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L’Égypte construit un nouveau musée face aux pyramides de Gizeh

Agathe Lautréamont 30 août 2016

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D’ici la fin de l’année 2016, l’Égypte pourra s’enorgueillir d’un tout nouveau musée, et non des moindres. Le Grand Musée Égyptien (autant annoncer de suite la couleur) est encore en cours de construction, non loin du fantastique plateau de Gizeh où se dressent les pyramides millénaires. Pour un coût (initial) de 550 millions de dollars, le studio Heneghan-Peng espère bien frapper un grand coup pour marquer l’histoire de l’architecture, mais surtout, donner un coup de fouet à l’économie égyptienne qui, essentiellement fondée sur le tourisme, souffre depuis de longs mois d’un fort ralentissement…

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La façade du musée © Studio d’architecture Heneghan-Peng

On nous excusera le jeu de mot convenu, mais le projet de musée qui est sur le point de se terminer non loin du plateau de Gizeh, en Égypte, est véritablement… pharaonique ! Lancée en février 2002, l’étude pour l’érection de cette nouvelle institution culturelle a reçu le soutien de l’Unesco et espère bien offrir à ses futurs visiteurs une expérience de visite sans commune mesure : un véritable portail dans le temps qui transporterait les curieux directement à l’époque de l’Égypte antique.

Quatorze ans plus tard, le cabinet Heneghan-Peng voit enfin pointer à l’horizon l’achèvement des travaux, et espère réaliser l’impossible : que l’institution culturelle puisse se dresser fièrement, sans rougir, à quelques encablures des trois pyramides des pharaons Khéops, Khéphren et Mykérinos.

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L’intérieur du musée © Studio d’architecture Heneghan-Peng

Ouverture en 2017

Interviewé par Daily News Egypt, le Ministre des Antiquités égyptien s’est montré confiant quant à l’achèvement prochain du Grand Musée Égyptien. Celui-ci devrait être terminé à la toute fin de l’année 2016, ce qui permettrait une ouverture (malheureusement encore partielle) en 2017. Partielle, car l’ouverture complète ne devrait pas se faire avant l’horizon 2018.

Et ce, malgré la présence quotidienne sur le chantier de 3000 à 5000 ouvriers qui tentent de rattraper le temps, tandis que le budget initial, de 550 millions de dollars, s’est envolé pour approcher au bout du compte le milliard. Mais on commence à être habitué : les travaux ne se terminent jamais dans les temps et les budgets, jamais respectés. Mais il fallait au moins cela pour le lancement de ce qui s’annonce comme l’un des plus grands musées du globe.

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La façade du musée © Studio d’architecture Heneghan-Peng

Un projet de longue date

À l’origine, le Grand Musée Égyptien a été évoqué pour la première fois au début des années 1990, inspiré par un projet du ministre de la Culture Farouk Hosni. Une première date d’ouverture avait été avancée pour 2011, mais les aléas politiques et financiers avaient retardé l’érection du bâtiment.

Tandis que l’ouverture est sur le point de devenir réalité, les chiffres donnent d’ores et déjà le tournis : pas moins de 100 000 pièces constitueront les collections permanentes, et 5500 d’entre elles viendront uniquement de la tombe du plus célèbre des pharaons : Toutânkhamon. La grande majorité de ces pièces sera d’ailleurs, pour la première fois, exposée au public.

Avec près de 8640 mètres carrés d’espace d’exposition, le Grand Musée Égyptien a été pensé de A à Z pour offrir des salles larges aussi bien pour le public que pour les œuvres, mais surtout des conditions de conservation optimales pour les pièces, sous-entendu meilleures que celles actuellement proposées par le Musée Égyptien de la place Tahrir, au Caire, qui a conservé la collection des artefacts liés à Toutânkhamon pendant quatre-vingts ans.

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L’intérieur du musée © Studio d’architecture Heneghan-Peng

Relancer le tourisme

Une vaste galerie sera totalement consacrée au trésor de la tombe du jeune pharaon découverte par l’archéologue Howard Carter en 1922. La plupart des pièces qui seront exposées au Grand Musée Égyptien proviendront en effet des réserves de l’institution du Caire, mais également de celles d’autres musées répartis sur le territoire égyptien.

Mais bien évidemment, une telle ouverture pour 2016 ne représente pas seulement un événement culturel pour le pays africain. Ce musée titanesque, situé non loin du célèbre plateau de Gizeh, incarne les espoirs du pays de parvenir, enfin, à relancer son économie essentiellement fondée sur le tourisme, et qui a terriblement souffert des troubles qui agitent le monde arabe depuis le fameux « Printemps » commencé en décembre 2010.

L’Égypte, qui n’a pas été épargnée par les troubles liés à ce mouvement de contestations populaires, souhaiterait avec ce musée ouvrir une nouvelle aire qui se délierait enfin des attaques terroristes et des instabilités gouvernementales.  Objectif ? Un million de visiteurs par an ! De quoi panser les plaies du pays qui a vu sa fréquentation touristique pour la première moitié de l’année 2016 plafonner à trois millions de visiteurs : 50% de moins que la même période, en 2015…

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