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Pourquoi Art Basel est-elle la meilleure des foires ?

Jéremy Billault 20 juin 2016

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En matière d’art moderne et contemporain, c’est le must, la crème de la crème, le gars sûr du marché. Même quand il n’est pas en forme, ce marché. Après un peu moins d’une semaine de festivités, la 47ème édition d’Art Basel a fermé ses portes, satisfaite de ces ventes parfois pharaoniques après un démarrage pourtant un peu frileux au moment de l’arrivée de collectionneurs invités venus en petit comité. Reportage au cœur de l’un des événements artistiques incontournables de l’année. 

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Gagosian Gallery © Art Basel

 Deux étages, deux ambiances, les incontournables ont fait le job, les surprises ont surpris et le (grand) public était au rendez-vous. Car, il faut le dire, l’une des réussites de cette 47ème édition d’Art Basel réside en l’harmonie presque naturelle qu’elle fabrique entre le monde parfois hermétique du marché de l’art, et le grand spectacle. Oui, même pour l’amateur d’art qui n’aurait pas quelques centaines de milliers d’euros à dépenser (si si,  il  y en a), Art Basel, c’est Disneyland.

Deux salles, deux ambiances

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Marian Goodman Gallery, au centre Penone, à droite Tony Cragg © Art Basel

Beaucoup de monde au rez-de-chaussée, les badauds du premier étage, par contre,  ont l’air de s’être perdus : les collectionneurs VIP ne s’y trompent pas, il faut aller à l’essentiel. L’essentiel, ce sont les galeries les plus installées, les immanquables, celles qui ont un Calder qui flotte devant leur Fontana, les valeurs sûres, rassemblées au rez-de-chaussée. A quelques mètres les uns des autres, on retrouve Marian Goodman (un tableau d’épines sublime de Giuseppe Penone ou une sculpture dont seul Tony Cragg à le secret), Thaddaeus Ropac ( dont admire la sculpture brillante de Tony Cragg) ou encore la Buchmann Galerie (qui a eu l’idée géniale de présenter des œuvres Tony Cragg dont on ne se lasse décidément pas). Les galeries jouent le jeu, elles offrent ce que les collectionneurs demandent dans une foire qui, dans l’ensemble, reflète parfaitement l’état d’esprit du marché, ce qu’on veut et ce qu’on achète.

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BQ © Art Basel

A l’étage, de belles choses, de très belles choses même, plus exotiques et parfois déroutantes. Après avoir croisé le chemin d’une sculpture très réaliste d’un vélociraptor (?),  on rencontre chez Kammel Mennour un autre monstre, une sorte de dragon de Huang Yong Ping, moins gros que celui du Grand-Palais, mais tout aussi intéressant.

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Regen Projects © Art Basel

Toujours à l’étage, une galerie, l’un de nos coup de cœur, souffle un air rafraîchissant et exotique qui, pour nous français, est devenu familier depuis quelque mois. Car cette galerie, la PKM Gallery, est coréenne (fait très rare, voire unique dans cette édition d’Art Basel) et représente des artistes et des styles auxquels l’année France-Corée a habitué nos regards, y compris dans les foires. Des tableaux oniriques, des dégradés abstraits qui, quand on s’y plongent deviennent presque figuratifs, tout ce qu’on aime dans l’art moderne coréen est représenté en une seule galerie.

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Mary Reid Kelley, lauréate du Baloise Art Prize 2016 chez Arratia Beer  © Art Basel

Belle idée de la foire, au premier étage encore et toujours, les soloshows  (les galeries qui choisissent de ne présenter qu’un artiste à la foire) sont rassemblés dans une zone de folie et de jeunesse, comme un parcours ou se succèdent les coups de projecteurs sur des artistes de talents. On retiendra le temple de Timur Si-Qin dédié à une New Peace (et dont un très jeune visiteur allongé au sol a déclaré vouloir ne jamais partir) et la vidéo très graphique et complètement barrée de Mary Reid Kelley, gagnante du Baloise Art Prize 2016.

Unlimited

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Hans Op de Beeck /Galerie Krinzinger, Galleria Continua, Marianne Boesky Gallery pour Unlimited @Art Basel

Depuis une quinzaine d’année, la foire aux galeries est agrémentée d’une exposition annexe qui participe largement à la force d’Art Basel, qui depuis s’est exportée à Miami et à Hong-Kong. Cet exposition, appelée Unlimited, présente des œuvres monumentales créées par les artistes et galeries présentes dans la foire, dans un immense espace connexe.

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Tracey Emin / Lehmann Maupin, White Cube, Xavier Hufkens pour Unlimited @Art Basel

Ai Weiwei, Anish Kapoor, Tracey Emin… Unlimited rassemble les poids lourds de l’art contemporain et trace un lien direct entre le grand, très grand spectacle, et le marché, les galeries et la foire (la Tomato Head présentée dans l’expo s’est d’ailleurs vendue pour plus de 4 millions d’euros, comme quoi, le spectacle se vend aussi). Bondée dès le jour d’ouverture, l’exposition est un succès populaire et artistique indéniable, un rassemblement d’artistes exceptionnel qui, ajoutée à l’extrême subtilité de la foire, fait d’Art Basel un leader incontestable, une valeur sûre sur laquelle on pourra toujours compter, crise du marché ou pas.

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Chiharu Shiota / Daniel Templon pour Unlimited @Art Basel

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