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Le Rendez-vous des galeries #Octobre

Laura Bourdon 10 octobre 2016

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Chaque mois, exponaute vous concocte une liste des expos à ne pas manquer dédiée à l’actualité des galeries d’art. Une sélection qui se veut non-exhaustive et volontairement éclectique, présentant tant des figures incontournables de l’art contemporain que des expos dédiées à la scène émergente. Voici notre sélection pour le mois d’octobre !

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Kate Mc Gwire © La Galerie Particulière

Kate McGwire, la Galerie Particulière

Il vous reste quelques jours pour découvrir les sculptures fascinantes de l’artiste anglaise Kate McGwire, dont la principale particularité relève de son utilisation de plumes d’oiseaux, soigneusement lavées, triées puis assemblées, donnant naissance à des sculptures d’un autre temps. Entre beauté esthétique et sentiment d’étrangeté, le spectateur se retrouve dans un monde à l’allure quasi-fantastique et enchanteur, devant des oeuvres comme tout droit sorties d’un livre de conte de fées.

Kate McGwire, Scissure, jusqu’au 15 octobre 2016

Giuseppe Penone, galerie Marian Goodman

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Giuseppe Penone © Galerie Marian Goodman

Jusqu’au 22 octobre prochain, la galerie Marian Goodman met à l’honneur l’œuvre de l’italien Giuseppe Penone dans ses deux espaces, à Londres et Paris. L’artiste y expose un ensemble de sculptures et de photographies, dont le dénominateur commun relève du sens du toucher. Grâce à l’empreinte de sa main dans la matière, l’artiste met en évidence la relation presque intime entre l’homme et la nature, entre le geste et le matériau, le corps et l’univers.

Giuseppe Penone, Ebbi, Avro, Non Ho, jusqu’au 22 octobre 2016

Mehmet Ali Uysal, galerie Paris-Beijing

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Mehmet Al Uysal © Galerie Paris-Beijing

« L’espace, tel que nous l’appréhendons par la représentation, est une illusion ». Mehmet Ali Uysal, ayant étudié la sculpture et l’architecture, inclut l’espace comme paramètre de première importance dans son oeuvre. Son but est de nous amener à revoir nos idées préconçues sur l’espace ; il l’utilise et le déconstruit, pour mieux le révéler. Maniant la sculpture, l’installation et la vidéo, l’artiste joue avec notre perception du réel, transforme notre vision cartésienne de l’espace et tâche de rendre visible l’invisible, déconstruisant les murs, pour ainsi reconnecter l’art à son contexte.

Mehmet Ali Uysal, Solutions concrètes (à vos problèmes les plus abstraits), jusqu’au 29 octobre 2016

Marion Catusse et Mitsuru Tateishi, galerie DA-END

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Marion Catusse © Galerie Da-End

Hypothesis of the Origin, c’est la mise en dialogue des travaux de deux artistes. L’un, japonais, Mitsuru Tateishi, présentant des travaux sur toile ou sur papier, révélant les propriétés physiques des pigments ; un travail dont l’écho est donné par celui de l’artiste française Marion Catusse, chez qui l’organique occupe une place essentielle. Marion Catusse allie dans son oeuvre, des éléments sans vie à d’autres, issus du vivant. Aux matériaux tels que le verre, les pierres ou les minéraux, viennent s’ajouter crânes et ossements d’animaux. Interrogeant l’art et la science, positionnant l’infiniment petit à l’échelle du visible, le travail de Marion Catusse se situe à la croisée de la chimie, de la microbiologie et de la minéralogie. Elle explore avec singularité, le lien entre les choses et les êtres, pour une œuvre à l’esthétique pure et sensiblement raffinée.

Marion Catusse et Mitsuru Tateishi, Hypothesis of the Origin, jusqu’au 29 octobre 2016

Valérie Belin, galerie Nathalie Obadia

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Valérie Belin © Galerie Nathalie Obadia

All Star est la dernière série de photographies réalisée par l’artiste française Valérie Belin. Elle représente, à travers onze portraits en couleurs, une série de super-héroïnes répondant aux noms de Miss Marvel, Super Girl ou encore Confessions of the lovelorn. Cette dernière série donne en contraste le style évoquant celui des comics, un univers expressif et direct, avec celui de portraits de femmes à la beauté troublante, le regard fixe et froid. Cette beauté presque inquiétante reflète l’exploration par l’artiste du thème du chaos et du tourment ; Valérie Belin s’appuie en effet sur la beauté pour interroger les stéréotypes de notre société.

Valérie Belin, All Star, jusqu’au 29 octobre 2016

Un Bestiaire mécanique, galerie J. Kugel

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Un bestiaire mécanique © Galerie J. Kugel

Au 27 quai Anatole France se situe la galerie J. Kugel, tenue par la famille Kugel, cinquième génération d’antiquaires originaires de Russie installés à Paris en 1924. La galerie présente régulièrement des expositions, accompagnés de catalogues scientifiques ; Un bestiaire mécanique est le nom donné à la toute dernière exposition de la galerie mettant en scène plus de 30 horloges à automates datant de la Renaissance, conçues entre 1580 et 1630 à Augsbourg. A chaque heure, l’ensemble de ces trésors prend vie. A la croisée des sciences et des arts, c’est la première fois qu’une exposition est consacrée aux horloges à automates ; ayant longtemps fasciné la cour, rivalisant d’ingéniosité et de fantaisie, on les retrouve aujourd’hui dans les plus grands musées historiques.

Un Bestiaire mécanique, Horloges à automates de la Renaissance, jusqu’au 5 novembre 2016

Duane Hanson Olivier Mosset, galerie Gagosian

Duo de choc à la galerie Gagosian, qui prend le pari de faire dialoguer les œuvres de deux artistes, n’ayant à priori que peu de traits de communs. D’un côté, Duane Hanson, sculpteur américain, dont les œuvres hyperréalistes, époustouflantes de précision et grandeur nature, représentent une certaine image de la société américaine, centrée sur les personnages. Les sculptures de Duane Hansson mettent l’accent sur l’ordinaire et le banal, pour en extraire un certain côté « pathos ». Quant à Olivier Mosset, fervant représentant du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) créé en 66 visant à atteindre « le degré zéro de la peinture », l’artiste atteint l’apogée de la neutralité recherchée dans sa série de 200 peintures représentant un cercle noir au centre d’une toile blanche, devenues emblématiques. Cette mise en dialogue invite le spectateur à s’interroger à son tour, reconsidérant sa propre manière d’appréhender l’oeuvre, à travers le regard de ces sculptures édifiantes de réalisme.

Duane Hansson Olivier Mosset, jusqu’au 12 novembre 2016

Roman Moriceau, galerie Derouillon

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Roman Moriceau © Galerie Derouillon

In Heaven everything is fine est la nouvelle exposition présentée galerie Derouillon ; c’est une invitation au voyage dans un ailleurs à la végétation luxuriante, par les travaux de sérigraphie et photographiques de l’artiste berlinois Roman Moriceau, qui investit la galerie pour son second solo-show. L’exposition prend sa source dans une première sérigraphie au cuivre que l’artiste présente à Bruxelles, inspirée d’une visite au jardin botanique de Meise. In Heaven everything is fine, un nom évocateur laissant deviner l’atmosphère paradisiaque qui règne au sein d’une exposition où les plaisirs olfactifs et sonores viennent compléter l’esthétique séduisante des photographies présentées, pour un joli moment de beauté, de plénitude et d’évasion.

Roman Moriceau, In Heaven Everything is fine, jusqu’au 12 novembre 2016

Pierre La Police, galerie Arts Factory

Pierre La Police publie ses premiers dessins dans la presse au début des années 90. Son humour décapant ayant longtemps sévi sur les pages des médias, Les Inrocks, Libé, Rock and Folk, il s’est aussi illustré sur les pochettes de disques et courts métrages, et entretient un lien de proximité avec l’art contemporain. Le plus célèbre des anonymes (Pierre La Police cultive un mystère soigneusement entretenu autour de son identité), investit les quatre étages de la galerie Arts Factory, faisant revivre les personnages de la saga culte « Les praticiens de l’infernal », à travers dessins, projections, archives et travaux numériques, foulant les règles de l’esthétique et détournant les codes de la culture populaire.

Pierre La Police, Mondo Thémistecle, jusqu’au 19 novembre 2016

Lucinda Childs / Sol LeWitt, galerie Thaddaeus Ropac

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Lucinda Childs – Sol LeWitt © Galerie Thaddaeus Ropac – lien vidéo

Créée en 1979, Dance, devenu un monument de l’art chorégraphique, est le résultat d’une intense collaboration entre la chorégraphe Lucinda Childs, le compositeur Philip Glass et l’artiste Sol LeWitt. En trois sections de vingt minutes, Lucinda Childs façonne le courant des corps dans une danse « du flux » faisant écho aux boucles sonores de la composition musicale, ainsi qu’à l’installation filmique de Sol LeWitt, qui double et agrandit chacun des mouvements des corps parcourant la scène. L’exposition de la galerie Thaddaeus Ropac présente des archives de la chorégraphe, à travers une centaine de documents révélant le développement parallèle des méthodes graphiques de la chorégraphe et de Sol LeWitt ; une correspondance basée sur les diagrammes, la sérialité, le mouvement.

Lucinda Childs / Sol LeWitt, jusqu’au 7 janvier 2017

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