Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_4 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_5 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Photographie : Louis Stettner, ou capter la magie d’un instant

Agathe Lautréamont 14 juin 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Une centaine d’œuvres pour un artiste bientôt centenaire. Pour sa nouvelle exposition dans sa galerie de photographies récemment ouverte, le Centre Pompidou a décidé de rendre hommage à l’américain Louis Stettner, figure marquante de la photographie de la seconde moitié du XXe siècle, toujours en activité aujourd’hui. Un accrochage émouvant témoignant d’une production aussi poétique que forte, et qui révèle aux visiteurs un « œil » qui a écrit en lettres d’or l’histoire de la street photography

14.JOUEURS DE CARTES

Joueurs de cartes, 1958  © Centre Pompidou – Dist. RMN-GP – Louis Stettner

Si l’américain Louis Stettner a débuté la photographie au milieu des années 1930, sa pratique ne s’est véritablement affirmée qu’après la Seconde Guerre mondiale, période par laquelle débute le nouvel accrochage du Centre Pompidou dédié à l’image argentique. Chambre photographique calée sur l’épaule, continuellement à la recherche de ce que son contemporain Henri Cartier-Bresson appelait « l’instant décisif », Stettner est avant tout un voyageur des paysages citadins, égaré volontaire dans des villes de verre et de béton qu’il connaît pourtant très bien, attrapant à la volée des éclats de quotidien dans le métro de New York ou dans les rues pavées de Paris.

Aujourd’hui, le petit monde de la photographie regarde le parcours de Louis Stettner avec des yeux admiratifs parfaitement justifiés, tant ce véritable passager de son siècle se révèle à l’origine d’une œuvre capable de montrer autant de douceur que de force ; tandis que son regard d’une acuité impressionnante a su révéler comme jamais les vibrations citadines des grandes métropoles en pleine expansion.

09.LAC

Lac, 1952  © Centre Pompidou – Dist. RMN-GP – Louis Stettner

Cet accrochage, vivement intéressant, a été rendu possible grâce à un récent don du principal intéressé. Stettner souhaite en effet voir l’institution de Beaubourg un espace d’accueil privilégié pour son œuvre photographique, aussi celui-ci a-t-il récemment offert au Centre Pompidou un ensemble précieux de cent quatre épreuves. À cette donation s’ajoute des images offertes par le duo Hervé et Etty Jauffret, qui ont également légué au musée parisien sept tirages d’époque de l’artiste ; constituant ainsi un fonds précieux sur la carrière de Stettner, qui s’étire tout de même sur huit décennies !

Le parcours, certes de taille modeste mais très riche, se découpe en une quinzaine de petites étapes aussi bien chronologiques que thématiques, se focalisant sur les diverses phases de l’œuvre de Louis Stettner. C’est ainsi que l’on débute le voyage photographique par les clichés pris par l’artiste dans l’immédiat après-guerre, dans un Paris encore exsangue et qui cherche à reconstruire sa légèreté et son art de vivre après quatre années d’occupation par les troupes nazies.

06.SQUARE DE CHATILLON

Square du Châtillon, 1949 © Centre Pompidou – Dist. RMN-GP – Louis Stettner

Puis, on découvre le New York de Stettner, celui des années 50, 60 et 70. Une ville aux gratte-ciels qui donnent le vertige, une mégalopole à l’atmosphère chargée d’automobiles, de vapeurs et de foules qui déferlent depuis un escalier ou s’entassent dans des rames de métro.

Toutes les images de Louis Stettner, qu’elles soient prises dans une rue animée de Manhattan ou dans le massif des Alpilles dans le sud de la France, ont cette particularité d’avoir été composées avec beaucoup de poésie et un appétit tangible pour les belles lumières.

07.VEILLE DE NOEL

Veille de Noël, 1950  © Centre Pompidou – Dist. RMN-GP – Louis Stettner

Celles, rasantes, du petit matin ou du crépuscule. Celle d’automne qui se reflète sur le pavé disjoint et mouillé de Paris après une averse. Celle qui se réverbère dans des formes abstraites et chimériques sur une vitre de bus couverte de gouttelettes d’humidité. Celle, heureusement placée, qui dote d’une ambiance magique une scène classique de rue comme un passant affairé ou un promeneur se reposant sur un banc.

Photographe profondément humaniste, qui a l’art d’attraper à la volée la grâce d’un mouvement spontané ou la beauté d’un paysage citadin que l’on dédaigne parfois trop souvent, tant nous sommes habitués à ce genre de décors. Louis Stettner lui, voit la beauté, la capte, et la partage avec une générosité rare.

LOUIS STETTNER

15/06/2016 > 12/09/2016

Centre Pompidou

PARIS

Une rue de Paris à l’aube, un rayon de lumière entre deux gratte-ciels à New York, des reflets sur l’asphalte mouillé. Il y a dans l...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE