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En images : la nouvelle Tate Modern et son projet révolutionnaire

Jéremy Billault 30 juin 2016

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Depuis bientôt deux semaines, la Tate Modern de Londres, musée d’art moderne et contemporain le plus visité au monde, a ouvert un nouveau bâtiment. Incorporé dans la centrale électrique désaffectée devenue musée en 2000, le nouvel espace a été une occasion pour le musée de repenser ses collections et d’installer ses acquisitions toujours plus nombreuses. Visite au cœur de ce qui pourrait être LE musée du XXIème siècle. 

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The Tanks © Tate Photography

Le mois de juin 2016 aura été un mois décisif dans l’Histoire du Royaume-Uni. A plusieurs titres. Le 23 juin dernier, il décidait par referendum de sortir de l’Union Européenne. Quelques jours plus tôt, sa capitale inaugurait un nouveau musée dans une volonté et un élan progressiste qui font de lui l’un des plus visionnaires du continent en matière de politique culturelle. Car il s’agit bien là d’un nouveau musée, malgré les apparences. Concrètement, il s’agit même d’une extension offerte à la Tate Modern par les architectes de ses origines, Herzog et De Meuron, et d’un nouveau grand espace d’exposition. Mais ce qui se cache derrière cette nouvelle aile harmonieusement intégrée au musée d’origine, c’est autre chose : un nouveau musée, un nouveau concept, ce que Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres, considère fort justement comme « le musée du XXIème siècle ».

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© exponaute

C’était il y a 16 ans, seulement : les collections d’art moderne et contemporain de la Tate Gallery déménagent dans une centrale électrique désaffectée. La Tate Modern est née, ouverte au public le 12 mai 2000. Et elle grandira vite. Très vite, trop vite peut-être, si bien que 16 ans plus tard, en juin 2016, s’ouvre une extension gigantesque, qui représentera 60% de l’espace du nouveau musée. Car la Tate Modern ne stagne pas, elle avance, elle progresse, forte d’une politique d’acquisition boulimique et d’un projet scientifique extrêmement ambitieux, reflet de son époque. Face aux mutations extraordinaires de la société du XXIème siècle, il fallait plus que de l’espace, il fallait tout penser, tout repenser et créer de nouvelles approches adaptées, notamment aux  nouvelles pratiques artistiques. Ainsi la Tate Modern a-t-elle un nouveau visage, unique au monde, ses collections précédentes ont été réagencées, ses nouveaux espaces accueillent de nouvelles pratiques… Le musée du XXIème siècle parvient à convaincre.

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Sadiq Khan et toute l’équipe de la Tate © exponaute

Elle était déjà le musée d’art moderne et contemporain le plus visité du monde et aurait pu se reposer sur sa popularité. Et pourtant, la Tate Modern a décidé de prendre un risque et de proposer une expérience nouvelle. A la Boiler House, l’ancien bâtiment, s’ajoute une Switch House haute de dix étages qui propose une vue panoramique sur la capitale britannique. Les deux ailes sont reliées, au quatrième étage par une passerelle qui surplombe le grand Hall, dans lequel trône élégamment un arbre installé par Ai Weiwei à l’occasion de l’ouverture.

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© Iwan Baan

Plus qu’une coquetterie, l’agrandissement du musée répond à un réel besoin : celui d’un succès immédiat et d’une politique d’acquisition acharnée. « Grâce à la nouvelle Tate Modern, déclare Nicholas Serota, directeur de la Tate, nous sommes en mesure de raconter une histoire de l’art moderne qui est plus internationale, plus diverse et plus stimulante ». Diverse indeed. Les 300 artistes de la collection du musée sont issus de plus de 50 pays différents via des œuvres dont 75% ont été acquises entre 2000 et 2016. Autre volonté louable, dans l’ensemble des salles monographiques (dédiées à un seul artiste), la moitié sont consacrée à des artistes féminines.

Performances et numérique

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Apichatpong Weerasethakul, Primitive, 2009

Pour la première fois dans un musée international, une section  sera entièrement consacrée à l’art vivant de la performance. Dans le cadre du programme Tate Exchange, une cinquantaine d’organisations se relaieront pour occuper un espace de performances permanentes, tout au long de l’année. Dans le cadre de cette politique d’ouverture, une immense salle a été réservée à Apichatpong Weerasethakul, cinéaste lauréat de la Palme d’Or à Cannes, qui a réalisé une installation monumentale dans laquelle les écrans se répondent dans une ambiance sombre et immersive : la Tate veut explorer le potentiel de tous les arts. Et à ce titre, on surveillera de près ses prochains événements, ses prochaines expérimentations, le musée vit avec son temps, innove et innovera encore dans les mois qui arrivent. Quitte a ouvrir un nouveau musée d’ici une quinzaine d’années…

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