, au Royaume-Uni. Sur leurs surfaces, les roches ont été gravées d’armes et de figures animalières. Un squelette a également été mis au jour, mais il est encore trop tôt pour découvrir son identité, les analyses étant encore à réaliser et celles-ci demandent du temps. Enfin, d’imposantes plaques d’argent qui servaient à orner une selle de cheval, décorée d’ours, de félidés et de cerfs a été retrouvée durant les fouilles.

selle

© Live Science.com

La construction est-elle de la main du peuple Hun ? Les chercheurs ont envie d’y croire. Les clôtures en pierre, les gravures sur les plaques d’argent de la selle indiquent des styles et des traditions de peuples nomades, à une époque correspondant à l’essor des Huns sous la coupe d’Attila. Que ce site funéraire soit bien celui du célèbre roi des Huns ou non, il ne fait guère de doute que cette sépulture devait accueillir la dépouille d’un grand chef.

Mais un autre chercheur, Iaroslav Lebedynsky, émet quelques réserves face à l’enthousiasme d’Evgeny Bogdanov. Pour lui, la sépulture d’Attila ne sera probablement jamais retrouvée, du fait des pratiques funéraires bien spécifiques des Huns. Ceux-ci dissimulaient leurs tombeaux et enterraient parfois le mobilier destiné au défunt à un endroit différent du tombeau principal.

De plus, cet enseignant à l’INALCO souligne que les plaques d’argent gravé correspondraient plus à une tradition du peuple Türk des VIIe et VIIIe siècles, et non aux Huns. Il est donc encore trop tôt pour se prononcer, mais rien n’empêche de rêver un peu à une formidable découverte…

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE