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Le 14 novembre 1840, naissait Claude Monet

Agathe Lautréamont 10 novembre 2016

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Au Panthéon des grands artistes les plus célèbres de par le monde, on rencontre forcément Claude Monet. Figure de proue du mouvement impressionniste, passé à la postérité pour ses toiles où dansent dans une grande harmonie de formes et couleurs, le peintre est unanimement salué pour son regard novateur, sa quête incessante de lumière et de renouveau de la pratique picturale. En ce 14 novembre 2016, souvenons-nous de Monet né il y a précisément cent soixante-seize ans. Mais attardons-nous également sur une de ses œuvres les plus connues : une des indénombrables toiles faisant partie de sa célèbre série Les Nymphéas

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Claude Monet, Pont au-dessus d’un bassin de nymphéas, 1899 © Met, New York

C’est une série de peintures qui occupa les vingt-cinq dernières années de sa vie. En 1883, Claude Monet emménage avec toute sa famille dans ce qui allait devenir sa dernière demeure, mais aussi aujourd’hui un lieu couru par des centaines de milliers de touristes chaque année, désireux de s’imprégner de l’atmosphère de la demeure calme et bucolique de l’artiste.

C’est en effet dans ce jardin que Claude Monet puisa la majeure partie de son inspiration, créant par ses talents de jardinier un havre de paix et de couleurs, où d’indénombrables variétés de fleurs et autres plantes éclosent tout au long de l’année et proposent à l’artiste un spectacle indéfiniment renouvelé. Il tourne alors ses pinceaux vers la nature contrôlée, celle qu’il peut modeler comme il l’entend afin d’obtenir le tableau qu’il imaginait. Son jardin, son étang où se déploient des nymphéas, son pont japonais.

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Claude Monet, Nymphéas, 1906 © Institut d’art de Chicago

Mais lorsque Claude Monet se lance dans la réalisation de cette série dédiée à ce qu’on appelle aujourd’hui le « jardin d’eau » (il réalisa en tout et pour tout 250 peintures sur le sujet), ce n’est pas la première fois que le maître avait expérimenté ce mode opératoire. Par le passé, il avait appliqué le principe de la série à la Vallée de la Creuse, aux meules de foin, à la cathédrale de Rouen ou encore à la gare parisienne de Saint-Lazare.

Mais c’est véritablement l’observation de son jardin d’eau, redécouvert inlassablement grâce aux variations de lumière et aux changements de saison, que Monet créa le pilier de son œuvre picturale, celle qui allait devenir ce pour quoi il est célèbre à travers le monde aujourd’hui et qui allait entériner définitivement sa notoriété.

En 1900 déjà, une dizaine de versions du Bassin aux Nymphéas est présentée au sein de la galerie de Paul Durand-Ruel, avant de voyager par-delà l’Atlantique, à New York, où les toiles sont chaleureusement accueillies. De part et d’autres de l’océan, les critiques sont unanimes et saluent avec ferveur le talent flamboyant du peintre.

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Claude Monet, Nymphéas, 1907 ©  Bridgestone Museum of Art, Tokyo

Prenant conscience du potentiel esthétique offert par l’espace aquatique de son jardin, Monet décida de faire agrandir le bassin sur sa propriété en 1901. Pour ce faire, il acquit une prairie de l’autre côté du cours d’eau traversant Giverny et crée donc tout un réseau de petits canaux qui allaient désormais irriguer la partie basse de son jardin. Jusqu’à sa mort, survenue en 1926, Claude Monet partagea son temps entre la peinture en plein air, confortablement installé dans son jardin de Normandie et son atelier, où il travaillait à des toiles de dimensions plus ambitieuses.

Au fil des années, c’est non sans plaisir que l’amateur d’art peut détailler sur les toiles de l’impressionniste l’évolution du jardin, des saisons, de sa pratique artistique, mais également de la maladie du peintre (Monet souffrit de la cataracte durant les dernières années de son existence). Mais son inspiration semblait ne jamais devoir se tarir. Les toiles de dimension modeste succèdent à des panneaux larges de plusieurs mètres. Le format carré précède l’ovale, puis cède sa place au rectangulaire…

Dès 1905, Monet abandonne également tout repère de limite à l’étang et fait fi de la perspective. Il centre ses compositions sur une parcelle du bassin, se concentre sur un reflet du pont japonais, attache son regard sur un groupe de nénuphars… Ce qu’il cherche, c’est saisir les éclats d’un rayon de soleil dans l’eau peu profonde, le reflet d’une branche d’arbre en plein mois d’automne, les formes rondes et pleines des nymphéas éclos…

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Claude Monet, Nymphéas, 1915 © Musée Marmottan-Monet

Aujourd’hui, les quelque 250 toiles exécutées sur ce thème sont dispersées sur la surface du globe. En France, on peut admirer les Nymphéas du côté du Musée de l’Orangerie, au Musée Marmottan-Monet ou encore au Musée d’Orsay. Du côté de l’international, on rencontre les toiles de Claude Monet à Los Angeles, à Moscou, à Tokyo ou encore à Canberra.

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