Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

La Fondation Etrillard pose ses valises à l’Hôtel de la Salle

exponaute 14 octobre 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Créé par l’homme d’affaire Gilles Etrillard dans le but « d’encourager différentes initiatives culturelles liant la culture et la tradition européenne avec le monde contemporain », le public parisien avait découvert cette jeune fondation créée en 2015, en tant que mécène des expositions Carambolages au Grand Palais et Paul Klee, l’ironie à l’œuvre organisée au Centre Pompidou. Cet automne, la fondation décide de poser ses valises à Paris dans l’Hôtel de la Salle où Anna Morettini, sa directrice, produit une première exposition Renaissances, un hommage contemporain à Florence. Visite au cœur de cette demeure de 1639 que l’on doit à Thomas Bragelogne, conseiller du roi au Parlement sous Louis XIII.

etrillard-1

Ryan Gander, I is (xii), 2015, Courtesy the artist & Esther Schipper, Berlin © Andrea Rossetti

Quelle ville incarne-t-elle le mieux la richesse de la Renaissance dans sa dimension réformiste et moderne ? Florence bien sûr ! La thématique de l’exposition orchestrée par Anna Morettini illustre à merveille la mission que s’est donnée la Fondation Etrillard. Elle expose quatorze artistes contemporains qui font écho à cette période magique de l’histoire de l’art, à travers l’utilisation de matériaux et de techniques et qui se réfèrent également au geste, à la symbolique et au message des Maîtres de la Renaissance.

etrillard-3

Candida Höfer, Palazzo Vecchio Firenze I, 2008, Courtesy Ben Brown Fine Arts, London © ADAGP, Paris 2016

L’exposition commence au pied de l’escalier qui mène aux salons somptueux du premier étage. Une première pièce, celle de Ryan Gander, donne le ton : sculpture en résine de marbre évoquant un drapé travaillé à la manière d’un Michel Ange, ici la matière se suffit à elle-même, l’absence de figure humaine sublime le geste. Le premier salon s’ouvre sur une colonne rectangulaire. Sur chaque face, des photos de Florence peintes par Gerhard Richter. Là, c’est l’architecture florentine, qui, dissimulée sous les épaisseurs de couleurs, prend une dimension contemporaine. Laurent Grasso, Guillaume Bresson ou Patrick Neu réinterprètent à leur manière les classiques de Giotto à Fra Angelico en passant par Uccello, soit en utilisant les techniques classiques (verre en cristal et noir de fumée d’après la Bataille de San Romano Pour Neu) soit en réintroduisant des corps en mouvements directement inspirés des chefs d’œuvres de cette période questionnant finalement la datation desdites œuvres. La délicatesse des dessins d’iris de Patrick Neu se réfère aux armoiries de la ville, quant aux photos de Höfer ou de Struth, elles semblent figer la beauté de la ville ancienne en mettant en exergue la vulgarité de notre époque contemporaine. L’exposition comprend une trentaine d’œuvres qui, chacune à leur manière, célèbrent la ville de Florence.

11,9 x 11,9 cm

Gerhard Richter, 14.01.2000, 2000, huile sur photographie, 12 x 12 cm © Atelier Gerhard Richter

Le pari d’Anna Morettini est bel et bien relevé, les artistes contemporains subliment à la fois la ville et sa tradition artistique classique. Elle parvient à créer un véritable dialogue idéal entre les œuvres actuelles et l’héritage florentin. Le lieu qui les accueille n’a jusqu’à présent jamais été ouvert au public, la Fondation Etrillard y prend ses quartiers et proposera d’autres expositions tout au long de l’année, en attendant celle-ci peut être admirée jusqu’au 18 décembre à Paris.

Infos pratiques Hôtel de la Salle, 21 rue de l’Université, 75007 Paris. Du mardi au vendredi de 12h à 19h00. Le samedi de 10h00 à 19h00 et le dimanche de 10h00 à 18h00.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE