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Nuit Blanche 2016 : ce qu’il ne faut pas rater !

Agathe Lautréamont 1 octobre 2016

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Qu’on se le dise ! S’il y a bien un événement culturel à ne surtout pas manquer en cette fin de semaine, c’est bel et bien la Nuit Blanche ! Bien sûr, les grandes institutions muséales vont se prêter au jeu et jouer les couche-tard en ouvrant leurs portes jusqu’au bout de la nuit. Mais il n’y a pas que cela… Cette année, le parcours d’œuvres contemporaines s’est concentré autour de la Seine, dans des quartiers au cœur de Paris (ce même cœur qu’on trouve sur les affiches). En suivant les pas du personnage de Poliphile, notre héros d’une nuit, nous pénétrons dans un autre univers.

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La Nuit Blanche est décidément un moment à part dans la sphère artistique. Grâce aux installations prévues dans le cadre de cet événement, que nous avons pu découvrir avec un peu d’avance, la note de cette année 2016 est résolument d’une tonalité poétique. La nuit en elle-même devient poésie, où les œuvres proposées par les créateurs à cette occasion se muent en vers qui nous racontent une aventure, une histoire passionnée ou une énigme à décrypter. Chez Exponaute, on a donc passé une Nuit Blanche un peu en avance, et comme il serait bien trop long de tout décrire tant les œuvres sont nombreuses et importantes, voici nos coups de cœur, nos chouchous, bref, ce qu’il ne faudra absolument pas rater dès ce soir, 19H… Suivez le guide !

Matthew Barney et le rapport au corps

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© Matthew Barney

Si l’on devait définir qui est Matthew Barney en un seul et unique mot, ce serait probablement celui-ci : polyvalent. Car le créateur dont il est ici question manie aussi bien le crayon pour dessiner, les matériaux pour sculpter que l’imaginaire pour produire des installations toujours plus étonnantes les unes que les autres. Et une fois encore, Matthew Barney nous a surpris, dans le bon sens du terme !

Laissez ainsi vos pas vous guider du côté du quai de Conti. Là, la façade chargée d’Histoire de la Monnaie de Paris se dresse fièrement face à vous. Habituellement, c’est à l’intérieur que l’on peut découvrir des pièces de la création contemporaine mais cette fois-ci, il suffit de se trouver à deux pas de la Seine. L’œuvre projetée sur la façade est une surprise, qui souffle le spectateur et le pousse à s’interroger sur son propre rapport au corps humain. Dans des images impressionnantes, on découvre la traversée de l’Atlantique réalisée par l’artiste, dans une quête du dépassement de soi…

Anish Kapoor et les abysses

Notre héros Poliphile se serait-il noyé à cet endroit précis de la Seine ? C’est en tout cas ce que laisse entendre la légende… Toujours est-il que dans les eaux du fleuve d’ordinaire plutôt calmes, on peut voir désormais un terrible tourbillon. La Seine s’enroule sur elle-même, dans une spirale qui paraît ne jamais s’arrêter, indéfiniment. Kapoor a créé là une sorte de danse aqueuse éblouissante et qui attire, attire, attire notre regard. On ne peut pas détacher nos yeux de ce vortex. Le magnétisme est bien trop puissant.

C’est bien là le travail d’Anish Kapoor, qu’on ne présente plus. Le créateur superstar qui investit les jardins de Versailles ou qui achète (carrément !) une couleur. Mais dans le cas précis du tourbillon des eaux de la Seine, l’artiste s’est fait étrangement discret. Pas de clinquant ni de monumentale. Simplement une œuvre puissante, qui joue avec notre fascination pour les abîmes secrets, les profondeurs inquiétantes qui recèlent des mystères insondables.

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Stéphane Thidet lui, est devant l’Hôtel de Ville !

Christian Rizzo et le geste

Quittons désormais les eaux tumultueuses de la Seine pour nous diriger du côté du parvis de la cathédrale Notre Dame. Là se trouve un des complexes hospitaliers les plus anciens de la capitale française : l’Hôtel Dieu. L’espace est étrangement méconnu des habitants de Paris. La Nuit Blanche tombe donc à point nommé pour découvrir cette construction dont les murs sont lourds d’une longue, très longue histoire. Ici, les visiteurs pourront découvrir une installation de la main de Christian Rizzo.

Un créateur à part que ce Rizzo puisque non seulement il peut se targuer du titre d’artiste mais également, et voici sa double casquette, de celui de chorégraphe ! Or, ce mélange de deux influences nous offre une œuvre incroyable… Les visiteurs se trouvent face à un miroir, ce miroir étant suspendu dans les airs par un filin. L’œuvre va nous renvoyer notre propre reflet, nos membres mouvements, nos geste fugaces. Dans le reflet, nous devenons nous-mêmes des danseurs, des artistes sur une scène de spectacle.

Erwin Olaf, des visages et des figures

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© Erwin Olaf

Il se murmure çà et là que c’est sous ce grand arbre, non loin de l’actuel Hôtel de Ville, que notre héros Poliphile se serait endormi. Le temps s’est suspendu tandis qu’il fermait les yeux pour un repos bien mérité. Son visage était doux, apaisé. Alors Erwin Olaf, inspiré par le repos de Poliphile, a à son tour imaginé des visages. Une multitude d’entre eux. Ces traits, ces yeux, ces bouches, il les a imaginés de tous les âges, masculins ou féminins. Ils sont projetés sur les fenêtres de la mairie de la capitale.

Les vidéos ont été réalisées en slow-motion, ce qui fait que nous avons le sentiment, nous spectateur, de les voir se modeler, s’animer, puis s’effacer sous nos yeux. La magie opère, nous avons le sentiment d’assister à un spectacle unique en son genre. Les traits de lumière viennent orner une prunelle, une ride au coin de la bouche. Qui sont ses personnes ? Poliphile, nous autres passants, des allégories de la poésie et de l’art.

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