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Disney : la magie, le mouvement et le dessin aux Arts Ludiques

Agathe Lautréamont 12 octobre 2016

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Attention : coup de cœur ! Cet automne, le Musée des Arts Ludiques revient en force avec un tout nouveau parcours temporaire, et non des moindres, puisque celui-ci est entièrement dédié au géant du film d’animation, une légende du cinéma et un retour en enfance assuré à plusieurs générations : Walt Disney. Depuis sa création au tout début des années 1930, le studio Disney a su faire preuve d’une étonnante modernité technique mais aussi et surtout artistique. Entre outils révolutionnaires, audace esthétique et imaginaire illimité, plongée dans une fascinante exposition…

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Walt Disney dessinant un faon,1942 © Disney

Si le parcours des Arts Ludiques a décidé de suivre un cheminement strictement chronologique, débutant donc avec les toutes premières animations de la star du studio Mickey Mouse au tout dernier film à sortir sur nos écrans (Moana, la légende du bout du monde), que l’on se rassure d’emblée : l’exposition de l’institution du Quai d’Austerlitz n’est pas tombée dans l’écueil pourtant facile de monter une exposition qui reposerait uniquement sur le sentiment de nostalgie et de tendresse qui nous envahit tous dès lors que l’on replonge dans l’univers des dessins-animés de notre enfance. L’idée est bien de rendre un hommage appuyé à toute une équipe artistique, un sens de la précision et surtout un imaginaire fantasque et sans limite. Une magie qui opère depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui, malgré les hauts et les bas qu’ont pu connaître les studios Disney.

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Kelvin Yasuda, Concept Art pour Le Roi Lion, 1994 ©Disney

C’est donc par les irréductibles Mickey Mouse, Pluto et Donald (celui qui cancane, pas celui qui aboie ) que nous sommes accueillis dans l’entrée des Arts Ludiques. Bien sûr, le père Walt est là, sur une vieille photo en noir et blanc. Crayon et carnet de croquis en main, il observe attentivement un adorable faon et en trace les contours sur le papier. La conception du film Bambi est en route… Et nous aussi, nous sommes en route dans un voyage qui va nous permettre d’explorer les œuvres de recherche, les dessins préparatoires et les expérimentations artistiques qui n’ont eu de cesse d’animer les studios Disney tout au long de leur histoire.

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Gustaf Tenggren, Concept Art pour Pinocchio, 1940 © Disney

C’est ainsi que l’on apprend que les artistes de la firme américaine sont allés jusqu’à étudier le mouvement d’une goutte de lait, ses formes et son opacité, pour les besoins du film Fantasia (sorti en 1940) qui, malheureusement, fut un échec commercial. Les années 40 à 70, avec leurs hauts et leurs bas, représentent une période particulièrement fructueuse pour Disney, qui ne cesse d’expérimenter. Le studio devient une véritable machine à invention, où l’on développe des principes artistiques et des outils techniques. Des caméras sont spécialement inventées afin que les dessinateurs et les animateurs de Disney puissent créer une fluidité surprenante pour ses personnages. En 1955, le film La Belle et le Clochard sera le premier long-métrage du studio à bénéficier d’une projection en CinémaScope, permettant de plus longues séquences et une continuité plus importante dans la gestuelle des personnages.

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Studio Disney, étude préparatoire pour Bambi, 1942 © Disney

Et cette galerie de personnages bouge, vit, s’anime sous nos yeux. Sur plusieurs écrans disséminés dans le parcours de l’exposition, on peut voir comment les artistes, d’une simple esquisse, finissent pas former le héros d’un prochain film ; ou comment chaque coup de crayon qui peut paraître de prime abord anodin sert en vérité toute la séquence animée. Pour ceux qui ont bien en mémoire le film La Belle au bois dormant, toute une étape du film se trouve en particulier « disséquée » dans l’accrochage : la scène de la transformation de la méchante reine Maléfique en dragon noir. Une superposition de plusieurs « calques » aura été nécessaire à l’obtention de cette scène époustouflante, où l’on voit Maléfique s’étirer dans le ciel tout en prenant la forme d’un terrifiant dragon, tandis que tout autour d’elle, jaillissent flammes et étincelles ; dans une apothéose graphique étonnante de précision et de fluidité pour l’époque (le film est sorti en salles en 1959).

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Brittney Lee , Concept Art pour La Reine des Neiges, 2013 © Disney

Enfin, toute une époque prend fin avec Le livre de la Jungle, qui est le dernier film à avoir été réalisé du vivant du père fondateur, Walt Disney. Les très nombreux concept-art exposés dans cette séquence de l’exposition témoignent des recherches foisonnantes et d’une grande précision effectuées par les équipes afin de rendre le sentiment d’une jungle luxuriante, où frondaisons, branches et lianes s’entremêlent de tous les côtés afin de créer un univers fourmillant d’éléments divers et variés.

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© Disney

La Petite Sirène, sorti en 1989, marque un tournant définitif dans l’histoire des studios Disney. Celui d’un nouvel âge d’or de l’animation où, pour la première fois, un savant mélange entre dessin-animé et images de synthèse sera opéré. C’est en effet dans ce long-métrage que le grand public peut découvrir la toute première scène peinte entièrement à l’ordinateur mais aussi la dernière utilisation de celluloïds peints à la main… La technique sera davantage exploitée dans La Belle et la Bête, et l’on pense ici d’emblée à la célèbre scène du bal, où Belle et le Prince dansent dans une magnifique salle dorée intégralement composée en images de synthèse, tandis que le couple est dessiné encore à la main. C’est également à cette époque qu’une figure marquante des studios, l’artiste Glen Keane, gagne en importance dans la conception des films au point qu’au fil des années, sa « patte » deviendra un véritable pilier de la firme Disney.

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Ryan Lang, Concept Art pour Les Nouveaux Heros, 2014 ©Disney

On se dirige ensuite vers l’époque de la modernité, quand les studios Disney décident de s’emparer de mythes et de contes populaires (Raiponce, La Reine des Neiges…). L’esthétique numérique est alors au cœur de l’exposition tandis que les aventures d’Elsa et Anna, le plus gros succès commercial des studios Disney à ce jour, tient une place toute particulière dans l’exposition, et on le comprend… Mais le parcours des Arts Ludiques comporte encore beaucoup de surprises ! On ne peut que vous conseiller chaudement d’aller la voir…

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