Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Découvertes estivales #1 : les merveilles du musée Lalique

Jéremy Billault 4 juillet 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Ça n’est peut-être pas évident pour tout le monde, mais l’été est bel et bien arrivé. Et, inexorablement, il apporte avec lui son lot de sagas et de feuilletons qui nous tiennent en haleine jusqu’à la rentrée. Cet été, exponaute a décidé de ne pas déroger à la règle en vous invitant à un long périple, au quatre coins de la France, à la rencontre de musées (parfois méconnus) qui nous tiennent à cœur. Et pour bien commencer, direction l’Alsace à la découverte d’un musée chargé de surprises, d’Histoire et de subtilité : le musée Lalique.

Pendentif femme libellule, ailes ouvertes (c) Studio Y. langlois - Musée Lalique

LALIQUE René, Pendentif Femme libellule ailes ouvertes – vers 1898-1900 © Studio Y. Langlois – Musée Lalique

Son nom vous dit probablement quelque chose, et pour cause : René Lalique est l’un des plus grands génie français des arts décoratifs. Maître verrier, orfèvre, bijoutier, il a créé au cours de la première moitié du XXème siècle, un nombre impressionnant d’objets de luxe devenus historiques et a engendré une dynastie d’artistes qui ont fait qu’aujourd’hui encore, le nom de Lalique est synonyme d’excellence. Ce nom nous emmène en Alsace, à  Wingen-sur-Moder, à l’endroit d’une ancienne verrière traditionnelle de la fin du Moyen-âge et à proximité de la manufacture Lalique qui y est installée depuis 1921. Ici, depuis maintenant cinq ans, se trouve le musée Lalique qui rassemble 650 pièces exceptionnelles issues des ses collections comme de prêts de grandes institutions.

« La recherche du beau plutôt que l’affichage du luxe »

_syl4540n

René Lalique, Pendentif Guêpes et prunus, vers 1904 © Musée Lalique

Ainsi peut-on admirer le travail d’un orfèvre de génie, toujours désireux d’éviter le clinquant et le bling-bling au profit de l’extrême raffinement d’une discrétion devenue sa marque de fabrique. Car René Lalique est, avant toutes choses, un bijoutier dont la créativité est rapidement reconnue par le monde entier, notamment grâce à l’exposition universelle de 1900. Son stand dans le pavillon des bijoutiers fait sensation et sera reconstitué, un siècle plus tard, dans le musée qui portera son nom.

vase_tourbillons_incolore_cmaillc_noir

Réédition en cristal du vase Tourbillons créé en 1926 © Musée Lalique

Mais Lalique, c’est aussi, et surtout, le travail du verre et (grâce à ses successeurs)  le cristal.  Le musée expose à la fois des chefs-d’œuvres uniques (de René Lalique et de ses enfants, eux-même artistes, jusqu’au studio de création actuel) et des objets du quotidien produits à la manufacture de Wingen-sur-Moder.

Orient Express, Sarah Bernhardt et Jeux Olympiques

flacon_fougares

René Lalique, Flacon de parfum Fougères, 1912 © Musée Lalique

Depuis le début du siècle dernier, le travail de Lalique est partout, là où le luxe s’associe à la sobriété, où la créativité brille par sa subtilité. Dans les wagons-restaurants de l’Orient-Express, dans les salles à manger du Normandie, dans des flacons de parfums, aux J.O. d’Albertville (Lalique y a créé les médailles) ou encore au théâtre, quand René créé un costume pour Sarah Bernhardt ou plus tard quand sa fille réalise des décors pour la Comédie Française, le savoir-faire des Lalique est recherché aux quatre coins du monde. Y compris du côté des artistes. A l’image de la cristallerie voisine des frères Daum, Lalique a attiré l’intérêt des plus grands artistes touche-à-tout : Picasso, Chagall, Braque, Le Corbusier, tous s’y sont essayé avec succès. Aujourd’hui encore, Damien Hirst, Zaha Hadid ou encore Anish Kapoor (qui a présenté une série de sculptures lors de la dernière édition d’Art Basel) ont collaboré avec la marque.

Princesse-lointaine

Sarah Bernhardt portant plusieurs diadèmes Lalique ©  Maxim’s

A  Wingen-sur-Moder, le musée Lalique est l’endroit où se croisent les histoires, l’invention du bijoux moderne, l’Histoire du luxe, des Arts Décos ou de l’Art Moderne : les 650 pièces exposées sont entourées de photos, de films documentaires et de reconstitutions et associent l’envers du décor à une oeuvre protéiforme et toujours surprenante. Un temple du raffinement dont on se lasse pas…

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE