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Le Prix de Photographie Académie des beaux-arts 2016 est attribué à Bruno Fert

Agathe Lautréamont 26 octobre 2016

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Si vous êtiez du côté du Quai Conti le 26 octobre dernier, vous n’avez pas pu manquer les grandes affiches sur la façade de l’institut de France, annonçant le nouvel événement photographique de la capitale. C’est en effet à cette date que le prix Marc Ladreit de Lacharrière – Académie des Beaux-Arts a été décerné. Après avoir couronné le travail contemplatif, zen et éthéré de l’artiste-vagabond Klavdij Sluban, le jury réuni cette année a décidé d’entreprendre un virage à 180° pour cette fois, mettre en avant un photographe dont les préoccupations sont bien ancrées dans notre actualité : Bruno Fert.

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Bruno Fert, Cabane d’Althaher. Calais, France, 2016

Intimités temporaires. C’est grâce ce projet au titre antithétique que le photographe Bruno Fert s’est vu décerner le prix 2016 Marc Ladreit de Lacharrière – Académie des Beaux-Arts. Pourtant, il y avait de sérieux concurrents face à lui. Laura Bonnefous, dont les images épurées hésitent entre pratique de la photographie et son intérêt pour le design. Et Julien Goldstein, qui explorait l’architecture italienne.

Face à ces inspirations hétéroclites, le jury du prix 2016, composé entre autres de Yann Arthus-Bertrand, Jean-Jacques Annaud, Patrick de Carolis ou encore Élise Longuet ont pourtant opté pour un sujet d’actualité, traité maintes et maintes fois par tous les supports médiatiques et qui ne cesse de faire les gros titres depuis plus de trois ans maintenant : la crise migratoire en Europe.

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Bruno Fert, Cabane de Fares. Grande-Synthe, France, 2016

Appareil photo autour du cou, Bruno Fert a décidé de faire comme nombre de ses collègues photographes, reporters et autres journalistes : aller à la rencontre des migrants qui, pour des raisons économiques ou humanitaires, fuient le nord de l’Afrique et le Moyen-Orient dans l’espoir d’une vie meilleure sur le continent européen.

Ou plutôt, Fert a braqué son objectif non sur les hommes, femmes et enfants qui quittent leur pays d’origine, mais sur un élément bien particulier de cette vague migratoire : les abris dans lesquels les migrants vivent. Tentes, bungalow installé par des humanitaires, cabanes sommaires, bidonvilles…  Ce qui a intéressé le photographe, c’est la façon dont ces peuples ont construit l’intérieur de leur abris, qu’il soit temporaire (lors d’une étape dans leur trajet) ou pour une durée plus longue (comme dans la « jungle » de Calais). À chaque fois, la photo de l’abri de fortune est accompagnée d’un portrait de son habitant.

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Bruno Fert, Restaurant d’Awesome. Calais, France, 2016

En abordant la question de la crise migratoire en Europe, Bruno Fert a souhaité explorer la thématique de la maison, de l’habitation. Un abri est un « chez nous », un lieu qui nous définit, dans lequel on range des objets qui nous sont chers, mais surtout un espace où l’on doit se sentir protégé, abrité, préservés du froid et de la folie de l’extérieur. L’intérieur d’une habitation est donc à découvrir comme un livre ouvert parlant de son propriétaire, de la personne qui y vit. Nous sommes donc là dans une démarche journalistique.

Il ne reste plus qu’à se retrouver en 2017. Dans un an, Bruno Fert aura pu mener à bien son reportage photographique grâce à la dotation qui accompagne ce prix. Rendez-vous est donc pris !

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