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Londres : Sadiq Khan veut créer un pôle culturel sur l’ancien site olympique

Jéremy Billault 19 août 2016

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Nouveau maire, nouveau titre et nouveau projet. Alors que cet été,  tous les regards sont tournés vers Rio et ses Jeux Olympiques, Londres, elle, se remet tout juste des siens. Quatre ans après l’événement, Sadiq Khan, successeur de Boris Johnson à la mairie de Londres depuis mai dernier, a décidé de prendre les choses en main. Après le projet d’Olympicopolis envisagé par son fantasque prédécesseur, Sadiq Khan a apporté quelques modifications en ce qui concerne l’avenir de ce qui fut le quartier olympique en août 2012.

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Sadiq Khan et toute l’équipe de la Tate en juin dernier © exponaute

« Londres possède des musées et des galeries magnifiques,mais nous ne pouvons nous reposer sur nos lauriers ». Le maire de Londres en a conscience : l’ancien quartier olympique est une opportunité en or et il faut la saisir. Cette opportunité, c’est un quartier libre, un quartier qui a brillé et qui peut briller encore, dans lequel Sadiq Khan compte créer un nouveau grand pôle culturel à l’est de Londres, jusqu’alors peu loti en la matière. A l’origine, le projet devait s’appeler Olympicopolis, en référence à Albertopolis, le projet pas très modeste du Prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, mari de la reine Victoria, qui avait beaucoup œuvré pour accueillir l’exposition universelle de 1851 via, notamment, la construction du Crystal Palace.

Plus sobre, le projet remodelé par Sadiq Khan porte le nom prosaïque et provisoire East London’s Heritage and Cultural Quarter (quartier de la culture et de l’héritage de l’est londonien). En ce qui concerne le projet, les détails arriveront : « Dans les prochains mois, j’annoncerai des projets qui enrichiront la vie des londoniens de ce quartier et qui seront attractifs pour les visiteurs du pays et du monde entier » a précisé le maire de la Capitale britannique. Pour l’heure, le Victoria & Albert Museum a déjà annoncé la création d’un musée réparti sur sept bâtiments à l’est de la ville, un musée « pour l’ère digitale » au cœur du parc olympique avec une extension qui fera partie du nouveau pôle culturel.

Réinterprétation

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Le centre de canoë-kayak abandonné dans le complexe d’Hellenikon © REUTERS/Yannis Behrakis

Cette volonté de construire et de s’approprier l’immense investissement nécessaire à l’organisation des J.O. pourrait être une bonne solution face à un problème que traverse beaucoup de villes hôtes : l’abandon des structures. C’est notamment le cas d’Athènes qui, depuis la fin des Jeux de 2004, ne peut qu’admirer avec passivité ses sites olympiques se dégrader. Il aura fallu plusieurs années  à Londres pour décider de s’emparer de l’opportunité et, surtout, pour décider de créer quelque chose de différent, de se réapproprier un site qui aurait pu souffrir de sa démesure.

London is open

L’annonce de Sadiq Khan est aussi l’occasion de passer un message fort. Quelques semaines après le Brexit, le maire de Londres a tenu à rappeler au monde entier, et à l’Europe en particulier, que sa ville est, contrairement à ce qu’a pu faire ressentir le vote britannique, absolument ouverte et plus que jamais déterminée à accueillir les visiteurs du monde entier. On attend donc les prochaines annonces avec impatience…

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