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Archéologie : l’ours dans l’art de la Préhistoire

Agathe Lautréamont 17 octobre 2016

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Volet résolument historique et artistique sur cette fière créature, l’ours, le nouvel accrochage temporaire du Musée d’Archéologie Nationale de Saint Germain en Laye est une véritable petite perle de découvertes et d’émerveillement. L’exposition, qui se dévoile sous les belles voûtes séculaires de l’ancien château royal, propose une plongée dans l’art rupestre. Comment les hommes préhistoriques considéraient-ils l’ours ? Était-il un ennemi mortel ? Une divinité regardée avec un profond respect ? Cherchons ensemble les réponses à ces questions…

locus-du-petit-ours-chauvet

Ours de la Grotte Chauvet © RMN – Musée National d’archéologie

Décidément cet automne, il semblerait que les grands plantigrades ont la cote ! Après une belle exposition au Muséum National d’Histoire Naturelle, le château de Saint Germain en Laye décide à son tour, jusqu’au 30 janvier prochain, de s’intéresser à l’ours. Mais d’une façon bien particulière.

Musée national d’archéologie oblige, c’est sous l’angle de l’art dans la Préhistoire que l’institution va explorer le mythe de l’ours. Grâce à une scénographie très réussie (signée Marion Gomard) qui joue avec les tonalités dominantes du château de Saint Germain (ocre, brique, terre de Sienne…) mais aussi celles majoritairement utilisées dans l’art rupestre, le visiteur « entre » véritablement dans la Préhistoire et part à la rencontre des hommes de temps très anciens. Grâce à leur artisanat et leur art, ils ont laissé un témoignage aussi émouvant qu’instructif sur leur rapport à ce fier animal.

Objet indÈterminÈ en forme d'ours

Statuette en ivoire de morse © Quai Branly – Musée National d’archéologie

La première salle du parcours sert d’introduction au visiteur et lui présente Homo Sapiens tel qu’il vivait au Paléolithique supérieur, il y a environ 40 000 ans. Nous découvrons ainsi l’homme, mais également ses pratiques, qui s’affinent et surtout se diversifient sensiblement.

Sculptures sur bois, parures en dents et en griffes, gravures sur os témoignent de l’évolution fulgurante des considérations esthétiques de notre lointain ancêtre Homo Sapiens. Et ces créations artistiques vont précisément nous accompagner pendant toute la visite.

TÍte d'ours

Statuette en grès © RMN – Musée National d’archéologie

De nos jours, nous ne savons malheureusement rien des croyances, pensées, mythes et légendes de nos ancêtres qui vivaient au cours du Paléolithique supérieur. Pourtant, il est évident que ces peuples échangeaient des contes, partageaient des histoires, vénéraient peut-être des créatures mi-naturelles mi-fantastiques qu’ils reproduisaient ensuite via de somptueuses peintures sur les murs des grottes qu’ils habitaient.

Si ces hommes et ces femmes n’ont évidemment laissé aucune trace écrite, les indices picturaux et artisanaux eux, nous sont en partie parvenus, via le truchement de roches gravées d’une grande fragilité ou d’une peinture fugace, sibylline mais toujours d’une ineffable beauté.

CÙte gravÈe figurant une tÍte d'ours

Côte animale gravée © RMN – Musée National d’archéologie

Car les artistes se sont exprimés, ils ont représenté leur fascination pour nombre d’animaux qu’ils croisaient, côtoyaient ou chassaient dans leur environnement naturel. Et parmi ces animaux, se démarque un prince de la nature en particulier : l’ours. Car le plantigrade est partout.

On le retrouve esquissé sur la rondeur d’un bois de renne, on admire sa silhouette tracée grâce à des pigments rouges dans la grotte de Chauvet, on devine sa musculature puissante sur un délicat dessin apposé sur un os, on détaille de minuscules statuettes de la taille d’un index qui exagèrent certaines de ses caractéristiques (longueur des griffes, taille de la mâchoire…) et on reste songeur, face aux grands talents artistiques d’hommes et de femmes dont on sait, au bout du compte, si peu de choses…

Contour dÈcoupÈ gravÈ figurant une tÍte d'ours

Profil d’ours gravé, Grotte d’Isturiz © RMN – Musée National d’archéologie

Cette exposition passionnante ne répondra pas à la question de savoir si oui ou non, Homo Sapiens rendait une sorte de culte à l’ours. Difficile également de trancher : l’ours était-il chassé ou chasseur ? Ces représentations si fréquentes, si délicates, si empreintes d’une profonde dévotion avaient-elles pour but de célébrer un bel et impressionnant animal ? Ou était-ce une façon de lui rendre hommage, tout en espérant apaiser sa férocité et sa puissance qu’Homo Sapiens devait redouter au plus haut point ? Toute ces griffes d’ours montées en colliers ont-elles été retrouvées patiemment dans la nature ou prélevées sur des spécimens tués pour leur chair et leur fourrure ?

Il reviendra au visiteur de se faire sa propre opinion. Mais si tous les coins de voiles ne sont pas levés à l’issue de l’exposition « L’ours dans l’art préhistorique », il n’en demeure pas moins que le parcours du château de Saint Germain en Laye demeure une immersion fascinante dans des temps reculés, où Homo Sapiens vivait en communion avec la Nature et était empreint d’un profond sens du respect pour les créatures qui gravitaient autour de lui.

L’OURS DANS L'ART PRÉHISTORIQUE

16/10/2016 > 30/01/2017

Musée d'Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-laye

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

Les artistes du Paléolithique supérieur (entre -38 000 et -11 000 ans environ) se sont exprimés de manière discrète sur des petits obje...

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