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Le mystère du joueur de cornemuse de Jérôme Bosch

Agathe Lautréamont 5 juillet 2016

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L’année 2016 est définitivement celle de Jérôme Bosch ! Cela fait en effet 500 ans que le mystérieux artiste naissait à Bois-le-Duc, une petite commune des Pays-Bas où il passa le plus clair de sa vie. Après une rétrospective remarquée dans sa ville natale, le Musée du Prado de Madrid a pris le relai pour à son tour proposer sa propre exposition Bosch. Et en ce mois de juillet, l’artiste le plus mystérieux de la Renaissance fait à nouveau parler de lui…

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Jérôme Bosch, Le Chariot de Foin, vers 1501-02 © Wikimedia Commons

Et un mystère de plus pour le peintre Jérôme Bosch ! Tandis que l’artiste primitif flamand est en ce moment même l’objet d’une vaste rétrospective au Musée du Prado, à Madrid, tous les regards du monde de l’art sont tournés vers le maître de la Renaissance, au style reconnaissable entre tous. Nouvelles études, nouveau catalogue de l’œuvre, expositions aux Pays-Bas puis en Espagne, rivalités entre les institutions culturelles qui l’ajoutent à leur programmation… Et comme si cela ne suffisait pas, un historien de l’art néerlandais spécialiste de l’œuvre de Bosch vient de faire une surprenante découverte. Un petit détail bien caché dans le bas d’une des œuvres les plus connues de l’artiste : Le Chariot de Foin, actuellement conservé au Prado.

Observez attentivement le bas de la composition de cette huile sur panneau… Au centre, un petit personnage vêtu de bleu intrigue beaucoup Jos Koldeweij, curateur de l’exposition qui s’est tenue en ce début d’année à Bois-le-Duc et également enseignant à l’Université Radboud de Nijmegen. En fait, le bonhomme (qui cherche également à séduire une nonne à l’aide d’une… saucisse accrochée à une ficelle !) tient incorrectement sa cornemuse ! Ou plutôt, pour être tout à fait précis, Jos Koldeweij précise qu’il tient son instrument comme si le joueur était gaucher, ce qui est tout à fait plausible.

Or, si le musicien se révélait effectivement gaucher, dans ce cas la position de ses deux mains aurait dû être inversée sur la cornemuse. Voilà un élément intrigant… Non seulement les musiciens gauchers sont très rares, ce qui limitait les chances de Jérôme Bosch de s’inspirer d’un joueur en chair et en os, mais en plus, la tenue de l’instrument est incorrecte.

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Jérôme Bosch, Le Jardin des Délices,  entre 1490 et 1510 © Wikimedia Commons

Alors, comment expliquer ce double mystère ? Une des hypothèses avancées par Jos Koldeweij serait que Bosch ne se soit pas fondé sur un joueur qu’il aurait pu observer, mais à partir d’une œuvre déjà créée, comme une illustration ou une gravure, ce qui expliquerait l’inversion des mains du musicien. Or, à cette époque, les gravures en circulation n’étaient pas si fréquentes… L’enquête est donc lancée ! Nombre de questions sont soulevées par ce surprenant détail du Chariot de Foin, et le conservateur du Noordbrabant Museum de Bois-le-Duc en appelle donc à l’imaginaire et aux connaissances des internautes, en association avec le journal The Art Newspaper. Ceux-ci peuvent soumettre leurs hypothèses à cette adresse mail : londonoffice@theartnewspaper.com. Avec un peu de chance, le mystère sera bientôt résolu !

Quant à ceux qui souhaiteraient observer ce mystérieux joueur de cornemuse de plus près, Le Chariot de Foin est actuellement exposé au Musée du Prado, dans le cadre de sa grande exposition Jérôme Bosch ! Celle-ci est visible jusqu’au 11 septembre prochain…

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