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À la galerie Art en Transe, Brice Portolano ou l’appel de la nature

Agathe Lautréamont 15 septembre 2016

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Vingt-cinq ans seulement et déjà un sacré pedigree à son actif, Brice Portolano est un jeune photographe prometteur, déjà remarqué, notamment, par National Geographic . Un artiste entier, intègre, passionné, qui dédie son travail à la rencontre des hommes et des femmes qui ont décidé d’opérer un retour à la nature dans leur vie quotidienne. Des choix d’existence radicaux, surprenants dans une époque mondialisée et urbanisée à outrance, mais qui fascine le jeune homme qui a décidé de les suivre dans leur quête de vérité. La galerie Art en Transe expose une sélection des plus belles images de Portolano. À voir jusqu’au 25 septembre 2016…

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© Brice Portolano

Il est tard, déjà, sur cette étendue préservée, où le sol qu’on devine sec laisse échapper une intense poussière brune. Les rayons du soleil couchant, cette fameuse « golden hour » si aimée des photographes, vient s’emprisonner dans cette sorte de fumée de terre, de sable et de végétation asséchée que soulève, dans sa course furieuse, un cheval fougueux. Son licol est relié à une épaisse corde de chanvre, dont l’extrémité est tenue fermement par un éleveur, arborant chapeau et chemise à gros carreaux. Ou peut-être est-ce à un authentique cow-boy, comme les films de l’âge d’or Hollywoodien aiment à nous les présenter ?

Toujours est-il que l’on vibre en même temps que le sol sous les sabots ferrés de l’animal. L’étalon semble courir vers nous, dessinant une vaste courbe. Sa silhouette marron s’accorde avec perfection dans la spirale d’or, cette courbe harmonieuse pour l’œil et le cœur, également recherchée dans les compétitions photographiques. Sous ses jambes, la lumière rasante du soir dessine des rais que l’astre du jour darde dans une composition grandiose. D’emblée on le sait, on est là face à un photographe très doué, et qui a du talent à revendre.

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© Brice Portolano

Ce photographe, c’est Brice Portolano. Né en 1991, le jeune homme suit un cursus artistique et sitôt sa formation photographique terminée aux Gobelins, à Paris, il boucle son sac et s’envole. Sur ses billets d’avion, des destinations aux noms qui laissent rêveur. L’Alaska, les grandes plaines des États-Unis, la Laponie…  On comprend mieux le titre de l’exposition qui, de prime abord, peut apparaître comme quelque peu obscur : « No Signal ». Ces deux mots, ce sont ceux qui s’affichent désespérément sur nos outils connectés, tablettes et téléphones portables, à partir du moment où tout réseau est inexistant. Et il n’y a que dans les régions isolées du globe qu’il est impossible d’utiliser ces outils made-in XXIe siècle.

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© Brice Portolano

Le projet photographique a été commencé en 2013, suite à un constat : l’être humain n’a jamais autant vécu dans des espaces citadins. Jamais il n’a été autant dépendant des nouvelles technologies, des nouveaux modes de communication dématérialisés et donc si éloigné de la nature. En réaction à cette époque où tout va trop vite, certains individus ont donc décidé d’opérer un retour à la nature, changeant parfois drastiquement d’existence pour mener une vie plus saine, plus essentielle, plus proche de leurs attentes spirituelles, sociales et humaines.

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© Brice Portolano

Mais Portolano ne se contente pas d’aller à leur rencontre pendant une semaine, saisir les clichés dont il a besoin, et s’en retourner. Non. L’artiste a à cœur de passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en compagnie des personnes qu’il a décidé de rencontrer et photographier. Ce n’est qu’en pleine immersion dans un univers, qu’en vivant la vie de ses hôtes, en ressentant ce qu’ils ressentent, en participant à leurs activités de tous les jours, que le photographe se sent suffisamment à l’aise pour saisir des clichés superbes.

Et ces images, elles sont parfaitement maîtrisées. La gestion de la lumière se fait comme au cordeau, les compositions sont toujours dynamiques, ou invitent au contraire à un apaisement, un moment de silence intérieur, où la seule contemplation de la beauté de la nature suffit ; comme si tout mot était superflu.

BRICE PORTOLANO

08/09/2016 > 25/09/2016

Galerie Art en Transe

PARIS

Alors que plus de la moitié de la planète vit en milieu urbain, l’Homme n’a jamais été aussi déconnecté de la nature et des grands...

Exposition terminée
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