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Sculpteurs, peintres, dessinateurs… Les Bonheur : trois générations d’artistes

Agathe Lautréamont 18 juillet 2016

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Au XIXe siècle, les cénacles artistiques influents ne fleurissaient pas uniquement au milieu des boulevards (déjà) très fréquentés de Paris. Il suffit de tourner le regard en direction de la Vallée de Chevreuse, bucolique et préservée, pour s’en convaincre. En effet, dans le petit village de Magny-les-Hameaux, au cœur d’une superbe région agricole, évoluait une famille d’artistes atypique : les Bonheur. Trois générations d’artistes, peintres, sculpteurs, dessinateurs, que le musée national de Port-Royal-des-Champs propose de redécouvrir jusqu’au 25 juillet prochain

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Rosa Bonheur, Troupeau de moutons dans le Nivernais © Château Royal de Blois

Raymond Bonheur (1796-1849)

Raymond Bonheur pouvait-il imaginer qu’il allait se trouver à la tête d’une véritable famille d’artiste ? Né en 1796, Bonheur se forme aux arts dans sa jeunesse, avant de s’établir à Paris comme peintre et professeur de dessin. Lui et son épouse, Sophie Marquis, auront quatre enfants. Le couple était très épris de l’idéal saint-simonien, ce qui signifie qu’en ce qui concerne l’éducation, ceux-ci croyaient qu’il était nécessaire de donner aux filles la même instruction que les garçons. C’est pourquoi les deux filles du couple, Rosalie et Juliette, jouiront d’une éducation complète ainsi que d’une ouverture aux arts et aux lettres. Il encouragea donc sa progéniture à devenir des artistes : Rosalie, Auguste et Juliette seront peintres, Isidore suivra la voie de la sculpture.

Rosa Bonheur (1822-1899)

Probablement la membre la plus connue de ce cénacle culturel et artistique exceptionnel, Rosalie Bonheur (elle n’adopte le surnom de Rosa qu’à l’occasion du Salon de 1844) se forme aux arts directement auprès de son père, Raymond. Très vite, la figure paternelle décèle en la jeune fille un talent certain. Il ne se trompait pas : de toute la fratrie, c’est l’aînée des quatre enfants qui connaîtra la carrière la plus florissante. Dès l’âge de 19 ans, elle expose son premier tableau au Salon, et gagnera au cours de sa vie beaucoup d’argent grâce à la vente de ses toiles de peinture animalière. Suite à ce succès considérable, Rosa Bonheur fut la première femme française à être décorée de la Légion d’Honneur.

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Auguste Bonheur, Portrait de Rosa Bonheur, 1848 © RMN

Auguste Bonheur (1824-1884)

Le deuxième enfant du couple Bonheur, Auguste, s’est également très vite senti attiré par les arts, encouragé comme il le fut par un père amoureux de peinture et de dessin. C’est en 1848 qu’Auguste Bonheur est admis au sein de l’École des Beaux-Arts de Paris. Là, il intègre l’atelier de l’artiste Paul Delaroche, auprès de qui il se forme. Fort de cette formation complète au cœur d’une des plus prestigieuses écoles de la capitale, Auguste Bonheur décide de se spécialiser, comme sa sœur aînée Rosa, dans la peinture animalière. Exposé pour la première fois au Salon en 1845, il est ensuite récompensé d’une médaille de troisième classe en 1852 pour son œuvre Les côtes de Brageac. Il sera récompensé de nombreuses fois dans sa carrière prolifique de peintre.

Isidore Bonheur (1827-1901)

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Isidore Bonheur, Bœuf, XIXe siècle © RMN

Second fils et troisième enfant du couple Bonheur, Isidore a joui durant son enfance d’une formation artistique prodiguée, pendant ses premières années, par son père Raymond mais aussi par sa propre sœur aînée Rosa. En 1849, un an après Auguste, Isidore Bonheur est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il se forme intensivement au dessin et à la peinture. Cependant, l’artiste ne poursuivra pas dans cette voie, déçu de l’accueil que le Salon a réservé à ses toiles : Cavalier africain attaqué par une lionne et Combat de taureau. Les tableaux sont remarqués, mais ne recueillent pas les encouragements qu’il espérait.  Le jeune artiste abandonne donc le pinceau, et se tourne vers la sculpture, domaine dans lequel il s’illustra particulièrement.

Juliette Bonheur (1830-1891)

À l’image de ses trois frères et sœurs, Juliette Bonheur a la chance de grandir au cœur d’un cercle familial qui promeut l’éducation des filles ainsi que l’ouverture au domaine des arts. Ainsi, dans la droite lignée de ses aînés, Juliette Bonheur profite-t-elle d’une instruction complète ainsi qu’à une formation artistique. Très jeune, elle se familiarise avec le monde de la peinture, du dessin, mais aussi de la sculpture. Très influencée par le paysage bucolique et préservé de la Vallée de Chevreuse, elle s’illustrera au cours de sa vie comme peintre animalier. Juliette Bonheur lègue à la postérité un ensemble d’œuvres très touchant, qui témoigne d’un profond amour des animaux.

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Juliette Bonheur, Retour du pâturage © Wikimedia Commons

ROSA BONHEUR ET SA FAMILLE

07/04/2016 > 25/07/2016

Musée de Port-Royal des Champs

MAGNY-LES-HAMEAUX

Entre 1860 et 1930, le village de Magny-les-Hameaux fut habité par de nombreux artistes, parmi lesquels les membres de la famille Bonheur. ...

Exposition terminée
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