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Le goût de la parure, selon l’Impératrice Eugénie

Agathe Lautréamont 14 novembre 2016

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Jusqu’au 15 janvier 2017, le Centre des Monuments Nationaux et le Château de Versailles unissent leurs forces pour proposer probablement une des plus intéressantes expositions de cette fin d’année 2016. Avec Le Goût de la Parure, le Château d’Angers offre aux visiteurs un voyage dans le temps, qui s’écoule du XVIIe au XIXe siècle ; mais pas n’importe quel voyage : celui-ci est en effet dédié à la mode. Ou, pour être tout à fait précis, à la parure. Perles, bijoux, joyaux, couronnes et émaux brillent de mille feux et illustrent un goût à la française unique. Illustration avec un portrait de l’Impératrice Eugénie…

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Édouard Dubufe, Eugénie de Montijo, 1854 © Château de Versailles

C’est avec cette œuvre délicate que se clôt le parcours de l’exposition Le Goût de la Parure présenté au Château d’Angers. Un choix étonnant, quand on se remémore les portraits présentés en début d’exposition qui, de leur côté, faisaient la part belle aux exquises parures, aux bijoux brillant de mille feux, aux pierres précieuses de la taille d’une mandarine. Mais tout l’intérêt est justement là : dévoiler l’évolution du goût français, de la mode, des changements dans l’image que les familles régnantes choisissent d’offrir au petit peuple.

Remémorons-nous un instant un des tableaux accrochés en début de parcours, au sein de l’étape dédiée au XVIIe siècle : le portrait d’Henriette-Anne d’Angleterre, duchesse d’Orléans, dite Madame. L’œuvre est mystérieuse, puisque nous n’en connaissons ni l’auteur, ni la date de réalisation. Cependant, par la façon dont elle représente la jeune femme posant avec un petit chien entre les mains, symbole de fidélité, on prend toute la mesure de l’évolution de la parure dans la mode française.

Henriette d’Angleterre apparaît apprêtée dans de somptueux atours : des boucles d’oreille brillent à son visage, son cou est orné d’une rivière de perles blanches de belle taille, et que dire du corset de sa robe, dont le plastron est orné de pierreries brodées directement dans le tissu. L’argent, les joyaux, les perles rivalisent d’éclat dans ce tableau destiné à vanter le sang doublement royal de la jeune femme (Stuart par son père et Bourbon par sa mère).

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Anonyme, Henriette-Anne d’Angleterre, duchesse d’Orléans, dite Madame, XVIIe siècle © RMN – GP

Or, lorsque l’on compare les deux tableaux, rien de commun entre les toilettes des deux grandes dames. L’épouse de l’empereur Napoléon III, Eugénie de Montijo, fait montre au contraire d’une étonnante sobriété dans sa parure. Le portrait est une œuvre officielle, exécutée par le peintre Édouard Dubufe en 1854.

Les épaules dénudées, légèrement tombantes, celle qui était considérée comme une des plus belles femmes de son temps prend la pose dans une robe de bal faite de soie blanche, dont la couleur pure est rehaussée par des rubans et des fils d’or ; ces couleurs pâles tendant à révéler le teint éclatant et sans défaut de la jeune Impératrice. Mais le faste s’arrête probablement à ces quelques éléments. Car si l’on scrute le portrait d’un œil quelque peu plus attentif, on réalise qu’Eugénie ne porte que bien peu de bijoux.

À son cou brille un collier de perle constitué d’un seul rang, et son poignet rond est paré d’un bracelet également composé de perles agrémentées d’un saphir bleu serti de diamants. C’est tout. Bien sûr, nombre diront que la parure est déjà conséquente, mais encore une fois lorsque mise en parallèle avec ce qu’on a pu admirer tout au long de l’exposition du Château d’Angers, le contraste demeure saisissant ! Tout au plus, des fleurs véritables viennent agrémenter le délicate corsage de l’impératrice, dans un clin d’œil au goût de Marie-Antoinette.

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Franz Xaver Winterhalter, L’impératrice Eugénie et ses dames d’honneur, 1855 © RMN Grand Palais

Observez le cordon bleu qui entoure le buste de l’Impératrice. Cette coquetterie s’avère être l’ordre espagnol de Marie-Louise, épouse du roi Charles IV, un ordre fondé en 1792 afin de récompenser les dames de nobles familles qui se sont distinguées de leur vivant par leurs services et surtout, leurs vertus.

Ce n’est donc pas un hasard si Eugénie de Montijo a choisi d’être immortalisée le corps ceint de cette ceinture : porter cet ordre est une manière de prouver qu’elle est une dame d’une qualité irréprochable. Mais ce n’est là qu’un petit échantillon des belles surprises qui vous attendent dans toute l’exposition Le Goût de la Parure. Direction le Château d’Angers pour découvrir le reste !

LE GOÛT DE LA PARURE

15/10/2016 > 15/01/2017

Château d'Angers

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Exposition terminée
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