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Il y a 182 ans naissait… Auguste Bartholdi

Agathe Lautréamont 2 août 2016

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Il y a presque deux siècles, un deux août, naissait le sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904). À l’évocation de son nom, il y a de grandes chance pour qu’une image s’impose d’emblée dans vos pensées : la statue de la Liberté, bien sûr ! Ou plus précisément, si l’on tient à être tout à fait exact : La Liberté éclairant le monde, un cadeau de la France aux États-Unis, devenue aujourd’hui symbole, et trônant en bonne place à l’entrée du port de New-York. La célèbre dame au flambeau, d’accord, mais Bartholdi n’a pas réalisé que cette statue mondialement célèbre ! Tour d’horizon de quelques réalisations du grand sculpteur…

Fontaine Bartholdi, Lyon

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Auguste Bartholdi, Fontaine de la place des Terreaux © Wikimedia Commons

Tout commence avec un concours. En 1857, une fontaine devait orner la Place des Quinconces. Plusieurs sculpteurs de renom tentent leur chance, mais c’est un tout jeune inconnu de 23 ans qui rafle la mise : il s’appelle Auguste Bartholdi.

Cependant, le Conseil Municipal ne donne pas suite, et enterre le projet. Il faudra attendre trente ans pour que Lyon s’intéresse au projet et, en 1886, se rappelle au bon souvenir du sculpteur français et reprenne le processus de création d’une fontaine. Pourquoi ce soudain réveil de la part de la ville ? Car entre temps, une certaine Statue de la Liberté a fièrement été installée sur Liberty Island, aux États-Unis… L’œuvre achevée, majestueuse, figure la France et ses quatre fleuves.

Mais soyons honnête : si cet été vous êtes de passage à Lyon et que vous vous promenez sur la belle Place des Terreaux, vous ne trouverez nulle trace de la Fontaine Bartholdi. Et pour cause ! La sculpture, qui n’échappe pas aux ravages du temps, a été démontée en mai dernier et ne retrouvera pas sa chère ville avant le printemps 2017 ; le temps de connaître une profonde restauration…

Statue équestre de Vercingétorix, Clermont-Ferrand

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Auguste Bartholdi, Statue équestre de Vercingétorix © Wikimedia Commons

Si encore en 2016, le débat fait rage concernant la véritable localisation de la fameuse bataille d’Alésia, on sait en tout cas où s’est déroulée la grande victoire du chef de guerre Vercingétorix : Gergovie. La bataille qui vit la victoire des forces gauloises sur les armées romaines se serait déroulée dans la région Auvergne. C’est donc tout naturellement que pour installer sa statue hommage au chef de guerre, Auguste Bartholdi a choisi la ville de Clermont-Ferrand.

Pourquoi ce personnage historique plutôt qu’un autre ? Il faut savoir que jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, cette figure historique était totalement tombée dans l’oubli. Mais à la faveur de la guerre franco-allemande de 1870, la France s’est cherché des figures tutélaires, des héros auxquels se rallier face à l’ennemi. C’est ainsi que Napoléon III a ouvert la porte à la redécouverte de cette figure nationale devenue mythique sous la Troisième République.

La statue peut être admirée sur la Place de Jaude, à Clermont-Ferrand. Et les plus férus d’histoire s’amuseront à relever quelques anachronismes sur l’équipement du pétulant chef gaulois…

Lion de Belfort, Belfort

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Auguste Bartholdi, Le lion de Belfort © Wikimedia Commons

Décidément, il semblerait que la guerre franco-prussienne ait fortement inspiré Auguste Bartholdi… Si vous êtes de passage du côté de Belfort, vous ne pouvez pas la rater ! Au pied de la falaise de la citadelle, taillé dans le grès d’une belle couleur brique, un lion monumental repose, la patte avant posée sur une flèche qu’il vient d’arrêter.

Le symbole est évident : l’œuvre commémore la résistance de la ville, qui fut assiégée par les prussiens au cours du conflit de 1870. Cet acte de bravoure de la part des troupes françaises a permis à la région appelée aujourd’hui Territoire de Belfort à demeurer française, alors qu’alentours, l’Alsace tombait sous le joug de l’ennemi. Depuis avril 1931, l’œuvre de Bartholdi est classée aux Monuments Historiques.

Pour la petite anecdote, savez-vous pourquoi une réplique de ce lion de onze mètres de haut se trouve à Paris, précisément sur la place Denfert-Rochereau ? Tout simplement parce que la résistance de Belfort a été menée par le colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau !

Statue de Denis Diderot, Langres

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Auguste Bartholdi, Statue de Denis Diderot © Wikimedia Commons

Né à Langres en 1713, le philosophe des Lumières Denis Diderot méritait bien une statue dans sa ville d’origine ! Déjà en 1844, le sculpteur Joseph-Stanislas Lescorné avait proposé un premier projet à la municipalité de l’est de la France. Un premier temps intéressée, la ville avait finalement abandonné le projet, face aux riverains mécontents de l’idée d’accueillir une œuvre en hommage à un penseur ouvertement athée.

Ce n’est qu’en 1882 que le Conseil Municipal de Langres, un peu moins porté sur les traditions, renoue avec l’idée d’une œuvre en hommage au philosophe, tandis que le centenaire de sa disparition approche à grand pas. Une souscription est alors organisée, et grâce à la presse locale qui s’en fait l’écho, Auguste Bartholdi ne tarde pas à se mettre au travail.

Des fonds arriveront même de Russie, de la part d’Alexandre III de Russie qui n’a pas oublié les liens qui unissaient Denis Diderot à l’Impératrice Catherine II. L’œuvre est inaugurée en 1884 et trône encore aujourd’hui sur la place Diderot de Langres.

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