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Le journal de la FIAC : bilan, spectacle et marché de l’art

Jéremy Billault 23 octobre 2016

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Dernier jour et dernier journal, l’heure est au bilan pour la FIAC, son exposition et son festival de performance. Retour en analyse sur une édition 2016 satisfaisante et sur les différentes nouveautés qu’elle nous a présenté, aujourd’hui face à leurs promesses. 

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© Marc Domage

C’est une semaine intense qui touche à sa fin en ce dimanche: celle d’une FIAC monumentale, installée pour la première fois de son histoire dans les trois Palais voisins pour explorer de nouveaux territoires artistiques. Une foire plus grande, une exposition muséale et des performances qui unissent théâtre, danse, art contemporain et littérature, le tout accessible à tous les visiteurs de la FIAC et parfois même aux autres. L’heure est donc au bilan, en tout cas en ce qui concerne notre expérience en tant que public et les différents spectacles qu’on a pu trouver là.

Avant toute chose, il est nécessaire de se recentrer sur le principe même de cet événement gigantesque et crucial pour le marché de l’art. Car, et Jenifer Flay ne cesse de le revendiquer, il s’agit bel et bien d’une foire, d’un rassemblement international de galeries venues à Paris avec un objectif central : vendre et se faire remarquer des collectionneurs. Qu’on reproche au marché d’être ce qu’il est (et il est reprochable à bien plus d’un titre), soit, toujours est-il que la FIAC est la FIAC et que nous, simples spectateurs, faisons face à un événement qui n’est pas littéralement fait pour nous. On se montre, on essaye d’attirer le chaland, on représente (comme disent les jeunes), on dégouline même parfois du sucre de certaines œuvres expressément pensées et produites pour être là, sans plus. Reste à faire son marché, littéralement ou pas.

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© Marc Domage

Cette année, particulièrement, peut-être plus qu’une autre, il y a de quoi le faire, son marché : pas ou peu de racolage, quelques prises de risque mais surtout des galeries qui ont, aussi, joué notre jeu en apportant avec eux des propositions construites et, dans le meilleur des cas, originales. 200 galeries et du spectacle (sur le stand de la Galleria Continua, chez Mennour, chez Gagosian…), de l’humour voire même un peu de funk (chez les Valois ou chez Loevenbruck), pas mal de profondeur (littéralement chez Luciana Brito, spirituellement dans le soloshow intense de Zoran Music chez Applicat-Prazan) et une beauté absolue (dont l’ambassadrice au Grand Palais sera sans aucun doute Claire Morgan chez Karsten Greve)… Bref, le spectateur y trouve son compte même s’il n’a pas intention de le vider.

Le paradoxe est peut-être On Site, événement qui cristallise la volonté de la FIAC (à son échelle) de s’ouvrir à un public plus habitué des musées que des galeries et des salles de vente et qui retombe parfois, par le choix pas toujours harmonieux de certaines œuvres, dans ses vieux travers, ceux qui participent à faire de la foire un événement hermétique au grand public. Cette année, ce sont les galeries et leurs artistes qui ont fait le boulot. Les chiffres, toujours les chiffres, nous diront finalement si cette FIAC fut « de bonne tenue » pour tout le monde. Pour le spectateur il y a eu du bon, du moins bon, de l’excellent et des bonnes surprises, peut-être plus qu’à l’accoutumée. Et c’est ce qu’on en retiendra.

Les Parades du jour

En ce dernier jour de FIAC, les Parades auront majoritairement lieu en dehors du Grand Palais. Le Louvre accueillera les performances de César Vayssié, en improvisation avec une danseuse en fonction du décor qui l’entoure (Cour Carrée, 16h) mais aussi la chorégraphe Alexandra Waierstall (Cour Carrée, 15h-18h) et la performance incroyable du batteur Nicolas Fenouillat qui improvisera autour d’Iron Man de Black Sabbath affublé de l’armure de Lancelot du Lac (Cour Carrée 16h30). Côté Grand Palais, la rotonde accueillera l’association d’un artiste et d’un chorégraphe, Hoël Duret et Nicolas Paul (15h) tandis que l’écrivaine et artiste touche-à-tout Cally Spooner occupera l’auditorium dès 17h.

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