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Séisme en Birmanie : état des lieux des conséquences sur les pagodes

Agathe Lautréamont 26 août 2016

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Le mercredi 24 août, un séisme de magnitude 6.8 sur l’échelle de Richter frappait durement la Birmanie. Le site de Bagan, célèbre pour abriter plusieurs milliers de monuments religieux, subit de plein fouet le tremblement de terre, et de nombreux édifices sont en partie détruits ou écroulés. État des lieux de la situation, et perspectives quant aux chances de reconstruction de ces édifices plusieurs fois centenaires, inestimables pour le patrimoine mondial…

YE AUNG THU AFP

Certaines pagodes ont été durement touchées… © Ye Aung Thu –  AFP

Suite au tremblement de terre de ce milieu de semaine, le spectacle livré par le site birman de Bagan fait peine à voir… Certains murs ne sont plus que des amoncellements de pierres, tandis que certaines fresques et autres peintures murales ont été réduites en poussière. Ce lieu archéologique, très fréquenté par les touristes à toute période de l’année, se situe dans la région de Mandalay, en plein cœur de la Birmanie. Malheureusement, Mandalay se situe également à 30 kilomètres de l’épicentre du séisme qui a frappé le pays mercredi dernier.

Au lendemain du désastre, humain et matériel, une équipe d’experts de l’Unesco s’est rendue sur place afin de réaliser une première évaluation des dégâts, alarmés par le fait que les indénombrables pagodes et sanctuaires qui se dressent à Bagan sont d’une grande vulnérabilité. Et leurs craintes étaient, hélas, fondées.

soe zeya tun et ye aung thu

La plupart des pagodes sont faites de briques © Soe Zeya Tun – Ye Aung Thu – AFP

185 bâtiments partiellement effondrés

Sur les 2834 édifices religieux répertoriés dans cette région du centre de la Birmanie, 185 d’entre eux ont été durement affectés par le tremblement de terre, selon un communiqué produit par le ministère birman en charge des affaires religieuses et culturelles. Parmi ces monuments, une soixantaine de pagodes auraient subi d’importants dommages, comme l’a constaté sur place le directeur du site archéologique, Aung Kyaw. Ce lieu de 50km², absolument unique dans toute l’Asie du sud-est, est considéré comme une sorte de « catalogue » de l’architecture religieuse birmane, tant les édifices qui s’y élèvent sont variés de par leurs styles, leurs époques et leurs matériaux.

Les importants travaux ont commencé au milieu du XIe siècle, quand le roi Anawrahta a décidé de faire de Bagan la capitale de son empire. Le souverain s’est alors mué en roi-bâtisseur, ordonnant la construction de milliers de temples, pagodes et monuments diverses. Un élan architectural qui s’est poursuivi pendant trois siècles. À son apogée, le royaume de Bagan comptait 10 000 temples en tous genres ! Aujourd’hui, seuls ceux construits dans des matériaux pérennes (comme la brique, majoritaire) ont survécu au passage du temps ; les autres monuments faits de bois ayant disparu.

ye aung thu 2

© Ye Aung Thu – AFP

Toujours pas de classement à l’UNESCO

À l’heure actuelle, Bagan ne figure toujours pas sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, bien que les autorités birmanes multiplient les actions en faveur d’une future inscription. En effet, dans les années 1990, la junte militaire alors au pouvoir en Birmanie avait procédé à des travaux qui ont largement dénaturé le site, et ont même bâti une tour d’observation en plein milieu de la zone archéologique !

En attendant un classement en bonne et due forme, l’Unesco ne se désintéresse pas du site, puisqu’il a demandé expressément à ce que personne ne touche aux débris ; ces derniers devant en effet être récupérés et réutilisés pour reconstruire les lieux de culte ravagés.

La dissolution de la junte militaire, en 2011, permet depuis une ouverture progressive de ce pays et les touristes commencent à affluer dans la région, provoquant par là un regain d’intérêt pour les richesses du patrimoine de la Birmanie. Malheureusement, le pays demeure très pauvre après tant de décennies de régime militaire, tant et si bien que de nombreux monuments sont dans un état de conservation préoccupant. Quant à la résistance des infrastructures aux risques sismiques…

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