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Street-art : une fresque de 250 mètres de long vient d’apparaître dans le XIXème !

Jéremy Billault 13 juin 2016

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Le week-end dernier, à l’occasion du festival Ourcq Living Colors, une quinzaine de grandes figures du street-art se sont réunies pour créer une fresque de 250 mètres de long dans le quartier de l’Ourcq (Paris XIX). La fresque, qui restera telle quelle pendant un an, est, en plus d’une ballade artistique plutôt agréable, l’occasion de créer un dialogue ouvert entre les habitants de ce quartier en plein renouveau, dont le visage est en train de se transformer. 

OLC 2016 - Alex + Brok - Photo François Le Helloco Boulenger - 1

Alex + Brok © Photo François Le Helloco Boulenger

La fresque restera et, avec elle, tout un symbole. Depuis le week-end dernier, la rue Germaine Tailleferre, dans le XIXème arrondissement de Paris, est devenu une oeuvre d’art, une fresque à trente mains, longue de 250 mètres. A l’occasion du festival Ourcq Living Colors, quinze artistes de renommée internationale se sont réunis pour travailler en plein jour, à la vue de tous, dans un désir d’ouverture et de dialogue avec les habitants de ce quartier hétéroclite.

OLC 2016 - Batsh- Photo François Le Helloco Boulenger

Batsh © Photo François Le Helloco Boulenger

A l’origine du projet, il y a Da Cruz, figure majeure du street-art et du quartier, de ce quartier qui l’a vu grandir. Depuis une dizaine d’années, il arpente les vieilles usines, les murs voués à disparaître, prêts à laisser place à de nouveaux logements et les couvre de couleurs, comme un dernier souffle de vie avant le renouveau. L’édition 2016 du festival Ourcq Living Colors se concentrait justement sur ce phénomène et sur le témoignage de Da Cruz, au cœur de ce «New Ourcq » qu’il expérimente au quotidien.

OLC 2016 - Hopare - Photo François Le Helloco Boulenger

Hopare © Photo François Le Helloco Boulenger

Rejoint par une quinzaine d’autres grands artistes samedi après-midi, Da Cruz a pu faire ce qu’il fait dans le quartier depuis des années : peindre. Mais, là aussi, les choses changent. Loin de la discrétion et de ce qu’on considérait à l’époque encore, comme du vandalisme, le festival exploite le street-art dans ce qu’il a de plus fort pour le quartier, dans une volonté de rencontre, de discussion, provoquées par la curiosité de voir là ces artistes en train de créer, sur un mur de 250 mètres de long. Ce genre de démarche se multiplie, notamment dans ce XIXème arrondissement en pleine évolution, qui devient peu à peu un quartier incontournable pour les amateurs de street-art. L’histoire des lieux, l’histoire des fresques sont uniques, nouvelles, parfois commandées par la ville comme oeuvre d’art dans l’espace public.

OLC 2016 - Kouka - Photo François Le Helloco Boulenger (2)

Kouka © Photo François Le Helloco Boulenger

Symbole de ce changement, un événement similaire a eu lieu à quelques rues de là, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle gare RER Rosa Parks, toujours dans le XIXème arrondissement. A l’image de l’événement de ce week-end, plusieurs artistes avaient recouvert les 400 mètres du mur qui longe la nouvelle gare : pendant plusieurs semaines, chaque artiste travaillait et attirait la curiosité de (très) nombreux riverains.

OLC 2016 - Astro - Photo François Le Helloco Boulenger

Astro © Photo François Le Helloco Boulenger

La fresque de la rue Tailleferre, signée Da Cruz, évidemment, mais aussi, entre autres, Kouka, que nous avions rencontré il y a quelques semaines, Astro, Batsh ou encore Hopare, qui ont tous joué le jeu et créé des œuvres absolument spectaculaires. La fresque restera en place pendant une année entière, peut-être jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par une autre oeuvre, à l’occasion du même festival, dans un quartier de l’Ourcq plus proche encore de son nouveau visage.

 

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