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Le Rendez-vous des galeries #Septembre : tour d’horizon de la rentrée 2016

Laura Bourdon 9 septembre 2016

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La rentrée de l’art contemporain promet de belles et riches surprises, aussi, du côté des galeries. Entre grandes stars de la création actuelle et figures émergentes, démultiplication des médias, propositions novatrices et invitation à l’expérimentation… Cap sur le premier épisode de notre nouveau Rendez-vous mensuel : un tour d’horizon des expositions immanquables de ce mois de septembre.

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Installation View © Ai Weiwei, galerie Max Hetzler

Le calme plat du mois d’août fait place à une rentrée des plus foisonnantes dans les espaces des galeries. Au programme, des propositions enthousiasmantes où convergent d’emblématiques figures artistiques (on retrouve Ai Weiwei, Takashi Murakami ou encore Tinguely, pour ne citer qu’eux), auprès de figures montantes et de noms déjà bien installés sur la scène contemporaine. Encore une bonne raison de sillonner le tout-Paris à la découverte de voyages sensoriels inédits, accessibles au plus grand nombre (et gratuit). Et qui dit rentrée, dit bonne résolution. C’est pourquoi Exponaute vous donne deux nouveaux rendez-vous : une sélection du meilleur des artistes émergents proposée par Lechassis ainsi qu’une « sélection maison » (absolument non-exhaustive !) mais volontairement éclectique, dans ce tout nouveau format que l’on vous invite à découvrir chaque mois. Bienvenue donc, dans notre premier Rendez-vous des galeries, épisode 1, septembre 2016 (classement par ordre chronologique).

Lucille Clerc, SLOW galerie

La Slow Galerie accueille ce mois-ci une jeune artiste française déjà habituée des lieux : Lucille Clerc. Fascinée par l’esthétique des plantes et de la végétation, l’illustratrice a imaginé une « Garden Party » où la nature reprend ses droits sur la ville dans un univers onirique, une osmose entre nature et architecture. Un voyage intense, intime et très original où l’on respire et où l’on rêve.

Lucille Clerc, Garden Party, jusqu’au 23 septembre – infos pratiques 

Mathias Kiss, galerie Alain Gutharc

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Mathias Kiss, Installation In Situ, 2016 © Galerie Alain Gutharc

Avez-vous déjà foulé un sol entièrement recouvert de feuilles d’or ? C’est l’expérience singulière et unique proposée par Mathias Kiss, Lauréat du Prix YIA Art Fair 2016 pour l’art contemporain (Bruxelles), qui investit la galerie Alain Gutharc jusqu’au 24 septembre. Ancien compagnon du devoir, l’artiste mène une réflexion sur l’ornementation à travers les codes passés et futurs de l’habitat. Avec cette proposition immersive entre savoir-faire artisanal et expérimentation contemporaine, Mathias Kiss questionne, à travers cette installation sobrement intitulée In Situ, à la fois le support, l’espace de la galerie et sa perception ainsi qu’un certain rapport au sacré.

Le visiteur est confronté à une galerie vidée de tout contenu, dont le vide est encore accentué par la présence d’un socle blanc. L’or, communément employé à des fins ornementales ou pour souligner sur des corniches notamment la délimitation d’espaces intérieurs classiques, est ici réinterprété. L’artiste opère un renversement radical de sa fonction et si l’on peut dire de son statut. « Doit-on, peut-on, va-t-on marcher dessus ou pas ? Cela reviendrait à fouler au pied les feuilles d’or, à participer à leur usure, à leur disparition progressive. (…) Il va bien falloir avancer pour en avoir le cœur net » (extrait du Communiqué de presse, par Judicaël Lavrador).

Mathias Kiss, In Situ, jusqu’au 24 septembre 2016 – infos pratiques 

Arts Factory 20 ans !

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© Arts Factory

Jusqu’au 24 septembre, la galerie Arts Factory célèbre son vingtième anniversaire en exposant ses archives, des sérigraphies, affiches, flyers, ou autres graphzines, édités en marge de ses expositions depuis 1996. Une rétrospective protéiforme, abordable, susceptible de plaire à la fois au grand public et aux passionnés, qui se jetteront sur les œuvres collectors épuisées, remis en vente pour l’occasion.

Arts Factory 20 ans !, jusqu’au 24 septembre 2016 – infos pratiques 

Katarzyna Kozyra, galerie Christophe Gaillard

La galerie Christophe Gaillard accueille pour la première fois en France une figure importante de la scène artistique polonaise, Katarzyna Kozyra. A cette occasion, la galerie présente l’installation vidéo Le Sacre du Printemps, prenant sa source dans l’œuvre éponyme de Stravinsky créée en 1913. Dans la continuité de l’œuvre du compositeur russe, Katarzyna Kozyra explore la lutte des contraires et la dualité : masculin-féminin, vie-mort, jeunesse-vieillesse, force-faiblesse, nous en offrant une remarquable synthèse, aboutie formellement, et riche de sens.

Katarzyna Kozira, All that Beauty, jusqu’au 1er octobre 2016 – infos pratiques 

Ai Weiwei, galerie Max Hetzler

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Installation View © Ai Weiwei, galerie Max Hetzler

Figure incontournable de la scène artistique chinoise, six sculptures de l’artiste militant et subversif Ai Weiwei sont actuellement visibles à la galerie franco-allemande Max Hetzler et pour la première fois représenté par une galerie à paris. Fervent collectionneur d’antiquités chinoise, l’artiste travaille de multiples matériaux comme le jade, la porcelaine ou encore le marbre. L’exposition met en avant ce côté protéiforme. Chacune des œuvres présentées sont en lien direct avec les combats que mène l’artiste au quotidien.

Une caméra de surveillance de marbre blanc en écho à celles installées par les autorités sur son studio à Pékin, ou encore Bicycle Basket with Flowers in Porcelain, en référence à la performance pacifiste menée par l’artiste lors de la confiscation de son passeport. Une exposition qui pousse à l’éveil et la réflexion, tant politique qu’humanitaire.

Ai Weiwei, jusqu’au 8 octobre 2016 – infos pratiques 

Ann Veronica Jannsens, galerie Kamel Mennour

Kamel Mennour nous invite au voyage avec l’exposition qu’il consacre à l’artiste belge Ann Veronica Jannsens. Pour cette seconde monstration, l’artiste invite le spectateur à un voyage au cœur de lui-même, une exploration de sa propre perception via l’expérimentation de chacune des propositions, intégrées à l’espace. Un triptyque de vitres irisées, des monticules de paillettes, une invitation à nous « mettre en route pour réveiller dans la vision ordinaire les puissances du sommeil » (Maurice Merleau-Ponty).

Ann Veronica Janssens, jusqu’au 8 octobre 2016 – infos pratiques

Jan Kopp, galerie Eva Meyer

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© Galerie Eva Meyer

Jan Kopp revient à la galerie Eva Meyer pour sa quatrième exposition personnelle, une exposition protéiforme rassemblant un ensemble d’installations, de vidéos et de dessins, à l’image des différentes formes artistiques explorées par l’artiste dont la pratique s’attache à n’en privilégier aucune.

Récemment exposé à la galerie des enfants du Centre Pompidou, en 2014 puis en 2015 au travers deux expositions « A deux milles mètres d’ici » et « Soulever le monde », Jan Kopp questionne notre mode d’existence, notre perception et notre expérimentation du monde. La ville est un thème récurrent dans le travail de l’artiste, dont on découvre ici les pérégrinations à travers quatre vidéos.

Jan Kopp, Gespenter, jusqu’au 12 octobre 2016 – infos pratiques 

Alex Katz, galerie Thaddaeus Ropac

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Dogwood, 2016 © Alex Katz, Galerie Thaddaeus Roppac

New Landscapes, c’est le titre de la seconde exposition d’Alex Katz que présente Thaddaeus Ropac. L’artiste américain investit la galerie du marais, explorant les paysages à travers une vingtaine d’esquisses et plusieurs tableaux monumentaux du même thème. Une figure picturale moins connue du peintre américain, plus facilement associé au traitement de portraits ou scènes de groupes. D’une beauté formelle rare, tâchant de capter l’instant, l’exposition nous plonge une fois de plus dans l’univers épuré, réaliste et minimal de l’artiste qui fonde sa pratique sur une économie de traits. Un style tout en sobriété, donnant lieu à des compositions apaisantes.

Alex Katz, New Landscapes, Jusqu’au 15 octobre 2016 – infos pratiques 

Valérie Mrejen, galerie Anne-Sarah Bénichou

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La Baule, Ciel d’orage, 2016 (vidéo) © Valérie Mréjen, galerie Anne-Sarah Bénichou

Plasticienne, réalisatrice, écrivain, la galerie Anne-Sarah Bénichou propose pour la première fois une exposition de l’artiste Valérie Mréjen. Roots, se référant aux racines, explore le thème de la famille à travers une série de dessins et de vidéos. Jouant tantôt avec les images, tantôt avec les mots, l’artiste nous plonge ici dans une mystification affective, témoignant avec douceur d’une tragique vérité : entre faux-semblants, clichés, événements quotidiens et détails burlesques de l’existence.

Valérie Mréjen, Roots, jusqu’au 23 octobre 2016- infos pratiques 

Jean Tinguely, galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

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Radio WNYR 10, 1962 © Jean Tinguely, galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

25 ans que l’artiste Tinguely nous a quittés. A l’occasion de cette date anniversaire, la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois rend hommage à cette figure majeure du XXe siècle. La galerie consacre une exposition articulée autour de quinze sculptures majeures de l’artiste, explorant le mouvement et le son, datées d’entre 1960 et 1963. Une déambulation attendue, qui ne laisse pas indifférent.

Jean Tinguely, ’60s, Du 9 septembre au 29 octobre 2016 – infos pratiques 

Gregory Crewdson, galerie Templon

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© Galerie Templon

Pour la première fois en Europe, Gregory Crewdson expose sa dernière série Cathedral of the Pines, composée de 31 photographies qui seront exposées conjointement entre la galerie Templon Paris et son pendant à Bruxelles. Figure emblématique de la photographie américaine, fils de psychanalyste, une enfance ayant poussé l’artiste à réaliser des photographies à la limite entre le cinéma fantastique et le drame psychologique.

Gregory Crewdson s’attache aux mises en scène, dont chaque détail est savamment planifié en collaboration avec une équipe de tournage : acteurs, décors, accessoiristes. Il capture les personnages, figés dans la nature, ou dans des scènes d’intérieur ambiguës, jouant sur les tensions entre art et réalité. Une mise en scène de laquelle émane une impression de mystère où le drame affleure…

Gregory Crewdson, Cathedral of the Pines, du 10 septembre au 29 octobre 2016 – infos pratiques 

Takashi Murakami, galerie Perrotin


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Titled to be determined, 2016, © Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Galerie Perrotin

C’est la 12e collaboration entre l’artiste phare Takashi Murakami et la galerie Perrotin, depuis sa première exposition monographique hors du Japon organisée en 1995 en ces mêmes lieux. Cette fois, une quarantaine d’œuvres récentes de l’artiste sont montrées sur les trois espaces de la galerie. Les thèmes récurrents de l’artiste, les arhats, les peintures enso (fruit d’une pratique spirituelle) ou encore, une série de diptyques et de triptyque en hommage à Francis Bacon sont ainsi regroupés, mettant à l’honneur les motifs récurrents de l’artiste, et notamment les vanités omniprésentes dans l’iconographie de Murakami depuis toujours.

Takashi Murakami, Learning the Magic of Painting, du 10 septembre au 23 décembre 2016 – infos pratiques 

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