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Arts numériques : les portraits virtuels hyperréalistes de Catherine Ikam

Jéremy Billault 26 septembre 2016

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Pour débuter sa saison 2016-2017, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, spécialisé dans les arts numériques, a décidé d’inviter une artiste de renom : Catherine Ikam. A travers une exposition intitulée « Point Clouds Portraits », l’artiste présente une série de portrait virtuels et interactifs à la fois surprenants, ludiques et forts en émotions. 

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© Catherine Ikam & Louis Fléri

Du côté d’Enghien-les-bains, on avait tendance à s’habituer à l’inhabituel. Nommée ville créative en matière d’arts numériques par l’UNESCO (seule Lyon peut en dire autant en France), Enghien rayonne dans le domaine culturel grâce à son Centre des Arts, dont la programmation touche à tous les arts et à toutes les pratiques en lien avec le numérique. Côté exposition, si l’on se souvient des robots un peu barrés de Zaven Paré, figure emblématique de la robotique internationale, celle qui accompagne l’ouverture de cette nouvelle saison laissera elle aussi, sans aucun doute, un souvenir particulier à ses visiteurs.

Jusqu’au mois de décembre, le Centre des Arts d’Enghien a une nouvelle fois invité une artiste référence dans son domaine : Catherine Ikam, pionnière des arts numériques. En collaboration avec Louis Fléri, l’artiste présente une série d’œuvres fascinantes, tant par la prouesse technique qu’elles représentent que par leur sujet de prédilection : le visage. Des millions de points s’assemblent, se désagrègent, pour former et dissiper les visages virtuels incroyablement réalistes de portraits virtuels à la fois émouvants et lourds de significations.

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© Catherine Ikam & Louis Fléri

Certaines œuvres sont des installations : un fauteuil, une caméra qui se calque sur un visage et sur chacun de ses mouvements. Outre la dimension ludique du premier abord (on penche la tête à gauche, à droite, on cligne des yeux pour s’assurer que tout cela fonctionne), le visage qui nous regarde et qui réagit à chacun de nos mouvements devient rapidement une projection virtuelle prenante, un alter ego qui parfois disparaît sous nos yeux en un mouvement. Inhabituel, donc, car chaque oeuvre est presque quelqu’un, un portrait hyperréaliste qui nous fixe, qui bouge, qui se déplace avec la poésie infinie que lui confère le nuage de points qui le composent.

Mais le point d’orgue de l’exposition est une oeuvre d’un autre genre : un grand écran qui diffuse en 3D un espace dans lequel on se déplace, on voyage (à l’aide d’une  de molette) dans la mémoire de l’artiste. Des images, des photos, des vidéos, flottent dans les airs accompagnées de visages modélisés en 3D : un voyage littéral dans la mémoire de l’artiste, une vie qui défile et une prouesse technique au service de l’émotion, de la réflexion et de l’identité. A quelques kilomètres de Paris, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains propose donc une nouvelle fois une exposition unique, une carte blanche offerte à une artiste majeure et une série d’œuvres bouleversantes et futuristes. A découvrir jusqu’au 11 décembre.

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