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Un nouveau centre d’art contemporain ouvre ses portes : Les Tanneries

Laura Bourdon 23 août 2016

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Les 24 et 25 septembre prochain, la ville d’Amilly près de Montargis inaugurera son tout nouveau centre d’art contemporain, au sein d’anciennes tanneries réhabilitées par l’architecte Bruno Gaudin. Un lieu singulier, porté par la volonté de favoriser le travail artistique et d’encourager la proximité entre le public et l’œuvre, à travers un processus de création s’y déployant in vivo dans le cadre, entre autres, de résidences artistiques.

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Vue du nouveau Centre d’art Contemporain Les Tanneries © Les Tanneries

Le Centre d’art

Historiquement, les tanneries sont construites en 1947, et fournissent en grande quantité du cuir d’équipement et d’ameublement. Les années soixante voient entrer de nouveaux matériaux qui, peu à peu, remplacent le cuir de ses différents usages. L’industrie est en souffrance et le site doit être fermé, en 1967. Il sera racheté en 2002 par la ville d’Amilly et, depuis 2007, il est investi par de nombreuses résidences d’artistes, émergents et confirmés ; des projets menés en collaboration avec l’Association Galerie d’ARTistes (L’AGART).

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Les Tanneries historiques © Les Tanneries

Un lieu d’exposition, de travail et de vie

Le Centre d’art contemporain bénéficie aujourd’hui d’espaces de valorisation importants tant dans leur organisation que leurs proportions, en écho aux anciens usages industriels ayant motivé sa construction. Il s’articule autour de quatre espaces majeurs : La Grande Halle, la Grande verrière, la Galerie haute, et le Parc de sculptures, soit un volume global d’exposition de 2 500 m², répartis principalement sur la grande halle du rez-de-chaussée de 1 500 m² et la grande galerie de 500 m² à l’étage.

Le lieu a été pensé tel un parcours aux prises d’un dialogue entre ses espaces intérieurs et extérieurs, notamment avec le Parc des sculptures, lieu de déambulation arboré et bordé par la rivière, où les œuvres côtoient la beauté du paysage naturel. Le projet artistique des Tanneries se fonde sur les notions d’ateliers et de fabriques et mettent l’accent sur « l’art en train de se faire » avec la présence de deux ateliers de 65 m². L’opportunité pour le public d’une rencontre au plus près de la création, au cœur même d’une plateforme de production où l’art est en cours de réalisation.

L’inauguration

L’inauguration du lieu se tiendra les 24 et 25 septembre, deux jours rythmés par une programmation en soutien à ses axes majeurs et donc centrée sur les échanges et les rencontres entre le public, les œuvres et les différents acteurs du champs culturel. Deux jours pour parcourir trois expositions disséminées sur l’ensemble des espaces généreux du Centre, de la galerie haute à la verrière, au parc de sculptures extérieur.

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Marianne Mispelaëre, Mesurer les actes, galerie du Théâtre de Privas © Nicolas Lelièvre

La galerie haute sera investie par une vingtaine d’artistes liés à l’histoire de l’abstraction, et mettra en avant une proposition protéiforme faisant converger diverses techniques, mouvements et couleurs, alliant la peinture, la sculpture, l’architecture et le design. Une initiative sous le Commissariat d’Eric Degoutte ayant pour intention de « Tenter de penser, de ressentir et d’éprouver ensemble ce qui est ou ce qui fait le contemporain ». Histoire des formes présentera un foisonnement de disciplines à l’image du lieu dont le désir est de favoriser le geste artistique comme acte de transformation, quelle qu’en soit la forme finale. Les travaux d’une vingtaine d’artistes seront présentés, faisant se côtoyer les oeuvres d’Ivan Argote, Anna-Eva Bergman, Nicolas Chardon, Adrien Couvrat, Donald Judd et François Morellet, pour n’en citer que quelques-uns.

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Pierre Tual, Renouée du Japon, 2012, Parc de sculptures Les Tanneries © Pierre Tual

Le Parc de sculptures accueillera un premier ensemble de cinq œuvres destinées à s’étoffer au fil du temps, à travers une exposition intitulée Presqu’île #1 en référence à sa physionomie naturellement délimitée par les deux bras du Loing. Un circuit qui intégrera les œuvres du tandem Nathalie Brevet et Hugues Rochette, Jennifer Caubet, première artiste accueillie en résidence travaillant actuellement sur une structure mobile en écho à la singularité du Centre réhabilité, ou encore les structures aux formes courbes de Pierre Tual, inspirées par des feuilles de la renouée du Japon.

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Vue de l’exposition Oeuvre aux singuliers, au mur à gauche, François Rouan, Claude Viallat, sculpture Erik Dietman © Sylvie Turpin

Dans le temps de préfiguration nécessaire à l’ouverture des différents espaces du Centre, la ville d’Amilly a donné carte blanche à l’association L’AGART afin d’investir la Grande Halle, située au rez-de-chaussée. L’exposition Œuvres aux singuliers est donc visible depuis le 19 mars dernier jusqu’en novembre prochain, juxtaposant dans un même espace des œuvres peintes ou sculptées d’artistes des années 70 à nos jours ayant inspiré la ligne éditoriale  de la galerie, comme Martin Barré, Christian Bonnefoi, Claude Viallat, Erik Dietman, Jan Voss. Des artistes explorant à la fois les motifs, les surfaces et l’inscription du geste sur la toile, relevant d’une démarche singulière dont « le point commun est de maintenir la qualité de présence et de plénitude qui caractérise et a caractérisé l’œuvre d’art au cours de l’histoire », selon les propos de Sylvie Turpin, Commissaire de l’exposition.

Situé à la limite entre le bassin parisien et la région Centre, le nouveau centre de diffusion artistique Les Tanneries se définit ainsi tel un lieu de partage, un lieu de réflexion où le public est invité à rencontrer les artistes au travail, à échanger autour de tables rondes, de conférences et de conversations aux formats variables, menant une réflexion commune sur le geste vu comme un acte de transformation. Une vitalité artistique qui s’incarnera également le samedi soir par une performance musicale et de danse, suivant les pulsations rythmiques d’une composition musicale Drumming, de Steve Reich.

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