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Quand le Brexit jette le doute sur le marché de l’art

Agathe Lautréamont 27 juin 2016

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Le vote britannique en faveur de la sortie de l’Union Européenne fut au cœur des préoccupations et de l’actualité de la semaine dernière. Panique boursière, dévaluation de la livre sterling, délocalisations… Les sombres scénarios économiques se sont multipliés, y compris en ce qui concerne le marché de l’art. Après la surprise et la confusion résultant de ce vote, quel peut être concrètement l’impact sur les ventes d’œuvres d’art ?

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Brexit © Christopher Furlong – Getty Images

Considérée comme une véritable capitale pour le marché de l’art, Londres risquerait-elle de perdre cet enviable statut suite au référendum concernant la sortie de l’Union Européenne ? On l’a constaté vendredi dernier à l’annonce des résultats définitifs de cette exceptionnelle consultation nationale, la décision des britanniques de quitter l’UE a jeté un profond trouble sur tous les marchés qui, à l’évidence, n’aiment pas l’incertitude ; y compris le marché de l’art.

Or, l’incertitude est bien le sentiment général régnant suite à cette décision de quitter l’Union Européenne. Dans les semaines qui ont précédé la consultation promise par le Premier Ministre David Cameron, nombre d’acteurs du marché de l’art avaient exprimé leurs réserves si jamais le Royaume-Uni décidait subitement de faire cavalier seul sur le Vieux Continent.

La principale angoisse concernait la baisse du nombre d’œuvres d’art à arriver sur le marché britannique du fait de la dévaluation de la monnaie anglaise : la livre sterling.  Les pièces risqueraient donc en nombre plus faible, en particulier en ce qui concerne les œuvres d’art vieilles de plusieurs siècles. En sus, si la livre chute trop par rapport au dollar, les vendeurs chercheront probablement à geler le taux de change pour ne pas être trop perdant par rapport à la devise.

bloomberg

Brexit © Bloomberg – Getty Images

Des discours très polarisés

Cependant, les sons de cloches peuvent varier et tous les scénarios ne se veulent pas catastrophiques. De précédentes crises financières ont eu lieu au cours des dernières décennies, sans que le marché de l’art n’en souffre particulièrement. Quand les places financières sont dans la tourmente, la sphère de l’art s’est toujours révélé une valeur sûre, qui se montre plus ferme face aux troubles ambiants.

Interrogé par le New York Times, Christophe Van de Weghe, un marchand d’art de la Grosse Pomme, se montre confiant, expliquant que les œuvres d’art qui se vendent généralement bien ne devraient pas être spécialement impactées par le Brexit, et trouveront toujours des collectionneurs désireux… de les collectionner.  Les prix de l’art fixés en livre sterling baisseront en effet pour les acheteurs étrangers.

Si les acheteurs se tournent vers le marché de l’art, c’est qu’ils considèrent les œuvres comme des biens durables, à l’image de l’or, des pierres précieuses ou du pétrole ; en somme, un investissement dans lequel ils peuvent avoir confiance sur le long-terme. Tout optimisme ne serait donc pas perdu. La baisse de la valeur de la monnaie britannique devrait donc attirer nombre d’acquéreurs, en particulier venus des États-Unis et du continent asiatique, plus précisément de Chine.

antoine antoniol

Sotheby’s © Antoine Antoniol – Getty Images

Incertitudes

En attendant, les maisons de vente aux enchères ne semblent pas décidées à modifier quoi que ce soit au niveau de leurs agendas. Phillips, Christie’s et Sotheby’s ont ainsi maintenu leurs ventes de ce début de semaine, pour des œuvres d’art contemporain de la main de Rudolf Stingel, Gerhard Richter ou encore Sigmar Polke. Si les maisons ne se montrent pas inquiètes dans l’immédiat, c’est parce que les estimations économiques prévoient que les changements résultant du Brexit ne se feront pas sentir avant plusieurs mois, voire plusieurs années pour les plus optimistes.

Tout au plus un climat de prudence sera-t-il créé alors que la baisse de la livre se montrera plus attractive pour les acheteurs étrangers, mais bien moins pour les collectionneurs britanniques. L’insularité de l’Angleterre risque cependant de ne plus se limiter à son aspect géographique, mais désormais s’étendre à sa situation économique et politique.

Les prédictions sont donc logiquement incertaines. Il n’existe en effet pas de précédent quant à un pays décidant de quitter l’Union Européenne, rendant les prédictions économiques extrêmement délicates, reléguant celles-ci au rang de spéculations. Mais parmi les questions soulevées par l’issue du référendum, demeure celle de l’impact que la sortie de l’UE aura, à long-terme, sur les maisons de vente aux enchères ; suite aux renégociations des arrangements financiers avec le reste de l’Union. Les lots importés de l’Union Européenne seront-ils l’objet de taxes qui risqueraient de dissuader les vendeurs et acheteurs ? L’avenir le dira.

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