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Découvertes estivales #4 : la Réserve Malakoff, temple éphémère de la créativité

Jéremy Billault 4 août 2016

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Une fois n’est pas coutume, pour notre découverte de la semaine on ne vous envoie pas très loin de la capitale, à la recherche d’un espace plutôt original. Et s’il faut le découvrir, c’est dès maintenant : un entrepôt devenu réserve, un espace voué à la destruction devenu un centre culturel bouillonnant qui disparaîtra dans quelques mois. Alors direction Malakoff pour une visite riche en surprises et en émotions où, on vous le donne en mille, il faut se précipiter d’urgence !

Anis

© Anis (Hadrien Bernard)

On vous racontait il y a quelques mois l’histoire incroyable de l’ancien siège social de Solvay, une grande entreprise de chimie devenue, avant sa destruction programmée, une gigantesque oeuvre d’art réalisée pendant des mois par un artiste acharné. Aujourd’hui, notre bonne idée d’escapade estivale (qui s’adresse exceptionnellement aux parisiens du mois d’août ) est un projet légèrement similaire qu’il faut se dépêcher d’aller voir : un hangar voué à la destruction qui d’ici là, s’est transformé en un incroyable temple de la création.

Rencontre

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© Vinie/ PanoramiX

Si l’on se réfère à Google Maps , au numéro 7 de la rue Paul Bert de Malakoff (92) se trouve le siège de l’entreprise In X Tenso. Mais depuis quelques semaines ceux qui y chercheraient ladite entreprise risquent d’être surpris par le niveau de funk et de couleurs de l’entrepôt en question. L’Histoire commence par une rencontre, celle de Jean-Marc Vibert, dirigeant d’In X Tenso, passionné d’art et l’artiste peintre Hadrien Bernard qui ensemble décident d’offrir un dernier souffle flamboyant à un espace promis à une destruction prochaine. A ce duo s’est ajoutée Hanna Ouaziz, membre de l’association Inzouk qui organise des événements dans le domaine du street-art, pour faire naître l’idée qui ferait vibrer l’espace de 2000 m² : une exposition collective et éphémère autour d’une grande structure, un grand 8, et une série d’événements festifs qui s’étendront jusqu’au mois d’octobre.

All-star

Mosko

© Mosko

Le résultat est, parlons-en tout de suite, hallucinant. Dans un parcours en forme de 8, les artistes invités ont laissé libre cours à leur carte blanche et n’ont pas hésité à nous plonger dans un maelström d’univers renversants. Certains sont des habitués des grandes expos (Grand Palais, Fondation Cartier, Tour 13…), d’autres sont des découvertes mais tous participent avec une énergie débordante au rayonnement de cet entrepôt qui n’aura jamais autant brillé.

Swar

© Swar

Le parcours est un périple à l’aveugle, impossible de savoir ce que nous réserve l’artiste qui arrive. On visite un estomac, on traverse une maison abandonnée, on atterri finalement dans un coin onirique, enchanté et verdoyant : cet entrepôt est devenu tout un monde avant de disparaître. Il y a la de la poésie, de l’engagement (on pense aux valises flottantes de l’installation de No Rules Corp.), des prouesses techniques (les corps moulés de Dem Dillon) et visuelles (Photograffée !), bref, on ne saurait que trop vous conseiller de profiter de l’été pour tenter cette expo/expérience.

Installations, street-art et frivolité

Nosbe

© Nosbe

Un tel rassemblement, dans un tel endroit, provoque presque logiquement une créativité unique chez ses participants. L’entrepôt est une créature unique, un beau bébé à investir, un mastodonte et un terrain de jeu extraordinaire qui, pourtant, comme le plus sommaire des murets, ne garantit aucune postérité à l’oeuvre qu’il accueille. Une telle opportunité ne se présentera probablement plus, alors on y va à fond, on fabrique un estomac pénétrable par les visiteurs, on fait dans le monumental. Et cela ne durera pas.

Jana et JS

© Jana et JS

Peut-être est-ce l’endroit et sa disparition programmée, mais l’ambiance générale est à la liberté, celle d’œuvres (pour la majeure partie) sans lendemain, conçues pour être là et pour quelques semaines seulement, conçues comme un moment. Cette réserve de street-art, et il faut le voir pour s’en apercevoir, c’est un rassemblement d’artistes qui profitent à fond d’une opportunité unique, qui s’éclate sous nos yeux et nous surprennent par leur vivacité. On en ressort excité, on reste boire un verre, on discute… et on profite.

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