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Deauville : la 7e édition du festival de photographie investit la ville, sa plage et ses planches

Laura Bourdon 24 octobre 2016

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Du 20 octobre au 27 novembre 2016 a lieu la septième édition du festival photographique de Deauville : Planche(s) Contact. Il associe les travaux de photographes reconnus et émergents, s’emparant de la ville et de ses multiples visages afin de nous en livrer leur propre regard, chacun dans sa propre écriture photographique. Le festival se construit également autour d’un parcours Off, d’un concours photo et d’une invitation faite à de jeunes étudiants internationaux. Pour la première fois cette année, une grande rétrospective de Peter Knapp est réalisée sur la plage. Petit tour en images !

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© Peter Knapp

On connaît le lien fort entre la ville, son histoire et le cinéma ; une image qui s’est aussi forgée et entretenue depuis longue date à travers la pratique photographique. C’est pourquoi, chaque année Deauville donne carte blanche aux artistes photographes, mettant en correspondance leur univers photographique avec la ville, dans un festival qui a su au fil des ans s’imposer comme majeur dans la cartographie des manifestations nationales. Ouvert à l’international et à toutes les écritures photographiques, le festival reste fidèle à son engagement dans la création, chacun des travaux présentés étant expressément créés pour l’événement ; lui-même fondé sur les résidences et les commandes publiques. Nous vous proposons un condensé en images, de quelques propositions figurant le long du parcours présentant les travaux de sept artistes : Maia Flore, Patrick Tourneboeuf, Bernard Descamps, Laurence Leblanc, Paolo Verzone, Anna Bourjean et Peter Knapp.

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 © Maia Flore

Maia Flore

Le parcours investit les quatre coins de la ville, immergeant de photographies l’espace public et des lieux chargés d’histoire. La jeune et prometteuse artiste Maia Flore (lauréate du prix HSBC 2015) investit l’espace de la Chatonnière, ancienne bibliothèque associative, de sept travaux aux mises en scène oniriques ; elle puise son inspiration dans les salons de la mairie, sur la plage ou devant les célèbres cabines de bain de la ville. On y découvre des silhouettes épurées, teintées d’une douce poésie, à la limite d’un monde entre le rêve et la réalité.

Le voyage interieur, de la chambre a l'anti-chambre Le Normandy, Hotel Barriere. Deauville. Couloir au 3eme etage. Photographie realisee dans le cadre de la carte blanche pour le Festival Planche(s) Contact de Deauville. Juin 2016

Le voyage intérieur, de la chambre à l’anti-chambre, Le Normandy © Patrick Tourneboeuf

Deauville et ses travailleurs

C’est en partenariat avec l’historique Hôtel Barrière Normandy que le photographe Patrick Tourneboeuf donne suite à sa série Monumental. Il est invité à séjourner au cœur du plus célèbre hôtel de la ville afin de nous en livrer ses coulisses. Loin des cartels publicitaires et des images d’Epinal, le public y découvre une vision singulière et curieuse de celles et ceux qui chaque jour opèrent en son sein. La série proposée rend hommage aux travailleurs, aux femmes de chambre, on y découvre les sous-sols, la blanchisserie ou encore les cuisines, nous livrant, à l’extérieur de l’hôtel, un point de vue intérieur, ou la face cachée de l’emblématique institution.

Du pêcheur au marchand de glace, du capitaine du port de plaisance au loueur de parasol, Paolo Verzone quant à lui rend hommage aux travailleurs de la mer, déclinant dans ses mises en scène photographique toute une série de métiers liées à la ville, sa plage et son histoire, les révélant tant dans leur vérité que leur diversité.

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© Bernard Descamps

La plage

C’est lors de longues balades aux abords de la plage que Bernard Descamps puise son inspiration, revêtant sa posture de photographe voyageur. L’artiste photographe nous livre dans une série de formats carrés, noir et blanc, toute la splendeur et la délicatesse des courbes de la plage, ses nuances et sa lumière, son ciel peuplé d’oiseaux. Un Deauville du soir et du matin qu’explore aussi Joakim Eskildsen, photographiant la ville à l’heure de son soleil crépusculaire, comme transposant l’imaginaire des villes endormies. Entre photographie sociale et road photography, l’artiste récemment exposé chez Polka dans une série pointant l’exclusion sociale au cœur de grandes villes américaines, se saisit d’autres réalités à Deauville, choisissant d’orienter son propos sur la ville désertée.

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© Laurence Leblanc

Ville équestre

Deauville est aussi la ville équestre par excellence. C’est dans le rapport animal que l’artiste issue de formation plasticienne Laurence Leblanc choisit d’orienter son propos, qu’elle déploie dans une imagerie sensible et attentive aux liens entre l’homme et l’animal. Elle nous invite à nous saisir de toute la puissance et du magnétisme du cheval, dans une série de photographies tentant d’exprimer l’invisible. Un rapport au songe, au rêve, au ventre de la mère, qui entrent en résonance avec nos propres vies.

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© Peter Knapp

Bleus entre l’écume et les cieux

Impossible de la manquer, la rétrospective de Peter Knapp investit la plage pour une installation spectaculaire. Bleus entre l’écume et les cieux est une série que l’artiste réalise dans les années 1970 simultanément à ses photographies de mode, puisant son inspiration dans le Train Bleu, illustre Ballet Russe. Dans le cadre du festival Planche(s) Contact, Peter Knapp met en correspondance son travail avec une série de monochromes bleus n’ayant pour motif que le ciel. Cette rétrospective témoigne de l’adéquation entre la photographie de Peter Knapp et la ville, sa digue, ses bains, au cœur desquels il a souvent puisé son inspiration notamment lors de commandes pour les magazines de mode Elle ou Stern (magazine allemand) ou pour la maison Courrèges.

Le voyage interieur, de la chambre a l'anti-chambre Le Normandy, Hotel Barriere. Deauville. Le lobby. Photographie realisee dans le cadre de la carte blanche pour le Festival Planche(s) Contact de Deauville. Juin 2016

Le voyage intérieur, de la chambre à l’anti-chambre, Le Normandy © Patrick Tourneboeuf

En complément de ce joli parcours aux multiples points de vue, viennent s’ajouter les travaux de dix étudiants issus des écoles d’Arles, Berlin, Bruxelles, Londres et Vevey, sélectionnés par un jury présidé par Bettina Rheims. Une quinzaine d’expositions est également mise en œuvre au cœur des villas et des commerces de la ville. Le festival est aussi à l’origine du Concours de la 25e heure Mondaine, où photographes amateurs et passionnés sont invités à œuvrer durant la nuit du 29 au 30 octobre, lors du passage à l’heure d’hiver, capturant leur propre vision de la ville.

Initié en 2010, Planche(s) Contact apporte, dans sa diversité, sa thématique et la multiplicité des angles développés, une vision originale de tout ce qui constitue les facteurs d’identité de la ville ; invitant tout un chacun à redécouvrir la ville sous l’objectif de photographes, à la pratique affirmée ou plus récente. En soutien à la jeune création, le festival produit et expose les œuvres qui deviennent pour partie collection de la ville. Une collection déjà constituée de plusieurs centaines d’œuvres, qui viendra nourrir le projet d’ouverture de Musée, les Franciscaines, dont l’ouverture est prévue pour 2019.

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