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Au musée de Montmartre, le temps des artistes brille encore

Jéremy Billault 3 août 2016

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Avant d’accueillir, comme le MAM, les œuvres de Bernard Buffet, le Musée de Montmartre expose jusqu’au 25 septembre prochain les artistes de sa collection permanente, ceux qui ont vécu, travaillé et façonné l’atmosphère excitante et artistique du Montmartre de la fin du XIXème siècle. Du Chat Noir emblématique à Erik Satie, en passant par Toulouse-Lautrec et d’agréables découvertes, l’exposition nous plonge avec force et délicatesse dans l’un des quartiers les plus prolifiques de l’Histoire de l’art. Une expo subtile à laquelle on vous invite : 1 place achetée = une offerte en cliquant ici !

Edouard Lefevre - Moulin de la Galette

Edouard Lefèvre (1842-1923) Moulin de la Galette, Collection Le Vieux Montmartre, © Stéphane Pons, Paris

On avait laissé la maison habitée par les peintres. Et ça n’a pas changé. A l’époque (il y a quelques mois) c’était Suzanne Valadon qui, entourée Maurice Utrillo et André Utter (respectivement son fils et son compagnon), retrouvait par ses œuvres les murs qui l’ont vue créer et vivre pendant de longues années. Aujourd’hui, le musée de la rue Cortot prolonge son immersion passionnante dans le Montmartre de la fin du XIXème siècle en consacrant une exposition aux artistes de sa collection permanente, à ceux qui ont fait de ce quartier un mouvement, ceux qui y ont vécu, chanté, dansé et travaillé entre 1870 et 1910.

Portrait de famille

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Henri de Toulouse-Lautrec, Bruant au Mirliton

Situé au 12 rue Cortot, à deux pas du Lapin Agile, l’un des derniers représentants des cabarets Montmartrois, le musée de Montmartre conserve entre ses murs le souffle vivant de l’âme du quartier. Il y a plus d’un siècle y vivaient des peintres, dont on retrouve l’atelier entre deux salles d’exposition, au beau milieu d’un rassemblement d’artiste d’une intensité inégalée dans l’Histoire de l’art. Peinture, sculpture, musique, poésie : tout est là, tout le monde est là, à Montmartre. Et l’exposition en est une belle image, presque un souvenir : celui d’une atmosphère, d’un cadre aux mille inspirations, d’une série de rencontres. Un par un, dans un parcours chronologique, les artistes se présentent à nous, avec leur personnalité et leur style (de l’impressionnisme au cubisme en passant le symbolisme…). On traverse la maison, on ouvre de petites portes, on jette un œil par la fenêtre pour admirer le jardin, le parquet craque, les escaliers sont intimes, l’émotion est intense d’un bout à l’autre de cette grande collocation d’ateliers d’artistes.

Je cherche fortune, autour du Chat Noir…

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Théophile-Alexandre Steinlen, La tournée du chat noir de Rodolphe Salis, 1896

Tout commence, évidemment, avec Théophile-Alexandre Steinlen, peintre suisse arrivé à Montmartre dans les années 1880, dont les tableaux et autres lithographies côtoient des affiches qu’il réalisa pour les cabarets du coin. Parmi celles-ci, inévitable, le Chat Noir devenu emblème de Montmartre dans le monde entier et symbole de la cohabitation des artistes et des arts. Les peintres illustrent la musique, la danse, ils la représentent même parfois dans leurs propres œuvres. S’ensuit une série d’artistes parfois méconnus, parfois très connus où l’on croise notamment, Jules-Alexandre Grün, quelques Pierre Bonnard et les portraits sublimes d’Aristide Bruant, chansonnier et poète de génie, par Toulouse-Lautrec.

Au clair de la lune à Montmartre le soir…

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Santiago Rusiñol (1861-1931) Una Romanza, 1894  ©Museu Nacional d’Art de Catalunya, Barcelone/ Jordi Calveras

Après avoir pris le temps d’admirer les paysages de Montmartre sous le pinceau d’Edouard Lefevre (prenez-le, le temps, on vous y encourage), après avoir gravi les marches d’un escalier, on les rencontre à nouveau. Les ? Ce sont eux. Suzanne Valadon, André Utter et Maurice Utrillo, leur atelier reconstitué, la chambre et le petit train du jeune Maurice et, plus loin, quelques toiles de la main de ceux qui nous accueillent chez eux, qui ont ouvert leurs portes aux artistes du quartier.

On retrouve d’ailleurs Suzanne Valadon quelques mètres plus loin, dans ce qui est LA très bonne idée de l’exposition. Cette fois-ci, elle est le modèle, la muse, l’unique objet de l’admiration d’un Erik Satie perdu dans les méandres de la friendzone. Car c’est à lui, au musicien voisin de la rue Cortot qu’est consacrée la dernière étape d’un émouvant voyage dans le temps. Sur fond de piano et de délicatesse, le magnifique portrait de Satie part Antoine de La Rochefoucauld fait face à des lettres émouvantes signées de sa main et tient compagnie à Una Romanza, chef d’oeuvre de  Santiago Rusiñol qui représente Suzanne Valadon au piano, sous les yeux émerveillés du musicien.  De retour dans le monde réel, nez-à-nez avec les travaux de la rue Saint-Vincent, on hésite à faire demi tour, à y retourner quelques minutes, voire quelques heures, dans ce Montmartre-là.

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Vue de l’atelier reconstitué © Musée de Montmartre

ARTISTES À MONTMARTRE : 1870-1910 DE STEINLEIN À SATIE

31/03/2016 > 25/09/2016

Musée de Montmartre

PARIS

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Exposition terminée
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