Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 PHOTOGRAPHISME

08/11/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_2 ANDRÉ DERAIN, 1904 - 1914

04/10/2017 > 29/01/2018

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_3 LA FOLIE EN TÊTE

16/11/2017 > 18/03/2018

Maison de Victor Hugo - PARIS
expo_cercle_5 DEGAS

28/11/2017 > 25/02/2018

Musée d'Orsay - PARIS

LA NEWSLETTER

Cet automne, la Cité de l’Architecture nous emmène à la plage !

Agathe Lautréamont 24 octobre 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

La Baule, Fécamp, Monte-Carlo, Scheveningen, Brighton, Deauville, Ostende, Dieppe, Palm Island… Décidément, cet automne, la nouvelle exposition temporaire de la Cité de l’Architecture a de quoi nous faire rêver ! Et ce qui est appréciable avec ce musée, c’est que le propos sera toujours riche, complet et diablement intéressant… En cette fin d’année 2016, l’institution du Trocadéro braque son projecteur sur les stations balnéaires. Comment sont-elles nées ? À quelle époque se sont-elles développées ? Quel peut-être leur avenir face au changement climatique ? Les orteils dans le sable, explorons une exposition entre histoire, architecture et développement durable…

6-vue-de-la-plage-de-dieppe-e-j-m-hostein-ville-de-dieppe

Vue de la plage de Dieppe, E. J-M Hostein ©Ville de Dieppe

Notre promenade balnéaire commence à la toute fin du XIXe siècle, alors que naît du côté de la mer du Nord et au long de la Manche une mode appelée à connaître un destin pour le moins doré : celle des bains de mer. Avec un œil plein de tendresse, le visiteur peut détailler des photographies d’époque où ces messieurs allaient se promener sur la plage en chapeaux haut-de-forme tandis que ces dames s’approchaient de la mer dans d’improbables « cabines de bains hippomobiles », comprenez des sortes de petites roulottes tirées par un cheval, afin que Madame puisse se changer à l’abri des regards et arriver au bord de l’eau sans avoir à marcher péniblement  dans le sable.

3-cabine-de-bains-hippomobile-ostende-mediatheque-du-patrimoine

Cabine de bains hippomobile, Ostende © Médiathèque du patrimoine

Au cours des trois premières décennies du XXe siècle, on assiste alors à un essor sans précédent de ces villes de bord de mer, comme surgissant du littoral à la manière des champignons après la pluie ; des cités dédiées à l’amusement, au jeu, à la détente, mais aussi à un art subtile de cette époque qui consiste à se « montrer ». Non sans une certaine émotion, on voit se rapprocher des plans d’urbanisme et des affiches d’époque vantant les services d’une ligne de chemin de fer reliant la capitale française aux plus belles villes de bord de mer en une poignée d’heures… Et qui dit essor fulgurant, dit bâtiments qui vont avec ! Les hôtels de luxe déploient leurs fastes tandis qu’à l’intérieur des casinos, les tables se couvrent de carte tandis que l’on cherche vainement une horloge sur leurs murs…

Le temps des vacances

18-hotel-normandy-vue-exterieure-deauville-siaf-capa

Hôtel Normandy, vue extérieure, Deauville © SIAF-CAPA

Là où avant les années 1930, les stations balnéaires demeuraient des lieux de villégiatures réservés à une élite sociale fortunée, le tournant sans précédent provoqué par la crise de 1929 change drastiquement la donne : ces villes sont brusquement désertées, celles-ci doivent alors profondément revoir leur copie et s’ouvrir à un public plus large, quoique moins riche. L’instauration des congés-payés en 1936 ouvre de nouveaux horizons en matière de tourisme et de vacances, tant et si bien que l’attractivité des villes de bord de mer s’en trouve décuplée.

Les activités mutent, les propositions changent, mais l’embellie est bel et bien là pour toutes ces villes qui commençaient à craindre pour leur avenir… Affiches publicitaires, croquis d’architectes, photographies d’époque et même extraits de longs-métrages nous permettent une plongée dans ce volet sociétal, qui coïncide évidemment avec le boom économique des Trente Glorieuses. Le taux de croissance économique affichant un exceptionnel 5% par an (hep, on vous a vu soupirer, là, au fond !) ouvre la voie à toutes les fantaisies architecturales, tous les imaginaires en matière de design. Les bâtiments en forme de pyramides construits à cette époque représentent un style caractéristique.

31-la-grande-motte-les-jardins-de-la-mer-jean-balladur-siaf-capa-adagp-paris-2016

La Grande-Motte, ‘Les jardins de la mer’, Jean Balladur © SIAF-CAPA © Adagp, Paris, 2016

Mais qui dit hausse de la fréquentation dit aussi bétonnage à outrance du bord de mer. Sur le littoral français, les bords de mer se hérissent d’hôtels, de casinos, de boutiques, d’immeubles et de villas, parfois dans un style architectural que l’on considère aujourd’hui comme fortement daté et ce au détriment de l’environnement qui dans les années 60, représentait une préoccupation hélas mineur pour les autorités.

Sous le béton, la plage ?

37-etudes-typologiques-pour-des-logements-de-vacances-georges-candilis-siaf-capa

Etudes typologiques pour des logements de vacances, Georges Candilis © SIAF-CAPA

C’est donc un point d’interrogation qui clôt le parcours de la Cité de l’Architecture : « Tous à la plage ». Car au XXIe siècle, les inquiétudes grandissent (peut-être trop tardivement, avanceront les pessimistes) sur le devenir de la planète. Le réchauffement climatique provoque une fonte des calottes glaciaires, qui elles-mêmes déversent dans les océans des quantités phénoménales d’eau qui, à terme, provoqueront une élévation du niveau de la mer dont les conséquences, on le comprend, seront désastreuses pour de nombreuses cités balnéaires. Dans ce cadre, toute une alcôve de l’accrochage temporaire est dédiée au travail formidable du Conservatoire du Littoral qui, depuis 1975, mène des actions d’ampleur pour protéger ce qui peut encore l’être sur les côtes françaises.

44-lilypad-cite-flottante-et-ecologique-vincent-callebaut-vincent-callebaut-architectures

Lilypad, cité flottante et écologique, Vincent Callebaut © Vincent Callebaut Architectures

 C’est à cet établissement public que l’on doit, par exemple, la protection de la Pointe du Raz, en Bretagne. Face à la bétonisation à outrance et l’installation de parkings comme de boutiques de souvenirs, le Conservatoire a acheté ces terres, fermé ces infrastructures et rendu cette langue de terre magnifique, battue par les vents et les eaux, à la nature qui peut à nouveau s’épanouir en toute liberté. Mais dans un cadre plus large, les architectes doivent à notre époque contemporaine faire preuve de beaucoup d’imagination pour penser la ville balnéaire du futur. Sera-t-elle flottante ? Immergée ? Construite sur des îles artificielles comme c’est déjà le cas au Japon ou aux Émirats Arabes Unis ? Le débat est ouvert…

TOUS À LA PLAGE!

19/10/2016 > 12/02/2017

Cité de l’architecture et du patrimoine

PARIS

L’exposition dresse un panorama de l’histoire des villes balnéaires en France, au regard des pratiques européennes, des origines à no...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE