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Air Ink : quand la pollution se transforme en encre pour les artistes !

Agathe Lautréamont 7 septembre 2016

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Air Ink. C’est le nom d’une toute nouvelle matière qui a été mise au point par l’équipe d’inventeurs des Graviky Labs. Le principe ? Produire des encres et des pigments noirs de grande qualité et d’une profondeur intense. Jusqu’ici, rien d’original. À ce petit détail près que ces matériaux ont été conçus à partir de la pollution au gaz carbonique émise par les pots d’échappement de nos voitures ! Ou comment réaliser une œuvre d’art tout en faisant un geste écolo…

air

Capture d’écran d’une vidéo promotionnelle pour Air Ink

Si de nombreux scientifiques s’arrachent les cheveux afin de trouver une solution durable pour combattre la pollution de l’air et les particules fines relâchées chaque jour par l’industrie et les automobiles, certaines start-up de leur côté, jouent les alchimistes. À défaut de transformer le plomb en or, ils transforment le gaz carbonique en… peinture ! De la peinture et des encres, parfaitement utilisables par les artistes et sans aucun risque pour la santé.

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Capture d’écran d’une vidéo promotionnelle pour Air Ink

Cette invention originale, on la doit au laboratoire Graviky Labs, une société de recherche située en Inde et qui produit des stylos, des crayons et de la peinture à l’huile. Les pigments noirs contenus dans leurs produits ont une origine toxique, puisque rejetés par les pots d’échappement des voitures, mais ont ensuite été savamment retravaillés par les chercheurs pour devenir du matériel parfaitement utilisable, à destination des artistes.

Ink captured by Graviky Labs

De la peinture en cours de préparation © Graviky Labs

Mais comment récupère-t-on les particules fines émises par les automobiles ? C’est très simple. Graviky Labs a mis au point un « piège » à particules que l’on place au niveau du pot d’échappement, et qui va se charger de récupérer ce fameux nuage noir émis à chaque démarrage. La suie polluante est ensuite récupérée par le laboratoire, qui se charge d’en ôter toute substance cancérigène pour obtenir finalement une matière d’un noir profond, fondé sur le carbone, qui est à nouveau transformée pour obtenir finalement les encres et les peintures.

Pour ce faire, la suie noire est mélangée à des huiles, qui donnent de la peinture à l’huile. Graviky Labs l’assure : pour l’utilisateur, il n’y a aucune différence entre les classiques peintures trouvables partout sur le marché et leurs encres à base de polluants !

A mural in Hong Kong painted with Air Ink

Une fresque à Hong-Kong peinte avec Air Ink © Graviky Labs

Graviky Labs explique qu’il suffit de 45 minutes d’émission de particules fines suffit pour obtenir 30 millilitres d’encre et de peinture (de quoi remplir un stylo bille classique). Mais l’entreprise indienne ne compte pas s’arrêter là et met également au point des « pièges » pour les cheminées d’usines. Mais qu’en est-il du terrain ? Les encres et peintures sont-elles de bonne qualité ?

Le mieux est encore de poser la question aux principaux intéressés… Air Ink a donc été distribuée à un groupe de sept artistes de rue, qui ont utilisé le matériau pour créer une fresque en plein cœur de Hong-Kong. Le lieu n’a bien sûr pas été choisi au hasard : la mégalopole asiatique figure parmi les villes les plus polluées du monde…

A mural in Hong Kong painted with Air Ink (click to enlarge)

Une fresque à Hong-Kong peinte avec Air Ink © Graviky Labs

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