Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

A la découverte de l’expo inaugurale du MIMA, musée de la culture 2.0

Laura Bourdon 3 octobre 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

A l’heure où l’art urbain est en pleine effervescence, brisant les codes artistiques traditionnels pour s’ouvrir à de nouveaux univers et de nouveaux rapports, plus directs, avec son public, les musées s’ouvrent eux aussi à l’intégration de nouvelles pratiques en écho avec notre temps. En se positionnant comme témoin mais surtout vecteur de la nouvelle culture dite 2.0, le MIMA (Millenium Iconoclast Museum of Art), situé le long du canal de Bruxelles dans un bâtiment emblématique de la capitale, anciennement occupé par la brasserie Belle-Vue, explore depuis son ouverture au mois d’avril les diverses facette de la culture urbaine. Le musée inaugure ce nouvel espace de 1300 m², avec l’exposition City Lights, visible jusqu’au 31 décembre prochain. 

bis-entrance-musee02_photo_gautier-houba-and-mimamuseum-eu_2016

Entrée du MIMA © Gautier Houba et MIMA Museum

A l’aune de ce projet unique en Europe, deux duos : le couple de galeristes Alice Van den Abeele accompagné de Raphael Cruyt, tous deux soutenus par Michel et Florence de Launoit. Tous sont portés par une même envie, celle de promouvoir les créations actuelles, s’adressant à un public plus vaste et dont la particularité de ces créations réside peut-être en leur décloisonnement. La programmation du MIMA répond en effet à une certaine transversalité, abordant tant la culture musicale que sportive, graphique, plastique et urbaine, afin de refléter au mieux notre monde d’aujourd’hui.

L’espace d’exposition s’étend sur 1300 m², soit quatre étages dont les trois premiers sont réservés aux collections permanentes et expositions temporaires. Une collection permanente qui, à terme, devrait compter une quarantaine d’oeuvres, prêtées par une association de mécènes. Quant aux expositions temporaires, elles sont au nombre de deux par an et imaginées par les maîtres des lieux, le duo Alice Van den Abeele et Raphael Cruyt.

L’exposition inaugurale du MIMA s’intitule City Lights et met en dialogue le travail de cinq artistes américains, dont la notoriété n’est plus à faire sur la scène artistique urbaine. City Lights, c’est une traduction visuelle, une métaphore désignant le travail de ces cinq artistes qui, de par leurs précédents travaux présentés soit dans les rues, soit dans les musées (légalement ou non), ont illuminé le cœur de la ville au gré de créations ludiques. C’est aussi une référence au film de Charlie Chaplin, racontant l’histoire d’un vagabond triomphant de la solitude et de la vanité des charmes consuméristes par l’amour. Ainsi, les commissaires ont souhaité mettre en avant l’esprit cosmopolite et multidimensionnel revendiqué par l’institution à travers leur toute première exposition.

maya-hayuk_mima10_photo-credit_thepickles-and-mimamuseum-eu_2016

Maya Hayuk © The Pickles et MIMA Museum

L’ensemble des étages est donc investi par l’univers très singulier de chacun des artistes, réunis pour la première fois. Le visiteur découvre le travail de Maya Hayuk, issue de la scène punk-rock new-yorkaise s’étant originellement fait connaître par la photographie dans les années 90. Maya Hayuk a par la suite développé sa pratique de la peinture, mettant en œuvre des peintures monumentales abstraites et très colorées qui lui auront valu une reconnaissance internationale. L’artiste s’inspire de références multiples, des mandalas tibétains à la pop culture, faisant émerger au cœur de grands espaces des œuvres dynamiques à l’énergie solaire. Au MIMA, l’artiste repeint l’intégralité de la pièce, du sol au plafond, par de larges motifs géométriques aux couleurs pastels, inspirée par la rythmique de la musique. « Je suis vraiment inspirée par les rythmes et les modèles que la musique peut créer dans mon esprit, je les traduis directement dans mon travail. Je les rends visible, mes œuvres sont une réponse intuitive à la musique », confie l’artiste.

faile_mima04_photo-credit_thepickles-and-mimamuseum-eu_2016

FAILE © The Pickles et MIMA Museum

Un second étage est dédié au travail du duo d’artistes FAILE, dont la pratique se forge en tout premier lieu sur le travail d’images. Le duo collecte les images, il les détourne et les réinterprète à sa manière par le biais de collage, de peinture et d’impression, sur de multiples supports dans la rue ou les institutions. Le travail de FAILE est narratif, le duo raconte une histoire à travers chacune de ses oeuvres, dont les thématiques couvrent généralement la société de consommation et, dans le cas présent, la religion ; FAILE présente ici une installation en écho aux roues de prières asiatiques.

bis-momo_mima_finale_04_photo-credit_thepickles_and-mimamuseum-eu_2016s

MOMO © The Pickles et MIMA Museum

Pour la première fois exposé en institution muséale, l’artiste Momo nous emmène dans un univers aux formes courbes via une sculpture délicatement apposée sur une peinture murale aux motifs géométriques. Un univers à l’esthétique abstraite et pure, aux couleurs vives et primaires. Dans cette même salle, le visiteur découvre en parallèle une vidéo de l’artiste, dévoilant sa maîtrise technique, où précision et répétition du geste règnent en maîtres-mots. Le travail de Momo rappelle la peinture numérique, obéissant à une logique mécanique d’outils créés par l’artiste lui-même.

bis-swoon_mima07_photo-credit_thepickles-and-mimamuseul-eu_2016

Swoon © The Pickles et MIMA Museum

La visite se poursuit jusqu’au sous-sol du musée, exceptionnellement investi par Swoon (dont le travail est déjà entré dans les collections du MoMa). Swoon présente ici une installation éphémère à base de grands découpages de papiers, collés à même les murs en brique, contrastant sensiblement avec les murs rustiques.

Fervent défenseur des cultures urbaines d’aujourd’hui, le MIMA, dont l’ouverture fut retardée par les attaques tragiques ayant secoué la capitale en mars dernier, contribue nettement à l’essor d’une nouvelle dynamique en plein cœur du quartier de Molenbeek dont le nom nous est maintenant et tristement familier. Grâce à son axe cosmopolite, le musée dédié à la culture 2.0 ajoute de nouvelles couleurs au panorama culturel de la ville et renforce sa place de ville culturellement novatrice. Il contribue aussi à son embellissement, son attractivité et sa mixité, attendant pour sa première année d’ouverture pas moins de 300 000 visiteurs.

banniere-thalys

Bon plan Thalys. En seulement 1h22 depuis Paris, Thalys propose 24 liaisons quotidiennes entre Paris et Bruxelles, soit un départ toutes les demi-heures. A partir de 19 euros en IZY, 29 euros en Thalys en Comfort 2 tarif No-Flex, et 65 euros en Comfort 1 tarif Semi-Flex, profitez de tarifs avantageux pour circuler facilement et agréablement entre les deux capitales au bouillonnement culturel ! A noter, Thalys offre gratuitement l’accès au WiFi à l’ensemble de ses passagers. En Comfort 1, un repas vous est servi à votre place et la presse internationale mise à votre disposition. N’attendez plus, réservez votre billet !

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE