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Collector’s Summer : rendez-vous estival entre un collectionneur et la galerie Christophe Gaillard

Laura Bourdon 4 août 2016

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La Collector’s Summer, c’est avant tout une histoire d’affinité. Inaugurant le projet cet été, Christophe Gaillard invite un collectionneur dont il est proche à présenter une sélection d’œuvres de sa collection dans l’espace de la galerie. L’occasion pour les visiteurs de découvrir une vingtaine d’œuvres aux noms retentissants tels que Carl Andre, Jean Dubuffet, Steeve McQueen ou encore Cindy Sherman.

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Exhibition view, « Marche où tu veux, pas de chemin », Courtesy galerie Christophe Gaillard

Ayant à cœur de présenter une sélection d’œuvres issues d’un collectionneur privé et ami du galeriste, l’initiative lancée par Christophe Gaillard représente aussi l’opportunité d’une nouvelle rencontre entre le collectionneur et sa propre collection. Les pièces sont pour certaines trop grandes pour être disposées à proximité et sont donc stockées au sein d’entrepôts. La mise en scène de ces dernières dans le vaste espace de la galerie, soigneusement sélectionnées et mises en valeur dans une scénographie aérée, donne une seconde vie à la collection, permettant au visiteur d’en saisir la cohérence et la vision.

Une collection instinctive, construite sur le long cours et jalonnée de rencontres

L’histoire de la collection débute par l’acquisition de grands classiques comme Jean Dubuffet. Le titre en est d’ailleurs une référence : « Marche où tu veux, pas de chemin », et semble conformer à la pratique instinctive de l’acte d’achat du collectionneur, resté anonyme. « On ne sait jamais où la vie nous emmène et je crois que pour la collection c’est la même chose. Je crois que quand on achète quelque chose, on l’achète pour une raison et après l’on s’aperçoit que c’était pour une autre raison. De toute façon on ne peut jamais savoir où on va. La vie est pleine de surprises (…) », confie le collectionneur dans un entretien avec Christophe Gaillard. Une cohérence pas nécessairement anticipée donc, mais plutôt le fruit de savoureux hasards, coups de cœurs et aussi de grandes rencontres.

Dans son dialogue avec le galeriste, le collectionneur évoque sa rencontre avec Yvon Lambert, Pierre Nahon, Léo Castelli ou encore Paula Cooper à New-York, chez qui il découvre l’art minimal et le travail de Carl Andre, de Judd et les autres, artistes dont il flaire instinctivement l’importance.

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Carl Andre, 9 CulON, 2002 © Laura Bourdon

Du classicisme au très contemporain

La sélection présentée est représentative d’un goût mêlant le classique et le très contemporain. La scénographie a été pensée telle un dialogue entre ces deux mondes, sous le prisme du rapport à la matière et à la texture. On découvre Terre Généreuse de Jean Dubuffet, en dialogue avec une photographie chromogénique (photographie argentique en couleurs obtenue d’après un négatif couleur, une diapositive ou un fichier numérique) de Cindy Sherman et l’œuvre très contemporaine de Tauba Auerbach. Ce rapport au matériau est aussi prégnant dans l’œuvre de Letha Wilson, brouillant les pistes entre l’image et la sculpture. Letha Wilson débute généralement par un travail photographique basé sur la nature, le paysage et ses minéralités, qu’elle soumet à divers procédés de découpe, puis recouvre de ciment ou coule dans du béton. Le résultat est saisissant.

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Exhibition view, « Marche où tu veux, pas de chemin », Courtesy galerie Christophe Gaillard

A l’instar de ce rapport au matériau, la sélection est révélatrice d’un rapport entre la forme et l’espace, à l’image du minimalisme. Partant de matériaux bruts : l’acier soudé pour l’artiste danois Mathias Faldbekken, les cubes en cuivre posés à même le sol de Carl Andre, on découvre des formes élémentaires, géométriques et linéaires, matérialisant l’espace. Ce rapport à la forme apparaît par ailleurs dans le travail de sculpture de Franz West, ou encore dans les toiles de l’iconique Martin Barré aux lignes d’une simplicité très épurée.

Enfin, l’exposition témoigne d’un réel et profond plaisir visuel. L’immense photographie trônant au fond de l’espace principal sous verrière, nous plonge dans l’univers photographique intense de Wolfgang Tillmans. Une invitation à la contemplation, la méditation peut-être, où les nuances de couleurs nous rappellent les techniques de la Colorfield painting à la manière de Rothko, aux limites imprécises, entre fini et infini…

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Exhibition view, « Marche où tu veux, pas de chemin », Courtesy galerie Christophe Gaillard

Totalement étrangère à la logique marchande, l’initiative des Collector’s Summer répond à une logique de monstration pure associée à l’envie de se faire plaisir, au sein d’un cadre récemment transformé permettant à la galerie Christophe Gaillard de proposer ce type de projets. La Collector’s Summer est appelée à se renouveler chaque été avec un collectionneur différent. La première édition est visible jusqu’au 6 août, et détient résolument l’étoffe d’une exposition d’envergure muséale.

A suivre à la rentrée de septembre, une exposition de l’artiste polonaise Katarzyna Kozyra, honorée lors de la 48e Biennale de Venise pour son installation vidéo « Men’s bathhouse » et représentée à l’automne 2016 par la galerie Christophe Gaillard lors de la prochaine édition de la FIAC.

COLLECTOR'S SUMMER #1

07/07/2016 > 06/08/2016

Galerie Christophe Gaillard

PARIS

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Exposition terminée
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