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Une nouvelle expérience de visite pour l’épave du Mary Rose

Agathe Lautréamont 20 juillet 2016

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C’est l’histoire d’un navire royal, fierté de la flotte anglaise du XVIe siècle, coulé en 1545 et retrouvé seulement en 1982. L’épave du fier galion Mary Rose, vaisseau préféré du roi d’Angleterre Henry VIII, était conservée au Portsmouth Historic Dockyard. Mais les restes du bateau, fragiles, ont récemment nécessité une scénographie repensée. Aujourd’hui, c’est une pièce historique mieux protégée et une expérience de visite inédite que les visiteurs de Portsmouth peuvent découvrir…

The Mary Rose Museum Opens Nine New Viewing Galleries

L’épave du Mary Rose exposée © Olivia Harris- Getty Images

Cela fait un peu moins de 500 ans maintenant que le Mary Rose, navire préféré de la flotte anglaise du roi Henry VIII d’Angleterre, a été coulé lors d’une bataille navale contre les forces françaises. Retrouvé dissimulé sous le fond sablonneux des côtes britanniques en 1982, les restes du galion furent exposés dès l’année suivante au sein du Portsmouth Historic Dockyard. Malheureusement, l’expérience de visite n’était pas optimale, le vaisseau étant difficilement visible derrière les structures de soutien et les épaisses vitres nécessaires à la protection de cette fragile structure de bois.

The Mary Rose Museum Opens Nine New Viewing Galleries

L’épave du Mary Rose exposée © Olivia Harris- Getty Images

Des millions pour un galion

Le Mary Rose Trust, une association dédiée à la protection de ce navire exceptionnel et très bien conservé, a donc décidé d’une importante levée de fonds afin de proposer une expérience de visite repensée et plus immersive. Cinq millions de livres sterling ont ainsi été collectés pour pouvoir placer le bateau en un nouvel espace d’exposition. Situé en hauteur, plus accessible, dans une salle vaste et entièrement construite à son intention, les visiteurs peuvent désormais jouir pleinement de leur découverte de ce fier galion coulé par la flotte française en 1545. Une façon idéale pour les curieux de saisir ce à quoi devait ressembler la vie à bord, il y a presque cinq siècles…

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L’épave du Mary Rose exposée © DR

Une épave fragile

Interrogée par le quotidien britannique The Guardian, Helen Bonser-Wilton, directrice du fonds The Mary Rose Trust, s’est enthousiasmée de cette nouvelle présentation des restes du navire d’Henry VIII : « Je crois que les gens ne réalisent pas à quel point le bateau était énorme. Cela fait des années que nous travaillons sur lui, l’asséchant, l’aspergeant de protections chimiques… Depuis le roi Henry lui-même, personne n’a encore jamais vu le Mary Rose de la façon dont on peut l’admirer aujourd’hui, au plus près. On pourrait presque respirer le même air que les anciens passagers de ce navire de guerre ».

Lors de l’inauguration de la nouvelle présentation du navire, en début de semaine, les visiteurs furent visiblement émus de redécouvrir les restes de cet impressionnant bateau sur lequel moururent près de quatre cents hommes lors d’une énième guerre entre deux des plus grandes puissances européennes de l’époque : la France et l’Angleterre. Les salles d’exposition sont volontairement maintenues dans une obscurité partielle, de sorte à préserver au mieux la carcasse du bateau, mais également pour plonger les visiteurs dans une ambiance mystérieuse et impressionnante.

The Mary Rose Museum Opens Nine New Viewing Galleries

L’épave du Mary Rose exposée © Olivia Harris- Getty Images

Une découverte unique

Quant à la scénographie, elle a été agrémentée de petits films reconstituant la vie de l’équipage du Mary Rose. L’ambiance visuelle et sonore a également été renforcée pour donner le sentiment aux curieux qu’ils se trouvent véritablement à bord d’un bateau du XVIe siècle. Dans d’autres salles, de vastes vitrines présentent également sous des lumières tamisées le nombre impressionnant d’objets retrouvés dans l’épave (mobilier, vaisselle, vêtements…)

À l’intérieur de l’exposition, la température et le taux d’humidités sont étroitement surveillés, à tel point que chaque visiteur doit d’abord passer par un sas avant de découvrir le bateau. Plus d’accessibilité pour le public donc, mais pas dans n’importe quelles conditions. Il est nécessaire de préserver au mieux l’épave pour faire en sorte qu’elle soit visible le plus longtemps possible.

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