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Un espace étendu, des propositions subtiles et des surprises : la FIAC 2016 est un bon cru !

Jéremy Billault 20 octobre 2016

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L’édition 2016 de la FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain tant attendue chaque année a enfin révélé l’étendue de ses mystères et de ses surprises en ouvrant ses portes aujourd’hui. Un espace plus grand grâce à l’ouverture de deux salons et des galeries aux propositions subtiles : le spectacle est grand sans trop de tape à l’œil. Analyse.

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© FIAC

« L’année prochaine, elle ira conquérir la Place de la Concorde ! ». Christophe Lerribault s’amuse, Jennifer Flay, elle,  retient l’idée. Le premier est l’actuel directeur du Petit Palais qui, pour la première fois, accueille un événement de la FIAC : On Site, une exposition de sculptures et d’installations présentées par quelques galerie de la FIAC. La seconde est la directrice de la foire, celle à qui l’on accorde tout, même lorsqu’il s’agit de fermer pendant plusieurs jours l’Avenue Winston Churchill pour créer une esplanade piétonne entre le Grand Palais et son Petit voisin.

A l’ancienne, on crée donc du nouveau : avec le retour de l’esplanade piétonne originelle de l’Exposition Universelle, la FIAC est a la fois plus étendue et moins dispersée et fait d’une pierre trois coups en tissant un lien entre la foire du Grand Palais, l’exposition du Petit et les performances de celui de la découverte (tout étant accessible avec le seul billet de la FIAC).

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 L’espace de la galerie Esther  Schipper/Johnen © FIAC

Mais ces nouveaux espaces ne résolvent pas la question qui se posait à la fermeture d’Officielle, ancienne foire annexe : où exposer les nombreuses galeries qui ont leur place à la FIAC et qui méritent un espace qui leur permette de présenter un véritable projet ? Cette question est en partie résolue par l’ouverture inédite de deux salons, en plus de la Nef, le Salon Jean Perrin et le Salon d’Honneur qui permettent à la FIAC d’accueillir près de 200 galeries (contre 173 l’année dernière) et de s’ouvrir sur le Palais de la découverte.

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© FIAC

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Cette année donc, au Grand Palais, il y a des galeries partout où l’on pouvait en mettre : sous la Nef, à l’étage, dans les Salons, prêt des escaliers… Et pourtant. Pourtant on ne se marche pas dessus, chaque exposant a joué le jeu et, parmi les 186 galeries, il y a du spectacle. Pas ou peu de tape-à-l’œil (ces images qui ressortent systématiquement dans les médias généralistes pour illustrer la FIAC et le monde « délirant » de l’art contemporain) mais des projets subtiles, surprenants, drôles, parfois un peu classiques, parfois totalement évocateurs quant au présent et à l’avenir proche du marché. Il y a du spectacle, il y a beaucoup à voir, en termes de chiffres comme en termes d’intensité.

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Ai Weiwei chez Neugerriemschneider

Stars

Au fil des allées, les surprises défiles, les bonnes surprises, chez les grands noms comme chez les galeries plus discrètes, chez les grands artistes comme chez les prises de risques les plus osées (souvent réussies) : on découvre une Yayoi Kusama légère et reposée dans ses créations de 2015/2016 chez Victoria Miro, Anish Kapoor toujours aussi fascinant chez Kammel Mennour comme dans l’espace de la Galleria Continua, Duane Hanson fait dans le Martin Parr sculptural et hyper réaliste à l’entrée de l’espace de Gagosian, Georges-Philippe  et Ai Weiwei émerveille à l’entrée de la foire à travers l’un de ses cerfs-volants aperçus au Bon Marché, fondu à merveille dans l’architecture du Grand Palais.

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© Claire Morgan

Les grands noms s’imposent sans trop se faire remarquer, leur propositions sont subtiles, intelligentes et modestes. Ainsi les galeries stars restent-elles des valeurs sures, coup de cœur éternel pour Tony Cragg (chez Ropac comme chez Marian Goodman), pour la monographie osée de Zoran Music présentée par  Applicat-Prazan et pour les perles d’art moderne de Landau Fine Arts, LA sensation de la foire étant probablement l’ensemble des trois œuvres de Claire Morgan chez Karten Greve, d’une minutie affolante, magique, esthétique, choquante, elle est un passage obligé si vous comptez passer par là.

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© Leandro Erlich

Côté ambiance, la FIAC 2016 ne manque pas de propositions osées (voire un peu barrées) qui se font remarquer par leur parti pris esthétique et par leurs mises en scène excitantes et absolument rafraîchissantes. C’est d’abord le cas de Luciana Brito : pour entrer dans l’espace de cette galerie, il faut d’abord passer une épreuve fascinante, celle du labyrinthe de cabines d’essayage de Leandro Erlich (à qui l’on doit la Maison Fond de la Gare du Nord), où se mêlent miroirs et ouvertures discrètes qui permettent de finalement s’approcher des autres artistes. Big up, aussi (difficile d’en parler autrement), à l’installation d’Arnaud Labelle-Rojoux chez Loevenbruck : un mûr de Tableaux de maîtres réalisés par des propriétaires de chiens passionnés par leurs compagnons à 4 pattes, collectés par l’artiste et accrochés au beau milieu d’une FIAC amusée et circonspecte.

La FIAC 2016 est donc un bon cru : on peut s’y perdre, flâner au hasard sans prendre trop de précautions et sans risque d’être déçu. Au contraire, la force et l’intelligence de certaines propositions font de cette édition de la FIAC une foire à la fois plus riche en perspectives et plus intense à tous les niveaux.

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