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Exclusion définitive de la corrida du Patrimoine immatériel français

Agathe Lautréamont 29 juillet 2016

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La corrida avait été inscrite en 2011 au Patrimoine immatériel de la France, suite aux demandes répétées de l’Association des Villes Taurines et de l’Observatoire National des Cultures Taurines. Mais dès cette inscription, la polémique n’avait pas désenflé, alimentée entre une lutte incessante entre garants d’une tradition essentiellement pratiquée dans le sud de la France et associations de défense animale. Finalement, le Conseil d’État a décidé de la suppression définitive de cette pratique du Patrimoine immatériel français.


Fiesta De San Fermin Running Of The Bulls - Day 8

Une corrida en Espagne, en 2013 © Pablo Blazquez Dominguez – Getty Images

Le 27 juillet dernier, le Conseil d’État a rendu sa décision : « Le pourvoi de l’Observatoire national des cultures taurines et de l’Union des villes taurines de France est rejeté. » Petit coup d’œil dans le rétroviseur : ces deux associations, à l’origine de l’inscription de la corrida au Patrimoine immatériel de France en 2011 s’étaient dressées contre un projet de suppression de cette pratique de la liste, proposé par la Cour Administrative de Paris en juin 2015.

Une suppression qui avait été envisagée suite à de nombreuses protestations de diverses associations de défense animale, mais également de la part du grand public qui ne comprenait pas l’inscription de cette pratique qui serait d’origine espagnole (bien que les Historiens ne bénéficient d’aucune source précise quant aux origines véritables de ce combat à l’issue duquel le taureau est mis à mort).

Deux associations pro-corrida déboutées

Suite à cette décision, les deux associations sont dans l’obligation de verser 3000€ au CRAC Europe (Comité Radicalement Anti-Corrida) et à l’association Droits des Animaux, toutes deux on le devine, opposées à la pratique de la corrida. Il aura donc fallu un an au Conseil d’État pour rendre son délibéré, qui va dans le sens des associations qui défendent et promeuvent la cause animale. Suite à cette décision, le co-fondateur de l’association Droit des Animaux David Courbet, a déclaré au micro de l’AFP : « Le rejet du pourvoi fait que la décision de la cour administrative est définitive ».  Puis, s’est fendu d’une pique à l’encontre des groupes pro-corrida : « Nos adversaires voulaient sanctuariser la corrida, ce ne sera pas le cas ».

Malaga Bullfights Fair 2012: Javier Conde, Sebastian Castella and Alejandro Talavante

Une corrida, en 2012 © Daniel Perez Garcia-Santos – Getty Images

Des déclarations qui allaient dans le même sens que celles du CRAC Europe, qui a publié un communiqué se réjouissant de la décision de justice : « Ce fut un long combat : cinq ans de lutte acharnée pour obtenir une évidence, la corrida, séance de torture et d’agonie, n’a rien à faire avec les parfums de Grasse et la tarte Tatin. » Brigitte Bardot elle-même (fondatrice de l’association de défense animale portant son nom) a salué cette décision de justice sur son site internet : « C’est formidable d’avoir retiré définitivement la corrida du patrimoine immatériel de la France » tout en précisant cependant : « Ce sera encore plus formidable quand la corrida sera définitivement interdite en France. »

Le Patrimoine immatériel français comptabilise aujourd’hui quelque trois cent pratiques séculaires. Celles-ci vont de la fauconnerie à la dentelle au point d’Alençon en passant par… la tarte Tatin ! Cette pluralité s’explique par le fait qu’à peu près tous les savoir-faire peuvent être ajoutés à cette liste : pratiques festives, rituelles ou sportives, danses, musiques, jeux… Cette liste est avant tout un recensement culturel, qui n’implique cependant pas de mesure de sauvegarde. Toujours est-il que la corrida est désormais pour de bon retirée du Patrimoine immatériel français, le rejet du pourvoi faisant que la décision de la cour administrative est définitive.

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