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David Evrard présente I Like it Raw, Arnaud Deschin, galerie

Laura Bourdon 28 octobre 2016

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« Que font les artistes à la littérature, et vice versa ? Il semble qu’il n’y ait pas de véritable réponse à cette question, mais qu’elle procède plutôt d’un magnétisme réciproque. » L’art de David Evrard en est la preuve tangible. Pour l’artiste belge, l’art et la littérature se confondent, son œuvre plastique renvoie au récit, aux notes, aux images, à Cormac Mc Carthy, aux poèmes de Ginsberg, aux romans de Burroughs, à la beat generation, mais surtout au récit de sa propre vie.

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A quinze ans à peine, David Evrard expose dans les cafés de Liège. Puis il part à l’aventure dans un terrain vierge des Pyrénées pour un projet un peu fou qu’il intitule Building Underwood (réalisé avec Simona Denicolai et Ivo Provoost)… La suite ? Des rencontres, et un premier solo-show au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Autodidacte, David Evrard est curieux, s’intéresse à tout, boulimique de mots, d’histoires, de cinéma, de musique et de littérature, il se dirige naturellement vers le texte et lance le magazine Joe Dalton, à la croisée du fanzine et de la revue.

Spirit of Ecstasy

Son implication au sein de Komplot, collectif de curateurs bruxellois, marque un tournant important dans sa vie. C’est le début d’une forme d’écriture nouvelle, celle de son roman Spirit of Ecstasy ; l’histoire de dix jeunes artistes dont il nous livre un récit rocambolesque, comme un long trip sous acide où se mélangent les lieux, les époques, les personnages, les choses rêvées et les choses vécues. « Une sorte d’épopée onirico trash dans les méandres de la création contemporaine », suivant une courbe Shakespearienne conviant les protagonistes à l’ascendance, au climax… la chute et la mort. Il poursuit sa pratique littéraire dans un second roman commandé par la marque Rivieras, et l’écriture de chroniques dans un journal féministe liégeois.

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Spirit of Ecstasy cover © David Evrard, Les Presses du Réel

« Avec David Evrard, une nouvelle étape en forme de boucle est franchie : l’artiste devient écrivain, puis dans un second temps, le peintre ou le sculpteur de ses propres œuvres littéraires. », Patrice Joly, curateur de l’exposition.

Serial collectionneur

Méthodiquement, David Evrard collecte, compile, accumule les notes et les images comme s’il matérialisait chacun des événements de sa vie. Il les réintroduit ensuite dans ses compositions picturales. En découle un récit presque historique, qui n’est pas seulement son récit, mais ne peut être que dépendant de sa propre histoire. L’œuvre et le document se rencontrent et s’associent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de distinction entre les deux.

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Julia, 2016, photographie couleur © Courtesy de l’artiste et Arnaud Deschin, galerie, Paris

« Comme si c’était une forme rêvée, mais sans aucune illusion », David Evrard prolonge ses récits dans ses peintures. Il travaille l’imagerie poétique et la part de rêve, attise la subjectivité du spectateur invité à s’échapper dans une fugue lointaine et fantasmée. Le tout, en maintenant un rapport formel à l’image, esthétique et pure.

I Like it Raw, un paysage onirique aux multiples lectures

I Like it Raw s’écrit comme une longue phrase musicale. Elle use de tous les matériaux possibles, superpose dans un jeu de collage des éléments hétéroclites qu’il taille, découpe et cisèle à souhait. Une œuvre protéiforme se déploie sous nos yeux comme un paysage singulier, une phrase poétique aux multiples lectures.

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Pizza, 2016, photographie couleur © Courtesy de l’artiste et Arnaud Deschin, galerie, Paris

Un photomontage associe la photographie d’un écrivain hollandais, à la posture typique d’un homme d’état des années 80 (regard franc, bouche pincée, pose de deux tiers), auquel il suspend un manteau de fourrure violet ; un dessin de Van Gogh au fusain, des photographies d’archives familiales, des esquisses et des plexis recouvrent une toile achetée chez Ikea, montrant deux crabes qui se suivent comme si l’image se répétait.

La sculpture Misssouri, que l’artiste réalise en collaboration avec différents enseignants, curateurs et étudiants dans le cadre de sa fonction professorale à l’ERG (Ecole de Recherche graphique, Bruxelles), rappelle l’œuvre éponyme de l’écrivain et géographe Elisée Reclus, confondant dans ses écrits, descriptions des paysages et comportements sociaux.

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David Evrard, Van Gogh Crabes, 2016, Vue de l’exposition, Arnaud Deschin, galerie © Colline Bouchara

« Entre Joyce et Burroughs, Evrard livre une lecture du monde décousue, impossible, saccadée et déroutante, mais terriblement subjective, qui tente de capter sa complexité en usant des figures de réthorique (…) mêlant l’anecdote mondaine à l’autofiction, en superposant, en bon « palimpsetiste », les dernières technologies aux matériaux archaïques, la grande histoire de l’art à l’héroïsme du quotidien… » (Extrait du texte de Patrice Joly). On consomme l’expo comme un flow d’ODB dont David Evrard aime se réclamer.


Baby I Like it Raw, Ol’ Dirty Bastard 

I Like it Raw, visible jusqu’au 26 novembre 2016, Arnaud Deschin, galerie, 18 rue des Cascades 75020 PARIS

I LIKE IT RAW

21/10/2016 > 26/11/2016

Arnaud Deschin, galerie

PARIS

Réécrire dit-il… Que peut-on attendre d’un artiste qui a des velléités d’écriture ? On sait pertinemment que l’une n’est p...

Exposition terminée
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