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Un tableau de Salvador Dalí volé il y a sept ans retrouvé par un détective

Agathe Lautréamont 28 juillet 2016

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Dérobée en 2009 par un groupe de malfaiteurs alors qu’elle se trouvait exposée au sein d’un musée néerlandais, une œuvre du peintre espagnol Salvador Dalí demeurait introuvable depuis un peu plus de sept ans maintenant… Jusqu’à ce qu’un détective hollandais, spécialisé dans la récupération d’œuvres d’art volées, ne remette la main sur la peinture du maître catalan… et dans le même temps sur une seconde toile, celle-ci signée Tamara de Lempicka. C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups !

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Capture d’écran du fil Twitter du détective Arthur Brand

Mercredi dernier lors d’une conférence de presse, le détective néerlandais Arthur Brand, qui s’est spécialisé depuis de nombreuses années dans la récupération d’œuvres d’art volées et très célèbre dans son pays d’origine, posait fièrement à côté d’un chevalet. Sur celui-ci, trônait une petite toile de la main de Salvador Dalí, intitulée Adolescencia (Adolescence), exécutée en 1941. Et l’enquêteur a de quoi être fier !

L’œuvre qui représente dans un effet d’illusion d’optique cher au peintre un visage féminin, avait été subtilisée le 1er mai 2009 alors qu’elle se trouvait exposée au sein du Musée Scheringa de l’Art Réaliste, une institution néerlandaise située dans la ville de Spanbroek, au nord des Pays-Bas. Et histoire de faire les choses bien, Brand a révélé une seconde toile retrouvée en même temps que celle de Dalí : une œuvre de la peintre polonaise Tamara de Lempicka, La Musique, datant de 1929.

Faire marcher son carnet d’adresses…

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Salvador Dalí, Adolescencia, 1941 © Collection privée

Le 1er mai 2009, plusieurs hommes masqués avaient fait irruption en pleine journée dans le Musée Scheringa, et avaient menacé armes aux poings les employés et visiteurs de l’institution. En quelques minutes, les voleurs avaient décroché les deux tableaux des murs de l’espace culturel, et s’étaient enfuis des lieux de la rapine en voiture. Depuis, les autorités avaient perdu toute trace du duo d’œuvres. Mais c’était sans compter sur le flair et la pugnacité d’Arthur Brand. Le détective a ainsi expliqué avoir pu récupérer les deux tableaux sans avoir à verser la moindre somme d’argent, ayant simplement eu à faire marcher le bouche à oreille.

Familier des milieux mafieux et criminels, celui-ci a expliqué que dans ces sphères parallèles, tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un, etc… De fil en aiguille, il est parvenu à remonter jusqu’à l’organisation criminelle qui a revendu les œuvres. Or, si l’on en croit les explications d’Artur Brand,  la personne qui avait en main les tableaux aurait déclaré ignorer qu’ils étaient tous deux volés. Comme celle-ci ne souhaitait pas avoir d’ennuis avec les autorités, elle a tout de suite accepté de rendre les tableaux dérobés.

Arthur Brand a donc permis au propriétaire des deux tableaux (un collectionneur qui a tenu à rester anonyme), qui les avait temporairement prêtés au musée de la ville de Spanbroek, de récupérer ses biens. Mais si les œuvres ont été retrouvées, c’est aussi parce que ces dernières avaient été cataloguées et répertoriées. Si bien que revendre des œuvres très connues au marché noir devient extrêmement délicat, leur situation de bien volé devenant très vite connu et éveille donc les soupçons.

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