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Le Printemps de septembre retrouve son esprit originel

Laura Bourdon 12 août 2016

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A partir du 23 septembre et ce sur quatre semaines durant, la ville de Toulouse deviendra l’épicentre de propositions artistiques sous le prisme de la pluralité. Le Printemps de septembre 2016 ouvrira le bal d’une nouvelle séquence, un nouveau chapitre de son histoire sous le format de biennale, décidé en 2014. Un changement de rythme soutenu et orchestré par Christian Bernard, nommé directeur de cette nouvelle édition qui renoue avec ses intentions premières.

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© Claudia Comte, HAHAHA, 2014 Photo : Gunnar Meier

Institué en 1991 par Marie-Thérèse Perrin, Présidente-fondatrice du Printemps de septembre, le festival a subi quelques modifications au fil des ans pour finalement retrouver son label pionnier et réaffirmer sa position, son ambition première. En effet, la programmation a été pensée tel un retour à l’esprit originel du festival, « Une manifestation qui renoue avec sa dimension festivalière généreuse, exigeante, ludique, favorisant la création, les découvertes formelles, créant un véritable dialogue avec son territoire et ses acteurs divers, en prise avec le monde en mouvement. », selon les propos de Marie-Thérèse Perrin.

Des projets réalisés spécifiquement pour l’événement

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© Hans Op de Beeck 2015, Night Time, Full HD Video 19’20 », Colour, sound

La programmation 2016 axera ses propositions sur une diversité de projets construits spécifiquement pour la ville et la région, « singuliers par nature parce que nous ne pourrons les voir nulle part ailleurs que dans les lieux au sein desquels ils ont été créés », tel que mentionné dans le communiqué de presse. L’hybridation des formes sera également soulignée, caractéristique d’une époque où les artistes explorent et multiplient les techniques de création, ce qui rend difficile leur catégorisation en une seule et même pratique tant celles-ci deviennent plurielles.

Plus de vingt lieux partenaires accueilleront expositions, concerts, performances, projections, rencontres et propositions participatives, rassemblant plus de cinquante artistes et une douzaine de commissaires associés. L’occasion pour le public d’explorer « La pluralité des mondes », titre de l’édition 2016 de la biennale. Une pluralité de voix d’une part, celle des artistes représentés, mais aussi une pluralité de monde de pensées et de propositions.

Une programmation hybride, visuelle et musicale

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Eva Kot’átkovà, série Not How People Move But What Moves Them, 2013. Courtesy galerie Hunt Kastner, Prague

Qu’elles soient visuelles ou musicales, l’ensemble des manifestations se structure autour de plusieurs lignes directrices. Dans le musée des Augustins, celui des Abattoirs et Paul-Dupuy, le travail des artistes questionnera l’institution et « le musée aujourd’hui ». Déployée dans les 2000 m² des deux étages principaux des Abattoirs, Aurélien Froment et Raphaël Zarka présenteront une exposition commune faisant dialoguer leur travail respectif avec la collection du Musée, nous en offrant ainsi une nouvelle lecture.  Certains espaces seront relayés aux mains d’artistes qui en livreront leur propre interprétation, avec la création d’œuvres en et pour ces lieux précisément. Hans Op de Beeck, Claudia Comte, Eva Kot’atkova ou encore Dominik Lang revisiteront respectivement le réfectoire des Jacobins, l’Espace EDF Bazacle, l’Hôtel-Dieu et le Château d’Eau.

Projections nocturnes, installations, performances

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Théodora Barat, Or anything at all except the dark pavement, 5’05 », 16mm, muet, Production Le Fresnoy, 2011

Hans Op de Beeck proposera deux projets : une projection nocturne, intitulée « Night Time », et une installation, « The Garden of Whispers ». Son travail est structuré autour de médiums pluriels tels que la sculpture, la photographie, la peinture, l’écriture et les films d’animation, et s’intéresse aux grandes questions qui traversent nos sociétés actuelles comme le passage du temps, les désirs et les angoisses. Auteur d’installations monumentales qu’il définit comme de fictions virtuelles, la force de son oeuvre réside dans leur grande beauté visuelle d’une part, qu’il teinte d’ironie et de gravité, nous invitant à la fois à l’émerveillement et l’introspection. A Toulouse, l’artiste installera au réfectoire des Jacobins un paysage monochrome conviant le public à un moment de méditation et de rêve.

Quant à Claudia Le Comte, dont la démarche croise la peinture, la sculpture et la scénographie, son travail se fera écho entre une exposition personnelle au sein de l’Espace EDF Bazacle, The Curves, et une performance fluviale sur le bassin de la Garonne. Un lettrage monumental et géométrique à base de troncs d’arbres, flottant sur le cours du bassin et représentant les mots OUI et NON, en référence au mouvement artistique Dada, dont on fête le centenaire cette année.

Une réflexion sur le thème de la musique sera aussi menée, les compositions sonores faisant partie intégrante du voyage, représentée par les œuvres de Stan Douglas, Ragnar Kjartansson, Vincent Meessen, David Shrigle.

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Ragnar Kjartansson, The Visitors, 2012. Projection vidéo, Courtesy de l’artiste et de la galerie i8, Photo : Elisabet Davids

Partout en ville, l’art s’affirmera. Au gré de sept expositions collectives et dix expositions personnelles, il se déploiera dans les bars et les restaurants, du centre historique, ses périphéries et sur la Garonne, offrant aux visiteurs un parcours à mille visages, le temps d’une promenade urbaine ou flânerie nocturne, à la fois poétique et conviviale.

Le Printemps de septembre s’achèvera par un grand Bal Dada dédié à Marc Darchy, le 22 octobre. Une expérience de tourisme expérimentale sera proposée pour toutes les prénommées « Ariane »: il leur sera demandé de faire part de leurs dix lieux favoris, afin de créer un parcours, celui des « Fils d’Ariane de la ville d’Ariane » dont l’ensemble jalonnera un itinéraire qui sera ensuite distribué aux visiteurs sous forme de recueils.

Le Printemps de septembre, du 23 septembre au 23 octobre 2016: rendez-vous sur le site dédié pour préparer votre visite !

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