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Hillary Clinton en Bikini puis en niqab, Donald Trump nu : les frasques du street-artist Lushsux

Jéremy Billault 7 août 2016

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Alors que le street-art est aujourd’hui apprécié à sa juste valeur, reconnu, exposé et même vendu, certains artistes connaissent encore des difficultés avec les autorités locales. Effacées par erreur comme récemment à Reims (des œuvres pourtant commandées par la ville) ou par une politique stricte, il n’est pas rare que des créations se retrouvent au cœur d’une polémique.  L’affrontement a distance qui, au cours de ces dernières semaines, défraie la chronique, nous emmène en Australie, du côté de Melbourne, ville plutôt hostile aux artistes de rue.

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©Lushsux

En juillet dernier, des ouvriers du bâtiment avaient malencontreusement (mais pas pour la première fois) détruit des dessins au pochoir de Banksy datant de 2003. Aujourd’hui, ce sont les autorités locales qui ont décidé de s’attaquer à un autre artiste tout aussi engagé, mais un peu plus provocateur. L’artiste incriminé, qui signe sous le pseudonyme de  Lushsux, est accusé par le conseil municipal alerté par des riverains, d’avoir réalisé une « peinture murale offensante en raison de la représentation d’une femme presque nue qui n’est pas en accord avec la position sur l’égalité des sexes de la ville ». La fresque représente une femme en maillot de bain entourée de billets de 100 dollars. Cette femme, c’est la candidate démocrate aux prochaines élections présidentielles américaines, Hillary Clinton. Si la symbolique du modèle est plutôt évidente, la ville de Melbourne a tenu à signaler qu’elle n’a pas motivé sa sanction : Clinton ou non, l’image est jugée dégradante et ne répond pas au critère d’une loi datant de 2007 sur la régulation des graffitis.

Autocensure

Menacé d’une amende, voire même d’une peine plus lourde, s’il ne retirait pas lui-même la fresque de la discorde, l’artiste n’a pas tardé à réagir. Si l’accoutrement de la femme représentée est le cœur du problème, Lushsux a décidé d’apporter sa propre solution, de ne rien effacer mais d’ajouter un élément. D’Hillary Clinton, on ne distingue alors plus que les yeux, la fresque a été recouverte de peinture noire, dessinant un niqab, un voile intégral, pour habiller son personnage. Pour justifier son geste, l’artiste a écrit à côté de la deuxième version de sa fresque : « si cette femme musulmane vous offense, vous êtes un islamophobe bigot, raciste, sexiste ». Une réponse qui, apparemment, n’a pas satisfait le conseil, qui a rapidement décidé de totalement recouvrir la fresque.

Ironie

 

The Dongald

Une photo publiée par Lushsux (@lushsux2) le

Lushsux n’en était pas vraiment à son coup d’essai : bien connu des autorités à Melbourne, ses œuvres ne suscitent pas toujours la même réaction. Car par le passé, l’artiste s’était déjà attaqué à la présidentielle américaine en représentant Donald Trump, la fresque est vite devenue virale, totalement nu. Cas similaire qui n’avait pourtant pas connu  les mêmes mésaventures. En interview, Lushsux a remis en question l’orientation de ceux qui ont censuré l’une et pas l’autre, malgré les justifications du conseil qui promettent que le potentiel manque de respect envers la personne d’Hillary Clinton n’était en rien la raison de leur sanction. Pour éviter ce problème, l’artiste avait pris les devant sur une autre de ses fresques en couvrant les seins nus de Melania Trump en y dessinant la tête de son mari. Reste à savoir ce qu’en pensera la ville…

 

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