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Ouverture d’un nouvel espace d’art à Paris Belleville : Arnaud Deschin, galerie

Laura Bourdon 26 juillet 2016

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Des Beaux-Arts de Marseille à l’industrie pharmaceutique. De l’ouverture d’une galerie dans l’intimité de son appartement à la naissance de LA GAD Marseille. Des puces de Saint-Ouen au 22 rue Visconti. Arnaud Deschin s’engage aujourd’hui dans un nouveau défi : l’ouverture d’un espace sur les hauteurs du quartier de Belleville, berceau actuel de la scène artistique émergente.

A l’occasion de l’ouverture de ses nouveaux locaux au n°18 rue des Cascades, Arnaud Deschin nous propose d’entrer dans son univers, à la fois convivial et singulier, au travers la mise en scène d’une exposition collective intitulée Berlin-Est.

Plus qu’une semaine pour découvrir l’exposition Berlin-Est : Group Show

Prospecteur de la jeune scène, le galeriste nous en offre ici sa propre synthèse. Un parcours éclectique où les techniques et les médiums se croisent. Jeunes artistes et artistes confirmés se côtoient.
Notre œil est d’emblée attiré depuis la façade extérieure de la galerie par une peinture sur chevalet et le propos engagé qui, manifestement, se détache : « La Maigritude », par Fabienne Audéoud.

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Vue de la façade extérieure, exposition Berlin-Est,
Fabienne Audéoud, La Maigritude, d’après Saïd Bahij, 2012
© Romain Darnaud, Courtesy Arnaud Deschin, galerie

C’est au gré d’un parcours non-balisé que le spectateur est amené à se saisir des œuvres, de leurs messages et subtilités.

Découverte sur le 61e Salon de Montrouge, Arnaud Deschin offre une seconde vie à son œuvre coup de cœur de l’artiste Marion Bocquet-Appel, une installation de bois de châtaigner en taille directe : « Trop loin à l’ouest c’est l’est (version 2) ». En contraste avec les murs de béton de la galerie, la poésie de la formule et son matériau, le bois, rayonnent. L’oeuvre nous questionne sur l’idée de la réitération et du renouvellement.

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Vue de l’exposition Berlin-Est,
Marion Bocquet-Appel, Trop loin à l’ouest c’est l’est (version 2), 2015
© Romain Darnaud, Courtesy Arnaud Deschin, galerie

La photographie est aussi mise en exergue, selon le prisme architectural et la réflexion de ses temporalités, l’idée d’une modernité au demeurant fragile qui avec le temps, tend à se démanteler (Ibai Hernandorena, « Glissements », 2015, photographie couleur).
Berlin-Est, c’est aussi lâcher prise avec la réalité, au détour de la peinture abstraite de l’artiste Michael Debatty (« Abstract feels », 2016, acrylique, aérographe sur bois).
Jerome Cavaliere invite le visiteur au dialogue. Un dialogue un peu particulier empreint de dérision et d’humour, non-sans une certaine désinvolture, autour d’ « Un entretien avec une œuvre d’art, essai #11 ». Ici l’art est désacralisé, tombé de son piédestal, l’artiste prenant la toile pour cible, la criblant de tirs à 50 mètres.
La féminité joue un rôle majeur au sein de l’exposition notamment suivant l’approche de l’artiste Marianne Maric, au gré d’une installation céramique ou encore d’une photographie argentique au titre évocateur « Milk, voie lactée », tirée de la série des Femmes fontaines.
Berlin-Est, c’est aussi la rencontre de personnages. On rencontre « Bonnie Blues » au regard froid, cigarette à la main, d’Apolonia Sokol, et aussi « Bob », sculpture en bois et métal d’inspiration primitive, réalisée en 2013 par l’artiste belge David Evrard.

Arnaud Deschin Galerie - Berlin Est-8452

Vue de l’exposition Berlin-Est,
En haut à gauche, Apolonia Sokol, Au centre, David Evrard, En haut à droite, Jérôme Cavalière
© Romain Darnaud, Courtesy Arnaud Deschin, galerie

Une énergie constante émane de cette exposition. « Une pile morte + une pile morte + une pile morte, etc. produirait une nouvelle source d’énergie », la toute fraîche œuvre d’Alice Louradour, « Volt Face » en est le témoin.

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Vue de l’exposition Berlin-Est,
Alice Louradour, Volt-face, 2016
© Romain Darnaud, Courtesy Arnaud Deschin, galerie

L’exposition est brillamment mise en scène au travers l’écriture d’une fiction réalisée par Tiphaine Calmettes et traduite en russe.

« Berlin-Est d’été » est visible sur rendez-vous jusqu’au vendredi 29 juillet 2016. Avec les artistes Fabienne Audéoud, Marion Bocquet-Appel, Tiphaine Calmettes, Jérôme Cavalière, Mathieu Clainchard, Michael Debatty, David Evrard, Ibai Hernandorena, Alice Louradour, Marianne Maric, Laurent Perbos, Apolonia Sokol.

« Le Respect des Institutions », Fabienne Audéoud, du 8 au 27 août 2016

Dans la continuité de cette exposition, Arnaud Deschin donne littéralement ses clés à l’artiste Fabienne Audéoud cet été 2016 avec un projet transformant la galerie en un espace laboratoire, que l’on pourrait presque qualifier de « project-space ».
« Il y a qqs mois, j’ai cherché à organiser un échange d’appartements entre Paris et Athènes. Personne ne semblait vouloir passer l’été à Paris (…) » (Extrait du communiqué de l’artiste intitulé « Le Respect des Institutions »).
Fabienne Audéoud sera bien présente à Paris cet été. Elle s’improvisera maître des lieux et investira l’espace de la galerie du mercredi au samedi, de 11 heures à 19 heures, et nous y donne rendez-vous : «Peut-être que j’y ferai des peintures autour de l’idée du respect des institutions, ou peut-être autre chose… » l’énigme est lancée !
Du transfert de l’atelier à la galerie, cette proposition est le fruit d’une démarche généreuse permettant au public de vivre l’art en temps réel et surtout, d’aller à la rencontre de l’artiste. Que vous soyez férus d’art ou épris de curiosité, envie d’apprendre, de dialoguer voire même de débattre, l’on ne peut que vous recommander de visiter cette exposition menée par l’artiste en personne.
De plus et en exclusivité, le galeriste s’engage à délivrer un dessin de l’artiste, sur demande, aux visiteurs d’Exponaute !

Anne le Troter en solo-show à la rentrée de septembre

A l’honneur lors de cette rentrée 2016: l’artiste Anne le Troter, un nom qui résonne déjà sur le devant de la scène artistique compte tenu de son actualité ces derniers mois. En solo-show du 14 septembre au 14 octobre prochain, nous entrerons au cœur de son univers sonore, où le langage, sa mécanique et sa technicité seront questionnés dans un travail en collaboration avec des prothésistes dentaires.

C’est ainsi que débute l’aventure parisienne d’Arnaud Deschin.
Une aventure rythmée, marquée par une volonté d’échanges, de rencontres, de proximité et d’ouverture au grand public. En bref : une aventure humaine.

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