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Nuit Blanche 2016 : un parcours onirique, romancé et généreux

Jéremy Billault 13 septembre 2016

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A un peu plus de deux semaines des festivités, la 15ème édition de la Nuit Blanche vient de dévoiler l’intégralité de son programme. Grande nouveauté cette année, le parcours suivra une histoire, l’aventure d’un personnage dont les péripéties seront les œuvres. Une aventure palpitante où l’on croisera notamment Anish Kapoor, Stéphane Thidet et Abraham Poincheval…

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L’affiche par Fabrice Hyber

Qu’on se le dise, l’édition 2016 de la Nuit Blanche sera généreuse. Généreuse, en tout point de vue : 37 œuvres dans le parcours In (plus d’une centaine en OFF), et un budget plus important que jamais (1,2 millions de fonds publics, comme en 2015 et 1 million de financement privé, soit deux fois plus que l’année dernière), le tout déployé au fil de la Seine, de l’Hotel de Ville jusqu’à Issy-les-Moulineaux. Mais cette générosité, elle est surtout celle de Jean de Loisy, actuel directeur du Palais de Tokyo, qui, lorsqu’on l’a invité à être directeur artistique de la Nuit Blanche, a décidé d’y mettre les formes et de faire du parcours une aventure dont la Seine serait le fil conducteur.

Parcours

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Alain Fleischer, Autant en Emporte le Vent, simulation du projet pour Nuit Blanche, 2016. Courtesy de l’artiste

On vous invite donc, cette année tout particulièrement, à suivre dans l’ordre les œuvres du parcours pour profiter pleinement du scénario imaginé par Jean de Loisy et son équipe. Ce scénario suivra l’histoire de Poliphile éperdument amoureux de celle qu’il recherchera tout au long du parcours : Polia (d’où Poli-phile). Pour entrer de cet univers onirique, une nouvelle de Yannick Haenel paraîtra sur le site de la Nuit Blanche quelques jours avant le début des festivités : on y découvrira l’histoire de Poliphile et son aventure semées d’embûches, à la rencontre des œuvres.

Kapoor, Thidet et Peterson

Solitaire is a site specific art installation by Stephane Thidet in the old sacristy at the College des Bernardins in Paris.

L’installation de Stéphane Thidet au Collège des Bernardins © Stéphane Thidet

Tout commencera Gare de Lyon, où une fresque d’Alain Séchas et Abraham Poincheval perché tout une semaine au dessus d’un mât guetteront l’arrivée de Poliphile quelques jours avant le 1er octobre. S’ensuivra un long parcours (qui devrait durer entre 2h30 et 3h) où s’enchaîneront plutôt rapidement les œuvres (on espère que cela évitera les files d’attente interminables).

Si les 37 étapes sont dignes d’intérêt, chacune représentant une péripétie pour un Poliphile en quête de sa bien-aimée, on attend certaines d’entre elles avec beaucoup d’impatience. Tout d’abord, la forêt enchantée de Stéphane Thidet, déclinaison des arbres suspendus présentés au Collège des Bernardins, réalisée grâce au soutien d’Emerige sur la place de l’Hôtel de Ville. Belle incarnation de cette Nuit Blanche pleine de rebondissements, l’atelier des cœurs brisés du Pont de l’Arcole, où l’on récoltera des morceaux de cœur brisés à la tronçonneuse que l’on emmènera jusqu’au Quai Branly, où ils seront à nouveau rassemblés.

L’image marquante de cette édition sera certainement le vortex imaginé par Anish Kapoor installé à même la Seine tandis que les amateurs de sensations électroniques s’arrêteront du côté des Invalides au concert organisé par We Love Art (que l’on connait à Paris pour le festival Peacock Society). A noter aussi que le premier étage de la Tour Eiffel sera en accès libre le soir de la Nuit Blanche, pour que les visiteurs puissent admirer dans les meilleures conditions la fresque monumentale du street-artist américain Cleon Peterson d’une surface de 500 mètres carrés.

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Anish Kapoor, Descension, simulation, 2016. Courtesy de l’artiste

Plus qu’une succession d’œuvres d’art, Jean de Loisy a mis un point d’honneur à faire de cette Nuit Blanche une expérience, en imaginant une histoire que les artistes pourraient raconter, une histoire d’amour, de rêve, une succession d’images et de sons (on attend la reconstitution de la grotte Chauvet dans le tunnel des Tuileries et ses dizaines de choristes) et une aventure onirique hors du commun. Certains craignent un excès de naïveté, on leur répondra qu’il s’agit là de bons sentiments qui, à l’image de l’affiche très originale, seront un prétexte qui servira la créativité et le spectacle. Rendez-vous, donc, le 1er octobre !

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