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Des trésors de dessins des Beaux-Arts de Paris à la Fondation Custodia

Agathe Lautréamont 12 octobre 2016

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D’une salle à une autre, d’une surprise à une autre, d’un grand nom de l’art à un autre… Dans le nouveau parcours de la Fondation Custodia, baptisé : « De l’alcôve aux barricades, de Fragonard à David, dessins des Beaux-Arts de Paris », le visiteur est invité à découvrir une exceptionnelle présentation de 145 dessins, navigant au long de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Cet accrochage, ancré dans une époque de profonds changements politiques, démontre que ce temps est également celui du basculement de l’art rocaille, ou rococo, vers le néoclassicisme. Plongée dans une exposition qui dévoile les bouleversements d’une époque, mais aussi l’importance majeure du dessin dans la pratique artistique.

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Anne-Louis Girodet, Étude pour la Scène du déluge, figure de la mère © Beaux-Arts de Paris

En art, tout commence par le dessin académique de nu. Et c’est justement par cette facette de la formation artistique que commence le nouvel accrochage de la Fondation Custodia, visible jusqu’au 8 janvier 2017. Sur les feuilles soigneusement conservées par les Beaux-Arts de Paris, des corps musculeux, des hommes à la posture altière et fière, posent pour un panel d’élèves que l’on devine particulièrement attentifs. Sanguine, pierre noire et pastel illustrent la place centrale occupée par l’étude de nu, qui était l’occasion pour les élèves de peaufiner leurs techniques, mais également de recevoir de précieux conseils de la part de leurs maîtres qui, si besoin était, corrigeaient leurs épreuves. Les étudiants les plus doués voyaient même leurs esquisses couronnées d’un Prix de Quartier à compter de 1684. Ici l’on croise le trait assuré d’un Antoine-Jean Gros, d’un Jean-Baptiste Isabey, mais surtout d’une personnalité de l’Histoire de l’art qui ne nous quittera plus de tout le parcours : Jacques-Louis David.

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Pierre-Paul Prud’hon, Le Rêve du bonheur : Étude de la femme © Beaux-Arts de Paris

Quelques pas de plus, et nous pénétrons dans la seconde étape du riche parcours de la Fondation Custodia, dédiée au voyage en Italie. Une petite note amusante, qui est de constater que lors de la précédente exposition de l’institution culturelle dédiée au peintre Eckersberg, c’était déjà dans cette salle que l’on traitait du voyage de l’artiste danois dans la péninsule, et particulièrement à Rome. Rome bien sûr, l’éternelle, ce passage obligatoire pour tout aspirant artiste qui vient se former au dessin et à la peinture face à ces ruines millénaires et son histoire fascinante. Surtout, le dessin en plein air y est vivement encouragé, aussi les lauréats du prestigieux Prix de Rome pouvaient tout à loisir représenter le Colisée ou des ruelles typiques de l’Italie du XVIIIe siècle, avec leurs couleurs chaudes et leurs murs de maisons brûlés par le soleil. On croise dans cette étape des noms très célèbres, comme celui d’Hubert Robert, récemment mis en lumière par une exposition au Musée du Louvre. L’artiste passa près de onze ans à Rome et rapporta dans ses bagages des dessins d’une finesse incroyable, d’un lyrisme certain et d’une grande précision dans les détails apportés par ses touches réalisées à l’encre brune.

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Jean-Auguste-Dominique Ingres, Hector et Andromaque © Beaux-Arts de Paris

Mais Robert n’est qu’une célébrité de l’art parmi tant d’autres, dans ce parcours fascinant en forme de plongée dans le processus créatif. Lorsque vient l’étape de la découverte de la peinture d’histoire telle qu’elle a été envisagée durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Nourris de nombreuses références littéraires qui, aujourd’hui, pourront paraître bien moins célèbres au grand public, les artistes comme Jacques-Louis David, Pierre Peyron ou Jean-Baptiste Regnault ont cherché à insuffler un renouveau dans ce genre très codifié, figé dans le temps et dans le style.

Plus de sujets mythologiques donc, tandis que l’emphase est placée sur de grandes figures héroïques issues de l’histoire grecque ou romaine.  Polybe et Tite-Live sont les références des dessinateurs, tandis que l’on croise Alexandre de Macédoine ou Caton d’Utique. Mais si les thèmes se trouvent sensiblement renouvelés, il n’en est rien de l’intention des œuvres, qui demeure sensiblement la même : provoquer chez le spectateur des impressions profondes, des sentiments d’une grande intensité. Le dramatisme des scènes représentées, amplifié par des postures théâtrales et des visages aux expressions complexes, devait marquer l’imaginaire du public pour longtemps et leur inspirer de nobles sentiments.

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Jean-Germain Drouais, Soldat Cimbre, étude pour Marius à Minturnes © Beaux-Arts de Paris

Mais il est bien délicat de vous parler ici d’absolument toutes les étapes de la nouvelle exposition de la Fondation Custodia. Nous sommes en effet là face à une collection en tout point prestigieuse, d’une grande exigence esthétique dans ces choix mais qui permet au visiteur de prendre la réelle mesure de l’importance du dessin dans le processus créatif. Une grande œuvre d’art ne se produit jamais ex nihilo, et les grands maîtres devaient au préalable produire une somme conséquente d’esquisses, études, réflexions et hésitations avant de produire, au bout du compte, leur chef-d’œuvre final.

DE FRAGONARD À DAVID

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Fondation Custodia

PARIS

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