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Des œuvres rares de l’architecte Zaha Hadid exposées cet hiver à Londres

Agathe Lautréamont 26 août 2016

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Depuis sa brutale disparition le 31 mars 2016, les hommages à Zaha Hadid de la part du monde de la culture se multiplient. Inaugurations, expositions, rétrospectives… Cette volonté de revenir sur le travail de la grande architecte britannique révèle bien l’impact de cette figure imaginative sur le design contemporain.  Après l’ouverture d’un premier événement cet été à Venise, au cours de la fameuse Biennale, c’est désormais Londres qui se dote de sa propre exposition en mémoire de l’architecte décédée à l’âge de 65 ans.

zahahadid

© Zaha Hadid Architects.com

Zaha Hadid aura marqué de son empreinte l’architecture de notre époque contemporaine. Internationalement célèbre grâce à des constructions emblématiques comme le Musée Maxxi à Rome, la piscine olympique de Londres ou encore le Dongdaemun Design Plaza de Séoul, Hadid avait également été couronnée du prestigieux Prix Pritzker au cours de l’année 2004 (entrant ainsi dans l’Histoire comme la première femme à recevoir cette fameuse distinction).

Et à compter du 8 décembre prochain, la ville de Londres s’attachera à son tour à rappeler à quel point l’architecte irako-britannique a su modifier en profondeur les codes de l’architecture moderne grâce à une vaste rétrospective. Un accrochage qui saluera le génie de la grande dame, son audace certaine et son ingéniosité indéniable.

The World (89 Degrees). Painting by Zaha Hadid. Image courtesy Hatje Canz

Zaha Hadid, The World (89 Degrees) © Courtesy Hatje Canz

Des oeuvres rares

Cet événement, qui se tiendra au cours des mois d’hiver (du 8 décembre au 12 février 2017), se déroulera en sein de la Serpentine Sackler Gallery, espace culturel londonien des plus influents et situé en plein cœur de Hyde Park. Le contenu de l’exposition comportera des travaux digitaux, des dessins et des peintures qui, pour la grande majorité, ont été très peu exposés au public par le passé.

Cet accrochage s’inscrit ainsi clairement dans une volonté de jeter enfin une lumière sur une part méconnue du travail de Zaha Hadid. Car ce n’est pas tant l’architecte qui sera ainsi présentée par la Serpentine de Londres, mais plutôt l’artiste, l’illustratrice, la calligraphe, bien moins célèbre mais tout aussi talentueuse.

From The Peak series early 1980s

Zaha Hadid, The Peak, 1980 © Zaha Hadid Architects.com

Un retour

Le choix de la Serpentine Gallery comme châsse de cette nouvelle exposition n’est nullement un hasard. En effet dès 1996, l’architecte fit partie de l’administration de l’espace culturel britannique et ses liens avec la galerie sont de fait, on le devine, des plus étroits. C’est également à Hadid que l’on doit la création du pavillon d’été annuel inaugural de l’année 2000. Treize ans plus tard, on retrouvait l’influente architecte aux commandes de l’extension de la Serpentine Sackler Gallery, apportant à cet espace qui lui fit confiance en début de carrière sa touche architecturale originale et reconnaissable entre toutes.

Sur les murs de l’espace d’exposition, les visiteurs auront tout le loisir de détailler des esquisses, plans, dessins et peintures liés à divers projets architecturaux menés par Hadid au cours de sa prolifique carrière. Certains, plus émouvants, représentent des projets qui faute de moyens ou de suffrages, ne verront jamais le jour.

Là où certaines œuvres reflètent un souci certain de la proportion et de la ligne comme les esquisses préparatoires à l’Opéra de la baie de Cardiff (réalisé entre 1994 et 1996), d’autres créations offrent un subtil mélange de production abstraite et de planification précise (comme la peinture Confetti, datée de 1982), témoins de l’imaginaire débordant de Zaha Hadid qui se disait volontiers inspirée par des artistes comme Malevitch ou Alexandre Rodtchenko.

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