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Alfred Sisley, pour l’amour de la Seine

Agathe Lautréamont 28 octobre 2016

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Le 30 octobre 1839, à Paris, naissait le peintre et graveur Alfred Sisley. Élève de Charles Gleyre, cet artiste d’origine anglaise est aujourd’hui unanimement considéré comme un membre absolument flamboyant du mouvement Impressionniste. Inspiré par les paysages contrastés, où le ciel rivalisait avec l’eau, mais également influencé par la découverte européenne des estampes japonaises, Sisley laisse à sa disparition une œuvre foisonnante, aux couleurs riches et réjouissantes. À l’occasion de l’anniversaire de naissance de l’artiste, attardons-nous sur quelques-unes de ses œuvres célèbres…

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Alfred Sisley, La Seine à Bougival, en hiver, 1872 © Wikimedia Commons

En mettant le nez dans un catalogue de l’œuvre peinte d’Alfred Sisley, on ne peut qu’être frappé par le très grand nombre de toiles représentant un seul et même fleuve : la Seine. Tantôt, son cours est calme et le reflet du paysage à sa surface crée une symétrie magique. Tantôt, l’eau se fait furieuse, coule avec force et les touches de lumière blanche éclatent à sa surface comme sur la toile du peintre Impressionniste.

Sisley a peint le fleuve par tous les temps, de toutes les saisons, depuis tous les points de vue ; comme si son eau exerçait sur son œil une fascination sans limite. De tous les membres de l’école Impressionniste, c’est bien lui qui séjourna le plus longtemps au cœur des boucles de la Seine et qui réalisa donc le plus grand nombre de tableaux en hommage à ce magnifique fleuve.

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Alfred Sisley, L’île de la Grande Jatte, 1872 © Wikimedia Commons

Alors adolescent, Alfred Sisley ne rêvait que de devenir artiste, là où ses parents le destinaient pourtant à une carrière bien différente. Lors de ses voyages à Londres, le jeune homme passait le plus clair de son temps à admirer les œuvres d’artistes comme John Constable ou J.M.W. Turner. Les deux peintres britanniques, réunis par leur goût du paysage et leur approche originale de la couleur, ont eu une influence décisive sur le style de Sisley, sans parler du fait que Turner est aujourd’hui considéré comme le précurseur des Impressionnistes, grâce à ces touches vaporeuses, abstraites, qui donnent la part belle à l’imaginaire et à l’interprétation davantage qu’à la fidélité envers la scène admirée puis reproduite.

Alors jeune adulte, c’est sans hésitation aucune qu’Alfred Sisley entra dans l’atelier du peintre Charles Gleyre (qui a récemment été mis en lumière par une belle exposition au Musée d’Orsay). Là, il s’initia à la pratique du dessin et eut l’occasion de rencontrer Auguste Renoir, Frédéric Bazille ou encore Claude Monet.

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Alfred Sisley, Un pont à Villeneuve la Garenne, 1872 © Wikimedia Commons

Au cours de sa carrière, Alfred Sisley arpenta nombre de paysages français, avec cependant, une prédilection de plus en plus marquée au fil du temps pour l’Île-de-France ; un choix qui se trouvera également confirmé par les tragiques événements historiques. La France fut défaite par la Prusse en 1870, aussi les abords de l’ouest parisien ont-ils grandement souffert des conséquences de la guerre.

Le peintre, désireux de s’éloigner du tumulte des conflits, poussa toujours plus loin vers l’ouest. Il posa ses chevalets du côté de Louveciennes, Saint Germain en Laye, Marly le Roi, Bougival ou encore le Port Marly… Là, dans ces campagnes calmes bercées par le cours tranquille du fleuve, les horreurs de la guerre ne semblaient pas avoir de prise ; tout y demeurait tranquille et Sisley trouva dans les Yvelines la sérénité dont il avait besoin pour travailler.

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Alfred Sisley, La Seine à Argenteuil, 1872 © Wikimedia Commons

Rien ne le fascinait plus que les reflets changeants de la lumière de cette région tranquille, une lumière qu’il n’était pas parvenu à trouver du côté de Barbizon, au début de sa carrière. Là, face aux espaces boisés, aux méandres creusés par le fleuve, aux vastes étendues de plaines et de champs, Sisley chercha à capturer par des touches délicates et bigarrées la variation du vent, le passage d’un nuage, un changement de couleur du ciel sur la surface de la Seine.

Le fleuve le fascinait et inlassablement, il le représenta, tenta de saisir ses mystères et de produire la toile qui serait la plus fidèle possible à toutes ces variations. Sensible au passage des saisons, Sisley peignit aussi bien les champs en fleurs du printemps que les rives de la Seine enneigées en plein cœur de l’hiver, prouvant par sa quantité phénoménale de tableaux que le visage de la Seine, toujours était changeant.

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